Chalon-sur-Saône
Histoire de Chalon-sur-Saône
Chalon-sur-Saône, sous-préfecture de Saône-et-Loire, est mentionnée pour la première fois sous le nom de Cavillonum dans La Guerre des Gaules de Jules César. La ville était alors le principal centre commercial et artisanal des Éduens — l’un des peuples gaulois les plus puissants — et leur port fluvial sur la Saône. Nœud stratégique sur la via Agrippa reliant Lyon à Autun, Langres et Boulogne-sur-Mer, elle était également sur les routes vers Besançon et Mayence. Les Romains y construisirent entrepôts et port fluvial; un évêché fut établi au Ve siècle.
Au Moyen Âge, Chalon fut capitale d’un comté attesté dès le VIIIe siècle, dont le premier comte Adalard fut nommé par Pépin le Bref. Elle fut ensuite sous l’autorité des ducs de Bourgogne avant d’être rattachée à la couronne de France en 1477. Nicéphore Niépce, inventeur de la photographie, naquit à Chalon en 1765 et y mourut en 1833; un musée lui est consacré dans la ville.
Toponymie de Chalon-sur-Saône
Les formes Cavillonum et Cabillonum, attestées chez César et dans les sources romaines du Ier siècle avant notre ère, présentent un radical celtique Cav-/Cab- pouvant signifier « hauteur » ou être lié au gaulois caballos (cheval). Le qualificatif « sur-Saône » distingue la ville de Châlons-en-Champagne.
Patrimoine religieux à Chalon-sur-Saône
La cathédrale Saint-Vincent, ancienne cathédrale du diocèse de Chalon supprimé en 1801 et rattaché à celui d’Autun, est le monument religieux majeur de la ville. Sa construction s’étala du XIe au XVIe siècle, juxtaposant des éléments romans et gothiques. L’église Saint-Cosme dessert un autre quartier de la commune.