Soissons

Histoire de Soissons

Soissons s’est développée sur le territoire des Suessions, peuple celte de la Gaule belgique dont l’oppidum principal, Noviodunum, contrôlait les vallées de l’Aisne. César mentionne leurs douze places fortes et leur alliance avec les Rèmes dans La Guerre des Gaules. Après la conquête romaine, la cité devint Augusta Suessionum, nœud routier et administratif entre Lutèce (Paris) et Durocorturum (Reims). L’épiscopat y fut établi dès le IVe siècle.

La ville joua un rôle central dans les premières heures du royaume franc. En 486, Clovis y battit Syagrius, dernier gouverneur romain de Gaule, dans la bataille de Soissons. C’est lors de cette campagne que se situe l’épisode du « vase de Soissons » rapporté par Grégoire de Tours: un soldat brisa un vase liturgique que Clovis souhaitait restituer à l’évêque de Reims; le roi attendit un an pour lui régler son compte en public, affirmant ainsi son autorité sur l’armée. Soissons devint ensuite résidence de plusieurs rois mérovingiens et carolingiens: Pépin le Bref y fut sacré roi des Francs en 751 par le pape Étienne II.

Au Moyen Âge, la ville se couvrit d’abbayes: Saint-Médard (fondée au VIe siècle par Clotaire Ier, nécropole royale mérovingienne), Saint-Jean-des-Vignes (XIe siècle, augustinienne), Saint-Léger, Saint-Crépin-le-Grand (Ve siècle). La cathédrale gothique, entreprise au XIIe siècle, fut l’une des premières grandes cathédrales gothiques de France. La ville fut durement éprouvée lors de la Première Guerre mondiale: frontière avancée du front dès 1914, elle subit des bombardements quasi continus jusqu’en 1918 et perdit une grande partie de ses monuments médiévaux.

Toponymie de Soissons

Le nom dérive de celui des Suessions (Suessiones chez César). Les formes Augusta Suessionum (époque romaine), Suessio (561), Suesionis (1132), puis Sessons et Soissons (1216-1220) jalonnent l’évolution phonétique. La chute progressive des syllabes initiales aboutit au mot Soissons tel qu’il est prononcé aujourd’hui.

Patrimoine religieux à Soissons

La cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais, dont la construction débuta vers 1176 et dont le chœur gothique fut l’un des premiers du genre en France, est le monument religieux central de la ville. L’abbaye Saint-Jean-des-Vignes, fondée en 1076, ne conserve que la façade de son église abbatiale — dont les deux clochers gothiques constituent le profil le plus connu de Soissons — les bâtiments conventuels ayant été démolis sur ordre de Napoléon pour fournir des matériaux à la reconstruction de la cathédrale voisine. Les vestiges de l’abbaye Saint-Médard, nécropole des rois mérovingiens, et ceux de l’abbaye Saint-Léger complètent le panorama archéologique de la ville.

Informations Clés

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Population

28.705 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Aisne
(02)

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