Lorient
Histoire de Lorient
Lorient est l’une des rares grandes villes françaises à ne pas avoir d’histoire médiévale: elle naquit en 1664 quand Colbert installa au confluent du Scorff et du Blavet les premières installations de la Compagnie française des Indes orientales. Les ouvriers des chantiers donnèrent au lieu le nom du premier navire qui y fut mis en chantier, le Soleil d’Orient, lancé en 1671; par contraction, « L’Orient » devint Lorient. La ville connut sa première prospérité sous la Compagnie perpétuelle des Indes de John Law (à partir de 1720), qui y transféra de Nantes le siège de toutes ses ventes, traitant jusqu’à 25 millions de livres tournois de marchandises venues d’Asie. C’est aussi pendant cette période que 156 navires lorientais participèrent au commerce triangulaire, déportant quelque 43 000 esclaves entre 1720 et 1790. À la disparition de la Compagnie (1769), le roi racheta les installations pour y loger la marine royale. La guerre d’indépendance américaine puis la Révolution et les guerres napoléoniennes animèrent l’arsenal, avant un long déclin au XIXe siècle. En 1941, les Allemands y établirent la plus grande base de sous-marins de la Seconde Guerre mondiale. Les bombardements alliés destinés à détruire ces installations rasèrent presque entièrement la ville en 1943-1944: la garnison allemande, encerclée dans la « poche de Lorient », ne capitula que le 10 mai 1945. La ville, décorée de la Légion d’honneur en 1949, fut intégralement reconstruite dans les décennies suivantes.
Toponymie de Lorient
Le nom provient directement du navire Soleil d’Orient, dont la construction débuta en 1667 et qui fut lancé en 1671. Les ouvriers des chantiers utilisèrent d’abord les formes Loriental (1667) et « lieu d’Orient » avant que Lorient ne s’impose. En breton, la ville se nomme An Oriant.