Montélimar

Histoire de Montélimar

Montélimar est une commune de la Drôme, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 40 399 habitants. Son nom provient du latin signifiant « petit mont, colline », auquel s’est joint Aymard, nom de personne d’origine germanique formé sur adal, « noble », et mar, « grand, célèbre », ce qui donne le sens de « Mont des Adhémar ». Au début du Moyen Âge, la famille Adhémar de Monteil s’implante dans la région et fait construire un château pour administrer ses possessions. Une ville se développe autour du palais sous le nom de Monteil-Adhémar, qui se contracte ensuite en Montélimar. En provençal, la cité est dénommée Mountelimar selon la graphie mistralienne, et le dialecte local est le vivaro-alpin. Les Adhémar sont l’une des plus anciennes familles du sud de la France, parfois rattachées par des généalogies non documentées à un Lambert Adhémar de Monteil dit « duc de Gênes, vicomte de Marseille, baron et seigneur de Monteil », mentionné dès 685.

La présence humaine est très ancienne sur le site: les premières traces sont des silex taillés du Moustérien. Le site de Gournier est occupé au Mésolithique, et la civilisation chasséenne s’y développe à partir du Néolithique moyen. Des fouilles menées en 2005 et 2006 sur la zone 5 de Portes-de-Provence ont permis la découverte de foyers néolithiques à pierres chauffées du Néolithique moyen chasséen, et le musée de Montélimar expose des objets de la préhistoire issus de ces campagnes. Le territoire appartient ensuite au peuple celte des Ségovellaunes; la cité est implantée sur deux promontoires: l’oppidum de Géry, lieu de l’ancien confluent du Jabron et du Roubion, et l’extrémité de la côte de Narbonne. L’oppidum de Géry a souvent été assimilé au site de Dourion mentionné par Strabon, mais selon François Salviat, cette identification est erronée. À l’époque romaine, Montélimar se nomme Acunum mansio, station dont le nom se retrouve dans celui d’Aygu, l’un de ses faubourgs; une inscription mentionnant des utriculaires en fait un relais probable du commerce régional. Au Ier siècle av. J.-C., l’emplacement de Géry est progressivement abandonné au profit de la ville nouvelle, qui correspond au centre-ville actuel.

Les Adhémar possèdent la seigneurie de Monteil dès le XIe siècle. En 1070, Guillaume-Hugues Adhémar est seigneur de Montélimar; il pourrait être le frère d’Adhémar de Monteil, évêque du Puy et légat apostolique pour la première croisade, parenté qui reste discutée. Au XIIe siècle, les Adhémar font construire leur château sur le promontoire de Narbonne, à la place d’un édifice plus ancien. La famille dominera la région jusqu’au XIVe siècle. Au XIIe siècle, Montélimar fait partie du marquisat de Provence, qui s’étend jusqu’au confluent de l’Isère et du Rhône. En 1198, la seigneurie est partagée entre deux frères, Giraud et Lambert Adhémar, et la cité est désignée dès le milieu du XIIIe siècle comme « Monteil des Aimar ». Lorsque les comtes de Toulouse perdent leurs possessions de la rive gauche du Rhône à l’issue de la croisade des Albigeois, celles-ci passent aux papes d’Avignon. En 1471, la démographie de la ville recense la présence de juifs aux côtés des autres habitants. À la fin de l’année 1577, les paysans commencent à s’assembler pour défendre leurs intérêts contre les nobles; le 18 février 1579, les habitants de Montélimar refusent l’entrée à l’exacteur chargé de prélever la taille, et fin 1579, des armées paysannes expulsent les troupes de soudards de la vallée du Rhône avant que la répression nobiliaire et royale ne les écrase l’année suivante. En 1587, la ville, défendue par les catholiques Laurent de Maugiron et François de La Baume, est assiégée et prise par les troupes huguenotes du duc de Lesdiguières; en 1599, elle est presque entièrement protestante, ne comptant plus que 10 % de catholiques. Avec la Contre-Réforme, le nombre des catholiques repasse à 50 % en 1673, à la suite des prédications et des conversions imposées par les dragonnades. En 1796, 41 % des habitants travaillent la terre ou sont bergers, le secteur commercial et artisanal employant 30 % des actifs, tandis que la ville héberge également des militaires.

Patrimoine religieux

L’inventaire des monuments historiques recense une dizaine de lieux montiliens, ainsi que plusieurs monuments classés. Le château des Adhémar, élevé au XIIe siècle sur le promontoire de Narbonne à l’emplacement d’un édifice plus ancien, demeure le symbole architectural de la cité et de la lignée seigneuriale qui lui a donné son nom. L’histoire religieuse de Montélimar est marquée par les bouleversements des guerres de religion: prise par les troupes huguenotes du duc de Lesdiguières en 1587, la ville devient majoritairement protestante en 1599, avant que la Contre-Réforme et les dragonnades n’y rétablissent une part importante de catholiques au cours du XVIIe siècle. Cette histoire confessionnelle, caractéristique de la moyenne vallée du Rhône, a façonné la géographie religieuse locale et la coexistence des deux confessions chrétiennes.

Informations Clés

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Population

40.399 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Drôme
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