Meaux
Histoire de Meaux
La cité des Meldes — peuple celte dont la capitale gauloise était Iantinum — prend le nom de Meldis après la conquête romaine, se dotant d’un forum, d’un théâtre et de thermes. Le christianisme est prìhé chez les Meldes dès le IIIe siècle; saint Saintin serait le premier évêque de Meaux.
Au Moyen Âge, les Vikings assiègent la ville en 887. Le 22 mai 1239, 183 hérétiques cathares sont brülés vifs au Mont Aimé sur ordre de Thibaut IV de Champagne. En octobre 1421, Henri V d’Angleterre assiège la ville avec 24 000 soldats; après cinq mois de résistance, Meaux capitule et reste sous domination anglaise jusqu’en 1436.
Au XVIe siècle, Meaux est l’un des foyers du protestantisme français. L’évêque Guillaume Briçonnet et Jacques Lefèvre d’Étaples fondent en 1521 le cénacle de Meaux, premier noyau de la Réforme française. En 1567, lors de la surprise de Meaux, la famille royale n’échappe à la capture par les troupes du prince de Condé que grâce aux Cent-Suisses. Le massacre de la Saint-Barthélemy atteint Meaux le 25 août 1572: 600 protestants sont massacrés en deux jours. En 1681, Bossuet est nommé évêque de Meaux, charge qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1704.
Patrimoine religieux à Meaux
La cathédrale Saint-Étienne de Meaux est l’un des grands édifices gothiques d’Île-de-France, commencée au XIIe siècle et poursuivie jusqu’au XVIe. Bossuet, nommé évêque en 1681 et inhumé dans le chœur en 1704, est la figure centrale du patrimoine meldois: son palais épiscopal, aujourd’hui musée Bossuet, conserve ses appartements et une riche collection d’arts anciens. L’abbaye Saint-Faron, fondée au VIIe siècle sur le tombeau de l’évêque Faron, fut l’un des grands foyers monastiques de la Brie médiévale.