Montreuil (93)
Histoire de Montreuil
Le nom Montreuil dérive du latin Monasteriolum — « petit monastère » — en référence à une communauté religieuse installée sur ce plateau dominant Paris avant le Xe siècle. Au Moyen Âge, le village relevait de l’abbaye de Saint-Denis. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Montreuil acquit une réputation nationale pour ses pêches cultivées contre des « murs à pêches »: des milliers de mètres de murs en pierre orientés au sud captaient la chaleur solaire et produisaient des fruits que Louis XIV réclamait pour sa table. Cette technique maraîchère hors du commun fit la renommée de Montreuil jusqu’au milieu du XIXe siècle, date à laquelle l’industrialisation et l’expansion urbaine la supplantèrent. Des usines de chaussures, puis une industrie électronique, attirèrent des vagues successives de travailleurs venus de toute la France et, plus tard, d’Afrique subsaharienne et du Maghreb. Aujourd’hui, Montreuil est une des communes les plus peuplées et les plus cosmopolites d’Île-de-France, avec plus de 111 000 habitants.
Toponymie de Montreuil
Monasteriolum (« petit monastère ») a donné successivement Mostrel, Mosteruel puis Montreuil au fil du Moyen Âge. Le qualificatif « sous-Bois » fut ajouté pour distinguer la commune des nombreux homonymes français, en référence aux forêts qui couvraient le plateau à l’est de Paris.
Patrimoine religieux à Montreuil
La paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul de Montreuil relève du diocèse de Saint-Denis, érigé en 1966 pour la Seine-Saint-Denis. L’église Saint-Maurice et l’église Saint-Pierre-Saint-Paul assurent la vie sacramentelle d’une commune à la densité de population parmi les plus élevées de France.