Bondy
Histoire de Bondy
Bondy est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 52 905 habitants. Attesté en Bonisiacus en 700, Bungeyas en 1060, d’après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient du nom d’homme latin *Bondius ou *Bonitius, et du suffixe -acum
Anciennement, la ville était recouverte par la forêt de Bondy – encore subsistante actuellement mais hors du territoire communal bondynois –, située sur les communes de Montfermeil, Clichy-sous-Bois et Coubron en raison de sa forte diminution au cours des siècles. Ce village, au, était connu sous le nom de Bonisiaca. Le plus ancien document connu mentionnant Bondy est le « testament d’Ermentrude », datant du par lequel cette dame chrétienne donnait quelques terres à l’Église. Fin 2005, lors de fouilles préventives, une nécropole d’un millier de sépultures (toutes époques confondues, allant du Bas-Empire au ) a été découverte au centre même de Bondy, près de l’église. Il s’agit d’une des plus importantes nécropoles mérovingiennes et carolingiennes jamais mises au jour en France. Ce n’est qu’à l’époque carolingienne que les offrandes furent interdites par l’Église, en tant que pratique païenne.
De façon générale, les études montrent que les gens étaient durant ces périodes en bonne santé, n’avaient aucune carence alimentaire, et qu’aucun d’entre eux n’est décédé de mort violente. Dans les couches les plus profondes de la nécropole, des tombes des ont été mises au jour. Ces tombes sont orientées dans tous les sens, ce qui démontre un mélange de religions et de croyances. Ces tombes ne contiennent aucun objet. Une autre curiosité est l’absence de sépulture d’enfant. Au, Bondy devient possession de la collégiale parisienne de l’abbaye de Saint-Martin-des-Champs.
En 1079, la collégiale devient, par volonté royale, partie intégrante de l’ordre régulier de Cluny. Le territoire est alors une terre agricole exploitée par plusieurs fermes dirigées par un prieur. Ce dernier est remplacé à partir de 1250 par un maire achetant sa charge. Au, il y avait une léproserie qui passait pour être ancienne. À cette même époque, un poisson (non-identifié) de Bondy était crié a Paris. Des fouilles archéologiques réalisées par l’INRAP et le département de la Seine-Saint-Denis en 2007 ont permis de mettre au jour trois sépultures multiples de sujets décédés de la peste noire de 1348.
Les onze sujets concernent des enfants, des femmes et des hommes. C’est le seul cas de charniers de cette pandémie découvert en Île-de-France. au sur la carte de Cassini. La forêt de Bondy était autrefois célèbre par les voleurs auxquels elle servait de repaire. C’est dans cette forêt, qu’avant la Révolution française, la basoche du palais de Paris se transportait tous les ans, au mois de mai, en grande cérémonie. Les voient l’essoufflement du clergé et de la noblesse féodale, dont les terres et fermes sont peu à peu rachetées par de riches propriétaires bourgeois ou notables.
La seigneurie de Bondy connait une succession de propriétaires haut placés (notaire royal, intendant des finances) ou issus de la cour. À partir de 1690, la famille Triboulleau, secrétaire des Finances du roi, regroupe des terres et fait construire le château de Bondy, terminé entre 1702 et 1710. Érigé perpendiculairement à la route entre Paris et Meaux, il se présente sous la forme d’un château classique, avec une cour d’honneur et des jardins à la française.
Un relais de poste est également implanté à l’entrée du village en 1615. L’église Saint-Pierre est rebâtie en 1750-1752. Le nord du territoire communal, par-delà la route de Paris à Meaux, n’est pas occupé. Il s’agit en effet d’une zone de marais et de prés irrigués par des ruisseaux.
Le chemin d’Aulnay traverse cette zone du nord au sud. Le recensement de 1709 indique que Bondy comptait 73 feux pour environ 260 habitants. Le village compte ensuite entre 300 et 400 habitants avant la Révolution. Le Canal de l’Ourcq est aménagé le long de la route entre Paris et Meaux de 1804 à 1822. Trois ponts permettent d’enjamber le canal au niveau de Bondy: le pont de Bondy, qui s’ouvre en patte d’oie avec les routes de Rueil, Saints et Groslay, le pont d’Aulnay et le pont de la forêt. Le parc du Château est scindé en deux par le tracé du canal.
Le corps d’armée du général prussien Ludwig Yorck von Wartenburg vainc, dans la forêt de Bondy, les corps français qui, accablés par le nombre, se replient sur Paris. Le 28, le général russe Rayefski occupe le village, et le quitte le 29 pour se rendre sous les murs de Paris. L’empereur Alexandre Ier de Russie et le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse établissent à Bondy leur quartier général. Les deux monarques quittent Bondy pour faire leur entrée à Paris. Des détachements des six premières légions de la garde nationale de Paris se rendent à Bondy pour y recevoir Son Altesse Royale Monsieur, frère du roi Louis XVIII. Lors de l’aménagement de la ligne de Paris à Strasbourg, une halte est construite à Bondy à la demande de ses habitants.
Des omnibus desservent la station depuis le village.
Enfin, près de la station est construit un dépotoir avec « d’immenses réservoirs », où des trains circulant de nuit viennent déverser quotidiennement le produit des fosses d’aisances parisiennes. Le château de Bondy est démoli vers 1850. Lors du siège de Paris durant la guerre franco-allemande de 1870, Bondy est occupée par les troupes prussiennes qui installent leur artillerie aux abords du plateau de l’ancien parc du Raincy puis y établissent un ouvrage fortifié et des observatoires.
Un peloton de cavalerie accompagné de 4 compagnies des et des éclaireurs de la Seine chasse l’ennemi de Bondy puis effectue une reconnaissance sur la Maison Blanche où ils débusquent une batterie avant de rentrer sur Romainville.
Plusieurs autres reconnaissances et coups de main seront effectués sur le village, particulièrement en octobre, novembre et le 21 décembre où le général Ducrot fait occuper et fortifier le village. Bondy est alors régulièrement bombardée par l’artillerie prussienne. En 1905, la commune des Pavillons-sous-Bois est créée par démembrement celle de Bondy. En 2021, la ville est violemment touchée par la pandémie de Covid-19.
Patrimoine religieux
Il y a beaucoup de monuments et infrastructures culturelles à Bondy comme l’église Saint-Pierre, la stèle du square du ou le monument aux morts du cimetière.