Mâcon
Histoire de Mâcon
Mâcon, sous-préfecture de Saône-et-Loire, est mentionnée par Jules César sous le nom de Matisco lors de la Guerre des Gaules: les Éduens y avaient établi un oppidum et un port fluvial sur la Saône qui en faisaient le principal débouché commercial de leur territoire. La via Agrippa reliant Lyon à Boulogne-sur-Mer traversait la ville. Devenue cité gallo-romaine, Matisco se fortifia au IIIe siècle pour répondre aux menaces barbares; un évêché y fut établi au Ve siècle.
Au Moyen Âge, Mâcon fut le chef-lieu d’un comté rattaché au duché de Bourgogne, à l’extrémité du pont sur la Saône commandant les routes vers la Bresse et le Beaujolais. En 1239, la comtesse Alix de Mâcon céda son comté à la couronne de France. En 1477, Louis XI confirma les privilèges de la ville après la mort de Charles le Téméraire. Mâcon fut l’une des premières cités du royaume à accueillir une imprimerie, dès 1493. La ville souffrit lors des guerres de Religion au XVIe siècle et fut à plusieurs reprises occupée par les protestants.
La ville est la patrie du poète et homme d’État Alphonse de Lamartine (1790-1869), dont les Méditations poétiques (1820) marquèrent un tournant dans la littérature française. Sa maison natale est conservée dans la ville. Le vignoble du Mâconnais, sur les coteaux de la Saône, produit des vins blancs réputés dont la zone porte le nom de Val Lamartinien.
Toponymie de Mâcon
La forme Matisco est attestée chez Jules César (milieu du Ier siècle avant notre ère). Les formes médiévales Matiscone (VIe siècle, Grégoire de Tours), Madasconis (842), Masconis (887) et Mascon (1478) jalonnent l’évolution phonétique. La racine semble issue d’un radical ligure *Mat- dont le sens reste incertain.