Orange
Histoire d’Orange
Orange, ville du Vaucluse, fut fondée en 35 avant notre ère par des vétérans de la deuxième légion gallique sous le nom de Colonia Julia Secundanorum Arausio, sur le territoire de la tribu gauloise des Tricastini. Dès 105 avant notre ère, le site avait été le théâtre d’un désastre militaire romain: les légions y furent écrasées par des bandes de Teutons et de Cimbres. La colonie gallo-romaine se couvrit de grands monuments — théâtre antique, arc de triomphe, enceinte de 70 hectares — et devint siège d’un évêché jusqu’au sac wisigoth de 412.
Au Moyen Âge, Orange devint une principauté du Saint-Empire romain germanique, érigée en titre par Frédéric Barberousse en 1163. Passée par héritage aux Baux, aux Chalon, puis à la maison de Nassau en 1530, elle donna son nom à la célèbre Maison d’Orange-Nassau. Guillaume Ier de Nassau, dit le Taciturne, en fut le prince le plus illustre au XVIe siècle. La principauté fut annexée à la France par Louis XIV en 1672, situation entérinée par le traité d’Utrecht en 1713.
Toponymie d’Orange
Le nom gaulois et romain Arausio est attesté dès le Ier siècle. Il évolua vers Aurasice (998), Aurenga (1152), Orenga (1205), avant d’aboutir à Orange. L’étymologie reste incertaine — on propose une racine pré-indo-européenne *ar- signifiant « hauteur ». En occitan provençal, la ville se nomme Aurenja. Le lien avec le fruit orange est une coïncidence phonétique sans rapport étymologique.
Patrimoine religieux à Orange
La cathédrale Notre-Dame de Nazareth, dont l’histoire remonte à l’évêché antique, est le principal édifice catholique de la commune. Le théâtre antique d’Orange et son arc de triomphe, inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, témoignent du passé romain de la ville et constituent le cadre des Chorégies d’Orange, festival lyrique annuel.