Orvault
Histoire d’Orvault
Orvault est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 27 872 habitants. Le nom du village apparaît pour les formes ‘ (plebs) en 848-849; ‘ en 1028 (Cartulaire du Ronceray); ‘ au (donation du comte Budic de Nantes et de son épouse Adoïc ou Havoïse à l’abbaye Sainte-Marie de la Charité à Angers); de Aureis Vallibus vers 1050; ‘ en 1123 (charte de Louis le Gros). La forme moderne Orvault apparaît dès 1287. Le nom d’Orvault se réfèrerait à la fertilité de sa vallée, et signifierait « vallée d’or ».
Albert Dauzat compare avec les nombreux autres Orvaux, Orveau, Orival ayant le même sens. Cependant, Ernest Nègre et lui ne se fondent que sur une seule forme car ils n’en connaissent vraisemblablement pas d’autres, or, celles-ci sont phonétiquement incompatibles avec cette explication, graphie aussi conseillée par l’Office de la langue bretonne. On le retrouve dans le nom du bagad ou dans celui de l’école Diwan de la commune.
En gallo, langue d’oïl de tradition non-écrite, le nom de la commune se prononce. Cette forme orale a été retranscrite Orvao selon l’écriture MOGA et Orvaod selon l’écriture ABCD.
Des traces d’occupation du Néolithique ont été découvertes au lieu-dit le Mail-le champ du bas. Non loin de là, au lieu-dit du Mail-la Patache, des vestiges ont permis d’attester la présence d’un site de fabrication de céramique, en activité à l’âge du fer et pendant la période gallo-romaine. Le territoire sur lequel se trouve la commune actuelle était traversé par une voie romaine reliant Blain à Nantes. Dans le système féodal, le territoire fait partie jusqu’à la Révolution du comté et de la sénéchaussée de Nantes. En 851, la région passe sous contrôle breton, faisant partie du royaume puis du duché de Bretagne. Les premiers seigneurs du lieu sont les membres de la famille du Pé, demeurant au Plessis.
Le fils d’Alain et Alix, Jean, est seigneur d’Orvault L’urbanisation de la commune commence dans les années 1920. À la suite des bombardements des 16 et 23 septembre 1943 ayant frappé Nantes, Orvault accueille. L’urbanisation s’accélère dans les années 1960, la commune dépasse les vingt mille habitants en 1975, multipliant sa population par dix en cinquante ans. En février et, la commune est marquée par l’affaire de la disparition de la famille Troadec.
Patrimoine religieux
La construction la plus ancienne se trouve au niveau du pont de la Magodière. Il s’agit des vestiges d’une voie datant du néolithique, remise en état à l’époque gallo-romaine. De la période « romaine » subsiste également une borne milliaire, sur laquelle a été scellée une croix chrétienne. Cet assemblage est appelé la « Galoche de Gargantua ».
Ceux-ci figurent sur un vitrail du chevet de l’édifice, façonné au, qui présente deux scènes: le Calvaire et la Déposition de la Croix. Ce vitrail est inscrit au titre objet des monuments historiques en 1988. Le château de la Morlière est un manoir du, inscrit au titre des monuments historiques en 2011. Le château de la Gobinière a été bâti en 1872.
Ses commanditaires sont des propriétaires dans l’industrie nantaise de la tannerie. En 1923, le domaine est cédé à une première congrégation catholique (les sœurs dominicaines contemplatives), qui laissent en 1951 la place à une seconde, les « sœurs de la Retraite ». Le diocèse de Nantes vend le château à la ville d’Orvault en 1976, alors que le maire est Michel Baudry. Le château est entouré d’un parc, baptisé aujourd’hui parc Michel-Baudry.
Une salle de spectacle municipale, le « théâtre de la Gobinière », a été installée dans ses communs. En 2006, la ville a inauguré L’Odyssée, une salle de spectacle conçue par l’architecte Michel Pacteau. Celui-ci a intégré le bâtiment dans le cadre du parc du Bois-Cesbron.