Castelnau-le-Lez

Histoire de Castelnau-le-Lez

Castelnau-le-Lez est une commune de Hérault, en Occitanie, qui compte 24 888 habitants.

Les Romains nomment une localité correspondant à un relais sur la voie Domitienne, construite à partir de -118 pour relier l’Italie à l’Hispanie, peu après la conquête de la Gaule narbonnaise (-125/-120). La ville gallo-romaine la plus proche est alors Nîmes (Nemausus), chef-lieu de la cité des Volques Arécomiques. Mais Sextantio est sans doute plus qu’une bourgade, comme le montrent certaines trouvailles archéologiques, notamment des mosaïques. Vers la fin de l’Empire romain d’Occident , une nouvelle localité apparait dans cette région, Maguelone, qui devient le siège d’un diocèse.

Mais, en 737, Maguelone est victime de la guerre menée par Charles Martel contre les musulmans de l’émirat de Cordoue. Aussi ses évêques se réfugient-ils à Sextantio (dont le nom latin évolue à cette époque vers « Substantion »). Les évêques de Maguelone résident à Substantion jusqu’en 1030, date de leur retour à Maguelone (où ils restent ensuite jusqu’en 1536, date du transfert du siège épiscopal à Montpellier). À partir du début du, le nouveau centre urbain de Montpellier se développe rapidement, d’abord sous l’égide des seigneurs de Montpellier, puis de façon autonome à partir de 1240. Montpellier surclasse très tôt Substantion, privée de la présence des évêques. Au cours du, Substantion devient d’ailleurs une possession des seigneurs de Montpellier.

sur la rive gauche du Lez, appelé en latin Castellum Novum (« château neuf »), un peu à l’écart du site de Substantion. En 1674, Castelnau change de main: la famille de Castries devient propriétaire de la seigneurie, qui inclut également le Crès et. Sous l’Ancien Régime, elle forme une seule paroisse avec Le Crès, sous les noms successifs de Castelnau-lès-Montpellier et Castelnau-Le Crès. En 1790, au début de la Révolution française, la paroisse de Castelnau-Le Crès devient une commune du département de l’Hérault et du district de Montpellier (de l’arrondissement de Montpellier à partir de 1801). En 1791 est élu le premier maire de Castelnau, un certain Berger, rapidement remplacé par Pierre Réginard, maire de 1791 à 1795, puis de 1800 à 1815. Le recensement de 1791, ordonné par l’Assemblée nationale constituante, ne concerne que les citoyens actifs, ceux qui sont suffisamment aisés pour être électeurs dans un système censitaire.

En 1793, date du premier recensement général effectué en France, ordonné par la Convention nationale, la commune de Castelnau compte. En raison du développement démographique de leur village à l’Est du territoire communal, les habitants du Crès demandent la création d’une commune séparée en 1846, puis en 1849, mais sans succès. En 1865, la commune de Castelnau prend le nom de Castelnau-le-Lez. En 1871, la scission est actée par le conseil municipal. La commune du Crès est créée par scission du territoire de la commune de Castelnau-le-Lez. Le régime de Vichy applique sa politique, y compris dans le domaine du symbolique et des noms de rue allant à l’encontre de ses valeurs.

Une campagne est menée par l’hebdomadaire Gringoire: utilisant diffamation et l’intoxication, donnant aussi une grande publicité aux dégradations de plaques et aux lettres de lecteurs signalant les plaques indésirables, ce qui permet au secrétaire d’État à l’Intérieur Marcel Peyrouton de prendre une circulaire le 22 octobre 1940 poussant à la chasse aux noms de rues contraires à l’idéologie vichyste: « il est inconvenant […] que cette manière d’hommage public continue à être rendu à la mémoire de ceux qui par leurs erreurs ou leurs fautes ont contribué à précipiter notre patrie dans la ruine ». C’est le seul cas où l’État français a mené une épuration odonymique. La commune de Castelnau choisit de débaptiser toutes ses rues, que le nom soit anodin, républicain ou autre. Du fait de l’expansion démographique de l’agglomération de Montpellier dans la seconde moitié du XXe siècle, la garrigue séparant les bourgs de Castelnau et du Crès s’est progressivement réduite. L’extension de la ville vers l’Est a donné naissance à un nouveau quartier, « le Devois », et les nouveaux habitants portent la population de Castelnau-le-Lez à près de au début des années 2010. Faisant partie jusqu’en 1992 du canton de Montpellier-3, Castelnau-le-Lez devient alors chef-lieu d’un canton spécifique.

Patrimoine religieux

Château et domaine de Verchant (Époque moderne et contemporaine) Le château de Verchant et son parc, situés dans la partie Sud-Est de la commune, sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1983. Ils sont la propriété d’une société hôtelière appelée « Domaine de Verchant », et sont utilisés comme hôtel de la chaîne Relais & Châteaux, Le nom de Verchant vient de Pierre Verchant, bourgeois de Montpellier du, qui a acheté ce domaine à l’évêque de Montpellier en 1582.

Le château date des et, mais a été réaménagé au dans le style « folie montpelliéraine ».

Informations Clés

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Population

24.888 habitants

Région

Occitanie

Département

Hérault
(34)

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