Anglet
Histoire d’Anglet
Anglet est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 41 153 habitants. Il fut normalisé par l’Académie de la langue basque le 30 mars 2000. Le gentilé est Angloy, -oye en français et anglòi, -òia en occitan.
Le toponyme Anglet apparaît sous les formes Angles en 1188 (cartulaire de Bayonne), Anglet en 1249 – 1253, portu de Angleto en 1291) et Angelu. Historiquement, la commune faisait partie de la vicomté de Labourd: « Ce pays faisoit partie de la ci-dev.
D’après les fouilles réalisées à Sutar, à la station nommée « Ballastière de Micoteau » (découverte avant la réalisation de l’autoroute entre l’école de Sutar et la voie ferrée), on sait désormais que l’occupation la plus ancienne des sols d’Anglet remonte à la préhistoire (Paléolithique moyen) et à la culture du Moustérien (- à – av J.-C.). On a découvert divers outillages en silex caractéristiques de cette époque. L’utilisation des éclats et des bifaces constituées en pointes tranchantes (grattoirs, racloirs) permettait de travailler les peaux et de fabriquer des haches à partir de manche en bois. À Anglet, les sites paléolithiques sont situés à la tour de Lannes, à Brindos, à Sutar et à Hondritz (selon la DRAC). Il s’agit d’occupation en plein air, située en hauteur vis-à-vis des parties basses marécageuses, comme en d’autres endroits du Pays basque (Saint-Pierre-d’Irube avec les importantes découvertes du site « Le Basté »), Ilbarritz à Bidart, Duboscoa à Villefranque, Lahonce, Urt, Bidache).
À ce titre, à quelques centaines de mètres de Sutar, on trouve le site de la station de « Lestaulan » (exactement au niveau du rond-point de Maignon) dans la commune de Bayonne, à la limite toute proche avec Anglet. On y a trouvé un nombre considérable de pièces, soit plus de dont 1800 pièces font partie du registre de l’outillage, majoritairement en silex. Il s’agit de racloirs, grattoirs, heurtoirs, couteaux, raclettes, denticulés. Il y a donc eu sur le site dit de Maignon/Sutar, s’étendant jusqu’aux stations de fouilles de Hondritz et Roquemarne un site préhistorique d’importance qui bénéficiait d’une très bonne vue sur le vallon de l’Aritxague, ainsi que sur la vallée proche de la Nive, qui subit à cet endroit un étranglement.
À noter que la DRAC intègre également les sites de la Rue du Colombier comme site préhistorique tout comme le site du Refuge, qui a également une référence d’occupation à l’époque protohistorique (âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer). Durant l’époque romaine — vers l’an 400 — Bayonne servit de castrum pour une cohorte (de Novempopulanie) assez importante pour que fût réalisé un rempart (encore visible aujourd’hui en certains endroits) entourant une superficie jugée presque démesurée pour une armée (soit sept hectares), mais aucun vestige ne justifie qu’il y ait eu une ville (pas de théâtre, pas de ruines de villas ou de thermes, etc.). À cette époque, la capitale romaine régionale était « Aquae Augustae » (Dax) et les habitants qui vivaient sur l’ensemble géographique situé entre Dax et Ohiartzun (comprenant la commune d’Anglet) se nommaient les Tarbeli. Par ailleurs, il est avéré qu’en dehors de ces remparts, il existait de nombreux potiers qui travaillaient pour la cohorte romaine. Certains historiens s’interrogent quant à savoir si la route entre Lapurdum (faisant référence à Bayonne) et la cité commerçante d’Oeasso (Irun) traversait Anglet.Sur le territoire d’Anglet, combien d’ateliers ont approvisionné le millier de soldats qui vivait dans le castrum de la future Bayonne?
L’histoire d’Anglet nous apparaît réellement à partir du Moyen Âge où on découvre que son noyau de peuplement le plus ancien se situe sur un domaine rural nommé « Berindos » soit Brindos (mentionné en 1083).
Patrimoine religieux
Ces deux meubles sont classés au titre d’objets par les monuments historiques depuis 2007. La villa Gomez, ancien immeuble des services des ponts et chaussées, possède une table-bureau et un fauteuil classés depuis 2004. Paul Campagne (1870-1941) et son épouse Julienne Moussempès (1879-1956) propriétaires du célèbre hôtel d’Angleterre à Biarritz firent construire, en 1900, une résidence secondaire dite « Marnoger », dont le nom est issu des prénoms de leurs trois enfants Marcel (1901-1918), Nora (1902-1956) et Roger (1905-1945), sur les plans de l’architecte Raymond Larrebat-Tudor (1859-1943).
Cette somptueuse demeure et son parc rebaptisés Beatrix Enea font partie du patrimoine municipal d’Anglet qui les a acquis en 1985; les services municipaux de la ville y sont regroupés. L’Éclectisme des maisons de villégiature s’observe le long du littoral, entre le golf de Biarritz et celui d’Anglet, tout comme dans le quartier de Chiberta. Ces maisons de villégiature répondent à un style d’architecture que l’on nomme l’éclectisme.
Il n’y a pas de modèle en soi, chaque maison répond à une influence ou mélange divers emprunts. Certaines maisons sont de style mauresque, certaines sont méditerranéennes, d’autres de style normand-anglais, certains mélanges sont inclassables.