Draguignan

Histoire de Draguignan

Draguignan est une commune du Var, en region Provence-Alpes-Cote d’Azur, peuplee de 39 745 habitants. En provencal, son nom est Draguignan, prononce dragi-gnan. La localite est mentionnee pour la premiere fois en 909 sous la forme latinisee Dragonianum. Plusieurs hypotheses ont ete avancees pour expliquer le toponyme. Les toponymistes contemporains, qui s’appuient sur le latin medieval et l’observation paysanne tardive, restent prudents: ils evoquent phonetiquement draganae, nom proche d’un peuple ligure, et signalent que drac semble designer la riviere ou la vallee torrentueuse en ligure, langue indo-europeenne ancienne. Si le toponyme est plus ancien que l’epoque romaine, il proviendrait du monde ligure ou d’un milieu mixte associant Ligures et Celtes, designant un lieu habite, un gue pratique sur la riviere. Les vocables Griminum, Ingrimaldum et Dracenae, parfois utilises dans les guides touristiques, sont consideres comme inventes ou fortement incertains, et tout rapprochement avec Arquinaut, habitat medieval proche de Tourtour, est rejete.

L’histoire millenaire de la ville fait l’objet d’un article distinct. La section consacree aux periodes les plus recentes documente l’apres-guerre, marque par l’essor economique des annees cinquante. En 1955, l’equipe de football de Draguignan parvient en quart de finale de la Coupe de France. En 1959, Edouard Soldani, originaire des Arcs et sous l’etiquette d’union municipale, est elu maire. Senateur du Var depuis 1946 et president du conseil general depuis 1956, il restera en place pendant un quart de siecle, jusqu’en 1984. Entre 1945 et 1985, la population dracenoise est multipliee par trois sous l’effet d’une arrivee massive, entre 1960 et 1980, de migrants rapatriees ou volontaires et surtout de militaires, ce qui vaut a la ville le surnom de capitale de l’Artillerie en raison de la presence de l’ecole de l’artillerie et du camp voisin de Canjuers.

Sous le gouvernement Chirac, la decision est prise de transferer la prefecture du Var de Draguignan a Toulon. La nouvelle provoque une vive colere chez certains Dracenois, qui y voient une sanction politique apres un siecle de vote ancre a gauche. Des emeutes eclatent, les CRS interviennent pour retablir l’ordre, la voie ferree est bloquee aux Arcs, Francois Mitterrand participe a un meeting et les maires du Haut-Var manifestent devant l’Elysee. La prefecture devient malgre tout sous-prefecture. En compensation, le conseil general du Var, ulterieurement transfere a Toulon, demeure provisoirement a Draguignan, ainsi que les archives et la cour d’assises. L’ecole d’artillerie, qui forme tous les artilleurs de l’armee francaise, s’installe a trois kilometres du centre, en bordure de Trans-en-Provence. Un arbre est plante symboliquement boulevard Clemenceau en souvenir de la mobilisation, avant d’etre retire lors de la renovation de 2017. La ville compte alors environ 23 000 dracenois en 1983 dans un arrondissement en forte croissance.

L’election municipale d’Edouard Soldani, validee en 1983, est annulee par le Conseil d’Etat. Une nouvelle campagne electorale s’ouvre dans une atmosphere passionnee. A ne pas confondre avec son predecesseur, un autre Edouard Soldani est victime d’un attentat entre les deux tours de l’election municipale partielle. L’affaire prend une dimension nationale, les medias s’etant concentres sur Draguignan et La Seyne-sur-Mer, ou les scrutins se deroulent dans un climat tendu marque par le reflux electoral du Parti socialiste trois ans apres l’election presidentielle. Soldani recoit une decharge de fusil de chasse dans l’epaule, tiree par des inconnus postes au bord de la route, sous le pont d’Aups, alors qu’il circule dans sa voiture de fonction. Cet episode, survenu dans une periode de transition politique locale, illustre l’intensite des conflits municipaux dracenois des annees quatre-vingt et leur retentissement national, alimente par le contexte de reflux electoral consecutif a l’election presidentielle de 1981.

Patrimoine religieux

Draguignan dispose de trois principaux lieux de culte catholiques au sein de la paroisse, rattachee au diocese de Frejus-Toulon: l’eglise Saint-Michel, l’eglise de la Sainte-Famille et la chapelle Notre-Dame-du-Peuple. La ville compte par ailleurs un temple de l’Eglise reformee de France, un temple adventiste et plusieurs lieux de culte musulmans dont trois mosquees. La trame religieuse est completee par de nombreuses petites chapelles disseminees sur le territoire communal. Au XVIIIe siecle, la ville comptait six couvents, une maison des peres de la doctrine chretienne et deux monasteres, ce qui temoigne de la densite des etablissements reguliers a la veille de la Revolution. La liste detaillee des batiments religieux subsistants et des monuments disparus ou reformes peut etre presentee par ordre chronologique d’installation, ce qui permet de suivre l’evolution de la presence congreganiste et paroissiale a Draguignan a travers les siecles. La commune dispose enfin de deux cimetieres, l’un pres du centre-ville et l’autre, dit cimetiere paysager, sur la route de la Motte, auxquels s’ajoute le cimetiere americain. Cette articulation entre paroisse contemporaine et heritage conventuel d’Ancien Regime explique le maillage actuel des lieux de culte de la sous-prefecture varoise.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

39.745 habitants

Région

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Département

Var
(83)

Trouver une église à Draguignan

Recherche
No data was found