Saint-Priest

Histoire de Saint-Priest

Saint-Priest est une commune de Rhône, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 48 822 habitants. Au Moyen Âge, vers l’an mil, le village situé sur le site actuel de Saint-Priest se serait appelé Puits-Vieux. Le toponyme Puits-Vieux a par la suite été attribué à un lieu-dit de la commune. Une rue san-priode, la rue du Puits-Vieux, située entre les quartiers du Village et de Marendiers, témoigne de l’existence de ce lieu-dit.

Le toponyme Saint-Priest, apparu au, vient du nom du saint patron de la commune, Sancto Prejecto, curé d’Issoire et évêque de Clermont, martyr catholique né en Auvergne. La commune a connu d’autres toponymes dérivés de Saint-Priest, notamment San Prix, comme il le fut mentionné sur la carte du Dauphiné établie en 1634 par Jean de Beins. Au cours de la Révolution française, la commune est rebaptisée, comme beaucoup d’autres, et porte alors provisoirement les noms de Beau-Priest et de Zélé-Patriote.

Les habitants de Saint-Priest sont appelés les San-Priods et les San-Priodes. Ce gentilé, venant du francoprovençal et utilisé par les habitants de Saint-Priest depuis des siècles.

Le site de Saint-Priest est l’un des sites de la région lyonnaise occupé depuis le plus longtemps par l’Homme. Lors de travaux d’aménagement sont retrouvés des milliers de pièces archéologique, pour la plupart des céramiques. Les plus anciens vestiges découverts datent du Néolithique moyen (vers 4500–3500 ). Néanmoins, la découverte d’un fragment de vase d’origine cardiale, témoignage le plus septentrional de cette culture méditerranéenne et vestige le plus ancien découvert autour de Lyon, daterait d’une période plus ancienne (vers 5000–4700 ). La découverte de fosses, de foyers domestiques, d’éléments de céramique et d’outils en silex témoigne d’une occupation de ce lieu pendant tout le Néolithique et jusqu’au début de l’âge du bronze (vers 2000 ). Le site de la commune ne connaît pas de nouvelle colonisation jusqu’aux.

Lors de travaux de réhabilitation, une stèle funéraire datée du ou, a été découverte. Selon les archéologues, il s’agirait du monument d’un enfant d’une dizaine d’années nommé Julius Victor. Les vestiges d’une petite cabane, marquée par quatre trous de poteaux, témoigne de l’utilisation du site par des paysans des siècles plus tard, au Moyen Âge. Au début du, le fief de Saint-Priest est une possession de l’abbaye d’Ainay. Il est donné en 1336 au chevalier Humbert Richard, seigneur de Saint-Symphorien-d’Ozon et premier seigneur laïc de Saint-Priest. C’est à cette époque qu’est édifié le Château de Saint-Priest, qui n’est alors qu’une maison forte.

Six autres seigneurs de la famille Richard se succéderont à la tête de la seigneurie de Saint-Priest, jusqu’à sa vente en 1645 à Jacques Guignard, chevalier, seigneur de Bellevue, président au Parlement de Metz, puis conseiller du roi et président en la Cour des aides du Dauphiné, bourgeois et prévôt des marchands de Lyon (1654-1658). Par lettres patentes du roi prises en 1653, Louis XIV érige en sa faveur la seigneurie de Saint-Priest en vicomté. Cinq membres de la famille Guignard seront vicomtes de Saint-Priest, puis quatre seront comtes et un à nouveau vicomte. Le plus illustre des membres de la famille Guignard sera François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest, ministre de la Maison du roi puis de l’Intérieur de Louis XVI. Le village de Saint-Priest se développe petit à petit autour de l’église et du château, vendu en 1838 par la famille Guignard. L’ancienne mairie ainsi que l’école communale située à son rez-de-chaussée sont construites en 1842.

