Rodez, préfecture de l’Aveyron, était dans l’Antiquité l’oppidum Segodunum des Rutènes, peuple celtique établi sur un puy dominant la région. La conquête romaine transforma la ville en une cité gallo-romaine dotée d’un amphithéâtre dont des fouilles récentes ont révélé de nouvelles sections. Au Bas-Empire, la ville prit le nom de Civitas Rutenorum — la cité des Rutènes — avant d’évoluer phonétiquement vers Rodez. Un évêché y fut établi dès le Ve siècle. Au Moyen Âge, la ville, partagée entre l’évêque-comte et les comtes de Rodez, fut le siège du comté du Rouergue.
Segodunum (gaulois sego- « fort » + dunon « citadelle ») désignait l’oppidum des Rutènes. Au Bas-Empire, la cité devint la Civitas Rutenorum, puis Rutenis, *Rodens et Rodes en occitan médiéval, avant d’aboutir à Rodez. Le -z final de la graphie française est orthographique.