Cagnes-sur-Mer
Histoire de Cagnes-sur-Mer
Cagnes-sur-Mer est une commune de Alpes-Maritimes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 52 580 habitants. La commune doit son nom au torrent et fleuve côtier qui la traverse, la Cagne. On retrouve ce nom sur des tronçons ou des affluents de la Cagne (Cagnette, Vescagne, Combe de Cagnes) dans la région de Vence et de Coursegoules.
Il peut s’agir à l’origine d’un terme générique renvoyant à la présence de roseaux ou de cannes sur les rives d’un ruisseau. La commune est nommée et s’écrit Canha de Mar en occitan selon la norme classique ou Cagno en provençal selon la norme mistralienne.
De par sa proximité avec le fleuve Var qui sert de frontière entre le comté de Provence et celui de Savoie, il devient en 1388 un poste frontière important. Après avoir souffert de nombreux conflits frontaliers au, la bourgade connaît une période de calme sous le règne de Louis XIII avant de subir de nouvelles invasions sous les règnes de Louis XIV et Louis XV. Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de Cagnes-sur-Mer a livré des traces d’occupations anciennes.
Parmi elles, on citera notamment une exploitation agricole antique au Moulin de Cassol (près de la gare) et un atelier de céramique au lieu-dit Saint-Véran.
Le premier site se présente comme un petit bâtiment abritant des bassins liés à des pressoirs à raisin ou à olive pour produire du vin ou de l’huile. Il semble avoir fonctionné entre le milieu du et le, bien que l’on ait aussi trouvé des céramiques du associées aux structures mises au jour. À Saint-Veran a été mis au jour un four antique ayant produit des céramiques communes (casseroles, marmites.).
Le mobilier associé se compose essentiellement de céramiques de l’Antiquité tardive. On notera l’importance des importations d’Afrique du Nord antique et même de la mer Égée qui montrent le maintien des liens du littoral de la Gaule avec le reste de Méditerranée à cette période.
Patrimoine religieux
La commune contient de nombreux monuments et objets répertoriés à l’inventaire culturel du patrimoine général. Saint-Pierre-et-Saint-Paul avec le Château-Musée Grimaldi en arrière-plan depuis la Montée de la Bourgade. de l’église Saint-Pierre-et-Saint Paul et la place Grimaldi.
Acheté par la municipalité en 1939, le château est transformé en musée en 1946. Outre son intérêt architectural et sa fresque représentant la chute de Phaéton, réalisée en 1620 par Giulio Benso, le château abrite un musée ethnographique de l’olivier, la donation Suzy Solidor comprenant une quarantaine de portraits de la chanteuse réalisés par de grands noms de la peinture du début du, la donation André Verdet et un musée d’art moderne méditerranéen.