Montigny-lès-Metz
Histoire de Montigny-lès-Metz
Montigny-lès-Metz est une commune de Moselle, en Grand Est, qui compte 21 854 habitants.
Les premières traces de civilisation de Montigny-lès-Metz remontent au paléolithique. Ces nomades chasseurs-cueilleurs sont issus de peuples venus de l’Est, il y a ans. En 1882, un « coup de poing » ou biface vieux de 200 000 ans av. Par la suite, ce sont les Proto-celtes, inventeurs du bronze et des alliages de cuivre et d’étain, qui occupent les lieux.
Ils exploitent le sel dans le Saulnois et fondent sur cette prospérité le bourg où on a retrouvé des traces de leurs premières charpentes, datées de Ier millénaire av. En 1404, Montigny-lès-Metz compte uniquement 2 maisons de métayers, l’une avec 7 chevaux, 6 vaches, 235 brebis et 8 chèvres; l’autre avec 4 chevaux et 2 vaches. Montigny dépend du Pays Messin et est une vouerie épiscopale jusqu’à la Révolution; elle est gérée par les seigneurs de Varize. Les Templiers possèdent également des biens à Montigny.
La seigneurie appartient au XVe siècle à la famille patricienne messine de Heux, puis au XVIIIe siècle à l’abbaye de Saint-Antoine-de-Padoue. consacrée à Metz, XVIIIe siècle
(Archives nationales). Par la suite, après l’annexion de fait du pays messin et l’ėtablissement d’un protectorat par la France (1552), Montigny fait partie de la province des Trois-Évêchés. Cette même année, lors du siège de Metz, Charles Quint souffrant d’une crise de goutte trouve un logis à la tour de la Horgne, ferme-château, possession de l’abbaye Saint-Clément de Metz.
Patrimoine religieux
Le château de Courcelles, (salle Europa) au 73 rue de Pont-à-Mousson, est édifié au début XVIIIe siècle dans un cadre de verdure sur la rive droite de la Moselle. Le château a une cour d’honneur, des toits en ardoise accompagnés de lucarnes, une statue rappelant le siège de 1552, son parc offre une vue ouverte sur les côtes, notamment le mont Saint-Quentin. L’édifice figure pour la première fois sur un plan de Nicolas Duchêne de 1716 comme appartenant à «monsieur de Courcelles.
Le septembre 1744, des festivités et réjouissances se déroulent dans la demeure « pour la convalescence du Roi » Louis XV qui est soudainement tombé gravement malade lors de sa visite et de son séjour à Metz. Le château passe de Charles Joseph de Courcelles (époux de Barbe Besser dont la famille possède la seigneurie), conseiller secrétaire du Roi au à Pierre Charles Baudinet de Courcelles, capitaine du régiment de Bourbonnais, seigneur de Courcelles (Meurthe-et-Moselle) au début. Entre ces deux familles (sans aucun lien de parenté) qui doivent pérenniser leur homonymie pour le futur nom du château, se suivent au, plusieurs maisons appartenant à la noblesse: les Gousseaud (1748), les Chastel de Villemont (1762), les Lecomte d’Humbepaire (1776), les Michelet, seigneurs de Vatimont (1781).