Montmirail

Histoire de Montmirail

Montmirail est une commune du Marne, en région Grand Est, qui compte 3 557 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Castellum quod dicitur Mons Mirellus (1125), Mons Mirabilis (1131), Montmirail (1147), Mons Miralli (1148), Mons Mirail (1154-1159), Montmiralt (1169), Monmiral (1182), Montmiral (1190), Monmirail (1222), Montmirel (1261), Mommiral (1278), Montmirail-en-Brie (1391), Mommirail-en-Brie (1419), Montmiraille (1622), Mon-Mirelle (1778), Montmirail-Marne (1859). D’autre part, le roi change en 1716, mais les lettres patentes données à cet effet ne semblent pas avoir été exécutées. Il s’agit d’un dérivé de mire, suivi du suffixe à valeur superlative -ail (cf. vitrail, etc.). Remarque: les formes anciennes du type Mons Mirabilis sont des latinisations fantaisistes de clercs médiévaux.

Durant la période romaine, Montmirail est une petite agglomération de 4 à, établie sur une hauteur dominant la vallée du Petit Morin. La terre de Montmirail, en Brie champenoise, eut pour premier seigneur connu Dalmace de Tresmes, Condé, La Ferté et Montmirail vers 1060, d’où une longue lignée illustrée notamment par le bienheureux Jean de Montmirel, connétable de France, et par les Coucy à partir du mariage d’Enguerrand III avec Marie, la fille dudit bienheureux Jean et l’héritière de Montmirail et des autres fiefs de la famille (il était venu s’ajouter Oisy, Crèvecœur, La Ferté-Ancoul, la châtellenie de Cambrai.). Montmirail se trouve sur la ligne de Mézy à Romilly-sur-Seine, une ligne de chemin de fer mise en service en 1884 par la Compagnie des chemins de fer de l’Est, qui a fonctionné pour le service voyageur jusqu’en 1953. Elle se situe à un carrefour de voies terrestres, dont l’une, provenant de Saint-Quentin et allant vers Troyes, dessert également l’agglomération de Château-Thierry, tandis qu’une seconde voie venant de Meaux se dirige ensuite vers Châlons-en-Champagne. Montmirail relevait de la seigneurie comtale de Château-Thierry (l’Omois), rattachée à la Brie, et ses seigneurs particuliers sont indiqués à l’article Montmirail.

En revanche, les paroisses de Courbetaux, de L’Échelle et de Maclaunay, qui font désormais partie de la commune de Montmirail (voir infra pour les fusions de communes), dépendaient du diocèse de Troyes et de l’archidiaconé et du doyenné de Sézanne. Montmirail se trouvait donc à la frontière de deux diocèses. Montmirail fut une étape de la fuite de la famille royale dans la nuit du 20 alors qu’elle fuyait le Paris révolutionnaire; les voitures royales s’arrêtèrent à Montmirail avec trois heures de retard sur l’horaire prévu, ce qui permettra de les intercepter plus tard à Varennes-en Argonne, une fois le roi reconnu par le maître de poste Drouet. Le mouvement s’amorce dès la période révolutionnaire, avec entre 1795 et 1800 l’absorption des communes de Montcoupeau (aujourd’hui hameau de Mont Coupot) et de Montléan.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le. Cette agglomération se situait également sur les confins sud de la cité des Suessions, en contact avec la cité voisine des Tricasses. La suzeraineté, elle, passa de la Maison de Champagne à la Maison de France (les rois Capétiens) en 1284 lors du mariage de Jeanne de Champagne avec Philippe le Bel. Jeanne d’Arc, de retour de Reims, après le sacre de Charles VII, fit étape à Montmirail, avant de marcher vers Paris.

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Population

3.557 habitants

Région

Grand Est

Département

Marne
(51)

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