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Sarreguemines

Moselle · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Sarreguemines

Sarreguemines, commune de Moselle en région Grand Est (20 624 habitants), est mentionnée pour la première fois dans un texte officiel en 777 : un testament dans lequel le prêtre Fulrad, conseiller de Pépin le Bref et de Charlemagne, cède ses possessions de la région — dont Sarreguemines (Gaimundia en latin) — à l'abbaye de Saint-Denis.

Du Xe au XIIe siècle, le bourg se développe autour d'un château fort construit pour surveiller le confluent entre la Sarre et la Blies. En 1297, Sarreguemines passe du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine, État souverain du Saint-Empire romain germanique. En 1698, la ville devient chef-lieu du bailliage d'Allemagne, où les habitants parlent le francique lorrain, ou « platt ». En 1748, une ordonnance impose le français dans les actes officiels en Lorraine, supplantant l'allemand qui y prévalait jusqu'alors.

À la mort de Stanislas Leszczynski en 1766, le duché de Lorraine devient français. En 1790, pendant la Révolution, la région de Sarreguemines est rattachée au département de la Moselle, dont le chef-lieu est Metz. La ville connaît ensuite les annexions allemandes de 1871-1918 puis de 1940-1944, où elle est rebaptisée Saargemünd.

Toponymie de Sarreguemines

Le toponyme apparaît dès 706 dans les chartes de Pépin, duc d'Austrasie, en faveur de l'abbaye d'Echternach : Gaimundas, puis Gamundias, Gamundia (777), Guemunde (1248), Gemönde (1297). C'est en 1577 que la Sarre est spécifiée dans le toponyme avec Sargemünt, forme qui se fixera jusqu'à nos jours. La graphie s'analyse en Sarre + ge-münd (« embouchure »), non pas « de la Sarre » mais « dans la Sarre ». Sarreguemines est probablement une francisation graphique de Saargemìnn, nom dialectal de la ville en francique rhénan.

Patrimoine religieux à Sarreguemines

L'église Saint-Nicolas, offerte par le roi Stanislas en 1765, conserve des autels et des toiles du XVIIIe siècle ainsi qu'une pietà du XVIIe siècle. L'église du Sacré-Cœur relève d'une architecture gothique primitive. L'église Notre-Dame du Perpétuel-Secours, au couvent des Rédemptoristes du Blauberg, date du XXe siècle et abrite un Christ de pitié du XVIe siècle. La chapelle Notre-Dame de Beausoleil, dans le quartier Beausoleil, a également été édifiée au XXe siècle.

Les anciens villages rattachés conservent leurs propres édifices : l'église Sainte-Barbe de Folpersviller, d'architecture romane ; l'église Saint-Denis de Neunkirch, datée de 1850, avec un clocher du XIVe siècle et un bas-relief de la Trinité du XVIe siècle ; l'église Saint-Walfried de Welferding, du XVIIIe siècle, dont le clocher est roman. Subsiste également le chœur de l'ancienne église Sainte-Barbe de Folpersviller. La chapelle de l'ancien hôpital du Blauberg, propriété des pères Rédemptoristes depuis 1928 puis rachetée par l'association parisienne Gaudete, a été intégrée aux églises de Sarreguemines en janvier 2024 par décision de l'évêque Philippe Ballot.

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