Cannes
Histoire de Cannes
À l’origine simple bourgade de pêcheurs ligures établie sur la colline du Suquet, Cannes doit son histoire la plus ancienne aux deux îles de Lérins situées à moins de 4 kilomètres du rivage. L’île Saint-Honorat accueillit vers 410 l’ermite gallo-romain Honorat qui y fonda un monastère devenu l’un des foyers spirituels les plus actifs de l’Occident médiéval: l’abbaye de Lérins rayonna pendant des siècles sur tout le Midi, formant des évêques et des théologiens. En face, l’île Sainte-Marguerite fut transformée en forteresse par Vauban au XVIIe siècle et servit de prison d’État; son hôte le plus célèbre reste le mystérieux prisonnier masqué, incarcéré de 1687 à 1698, dont l’identité n’a jamais été établie avec certitude. Le destin de la ville continentale bascule à partir de 1834 quand lord Henry Brougham, grand chancelier d’Angleterre, bloqué par une épidémie de choléra à la frontière sarde, s’y installe et fait construire une villa. Son exemple attira l’aristocratie britannique puis européenne, qui édifia des demeures de villégiature le long du littoral et transforma le village de pêcheurs en station hivernale de réputation mondiale. La création du Festival international du film en 1946 donna à Cannes une dimension culturelle internationale qui déborde depuis largement le seul domaine du cinéma.
Toponymie de Cannes
Le nom dérive du mot ligure Canoa, signifiant « hauteur » ou « piton », en référence à la colline du Suquet où s’installèrent les premiers habitants. La forme évolua en Canoïs (990), puis en Portu Canue dans l’acte de donation des terres à l’abbaye de Lérins en 1030, avant de se fixer en Cannes lors de la création de la commune en 1793.
Patrimoine religieux à Cannes
La dimension religieuse de Cannes est indissociable des îles de Lérins. L’abbaye de Lérins sur l’île Saint-Honorat, fondée en 410 et classée monument historique depuis 1840, demeure un monastère actif où des moines cisterciens cultivent oliviers et vignes. Sur le continent, les quatre paroisses catholiques de la ville portent des noms marials — Notre-Dame-d’Espérance sur la colline du Suquet, Notre-Dame-de-Bon-Voyage, Notre-Dame-des-Pins — témoignant du lien ancien entre la cité maritime et la dévotion à la Vierge.