Les quartiers du Payet, du Grisard, du Puits-Vieux et du Bessay voient le jour, constitués de maisons construites en terre, dont les encadrements sont fabriqués en bois ou en pierre molasse. Des fermes sont aussi installées dans les hameaux de Manissieux, de Mi-Plaine et de la Fouillouse. Au milieu du, une ligne de chemin de fer reliant Lyon à Grenoble est créée, passant par Saint-Priest, où est édifiée la Gare en 1858. Les San-Priods vivent pour la plupart de la culture de blé, d’avoine et de seigle, du maraîchage, de la vigne et de l’élevage extensif. Le bourg dauphinois est alors un grand fournisseur de lait pour les lyonnais. La sous-traitance pour le tissage lyonnais est une activité complémentaire, pratiquée surtout dans les hameaux.

En matière industrielle, trois entreprises dominent; Giroudière, la maison Dufour et Maret. Jusqu’à la construction de la première école de la commune, le groupe scolaire Jean-Macé en 1905, l’école du bourg était située au rez-de-chaussée de l’ancienne mairie. Après la guerre de 1870, la commune voit, entre 1887 et 1890, la construction d’un fort militaire sur son territoire. Ouvrage de deuxième génération, il est chargé de surveiller la plaine de l’Isère, la route de Grenoble et la voie de chemin de fer reliant Lyon à Bourgoin-Jallieu. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert de casernement, de dépôt d’armes et de munitions, et est occupé par un détachement de réservistes du 11e régiment d’artillerie. au volant de l’une de ses automobiles en 1921.

Au cours du, la ville de Saint-Priest est passée de à. Cette forte augmentation démographique est due à la transition du bourg dans une nouvelle période marquée par le passage de deux hommes de renom, par une forte urbanisation et par une importante immigration; l’ère industrielle. En 1916, Marius Berliet, constructeur automobile de la marque du même nom, entreprend la construction d’une usine ultra-moderne sur un territoire de à cheval sur les communes de Saint-Priest et de Vénissieux, chargée de la production de l’acier à la livraison des véhicules, modèle d’application du taylorisme. L’industriel entreprend également la construction de la Cité Berliet dès 1919, destinée au logement du personnel et de l’encadrement de l’usine. La cité se composait alors 61 pavillons et de 3 immeubles collectifs, logeant 250 familles en 1925, tandis que l’usine employait jusqu’à. Après la Première Guerre mondiale, Henri Maréchal, industriel vénissian, entreprend la construction d’une usine de tissage le long de la voie ferrée, lançant ainsi une production san-priode de toile cirée.

L’entreprise de Maréchal attire ainsi des centaines d’immigrés italiens et piémontais, la plupart fuyant la montée du fascisme dans leur pays d’origine, fait édifier la nouvelle mairie, la Maison du Peuple (actuel Théâtre Théo Argence), ainsi que le stade Jacques Joly. La décennie suivante, ce sont les quartiers de Ménival, de la Cordière et de Bel Air qui sont érigés. Ce dernier est le plus peuplé, avec 11 000 habitants répartis en 4 sous-secteurs; Louis Braille – Cordière (1970), Bel Air I (1970), Bel Air II (1972) et Bel Air III (1977). Le boulodrome Marius Joly, le complexe sportif Mendès-France et plusieurs gymnases sont construits, tandis que l’ancienne maison du peuple devient le Centre Culturel Théo Argence et l’ancienne mairie le Conservatoire à Rayonnement Communal de Saint-Priest. Le Grand Lyon disparait le, et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône concernant la gestion départementale.

La ville entre dans une phase de restructuration de son centre-ville à travers l’opération Cœur de Saint-Priest de 2007 à 2020. Elle entame d’autres projets d’urbanisation moderne tels que la ZAC Berliet de 2010 à 2019.

Patrimoine religieux

du village vu depuis le parc du château.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

48.822 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Rhône
(69)

Trouver une église à Saint-Priest

Recherche

Église Village

1 Place Louis Favard - 69800 Saint-priest

Église Notre Dame De La Paix

55 Boulevard E.Herriot - 69800 Saint-priest

Église Sainte Marguerite

Rue Jules Verne - 69800 Saint-priest