Mantes-la-Ville
Histoire de Mantes-la-Ville
Mantes-la-Ville est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 21 376 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Medunta en 1133, Medonta villa. Toutes ces formes semblent issues d’un primitif *Meduanta, pluriel de *Meduantum. Ce toponyme est issu d’un hydronyme, comme c’est souvent le cas; en effet, Medante fluminis (de flumen « fleuve ») est mentionné.
Sa signification possible conforterait cette hypothèse car *Meduanta reposerait sur le gaulois medu- « hydromel », suivi du suffixe -anta. Le nom de la Mayenne (Meduana) serait basé sur le même élément. Medonta Villa signifie « Mantes le Domaine ».
Ce nom évolua par la suite et subit l’évolution phonétique du gallo-roman au français, avec l’amuïssement régulier de la consonne intervocalique, d’où Maante, puis progressivement Mantes à partir de la fin. Dans la seconde moitié du, l’orthographe Mantelaville commence à se raréfier au profit de Mante-la-Ville qui se généralisera.
« Medenta Villa » était à l’origine un village rural habité dès le comme l’ont révélé des fouilles archéologiques. Traditionnellement, les vignerons, agriculteurs et meuniers de « Mantelaville » alimentaient non seulement leurs voisins de « Mante », mais aussi Paris et la Normandie. Le transport se faisait par la Seine, voie de communication la plus rapide à cette époque. Par ses champs, « Mantelaville » se distinguait donc de sa voisine, Mantes, qui restait enserrée dans ses murailles, au point que la seule solution pour les Mantais désireux de cultiver un lopin de terre était de louer une parcelle sur le territoire de Mantes-la-Ville, puis reprit son expansion jusqu’en 1976. C’est le second choc pétrolier et l’arrivée de matériaux concurrents qui précipitèrent sa fin. La production fut arrêtée définitivement en 1985 et l’usine complètement détruite en 1986.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mantes-la-Ville fut occupée par l’armée allemande. Elle paya un lourd tribut à la guerre. Du fait de sa position stratégique, la ville fut bombardée à plusieurs reprises. Ainsi, les ponts dits d’Argenteuil, qui permettaient de franchir les deux bras de la Seine, ainsi que le pont des Cinq-Arches furent les cibles de bombardements répétés. La CIMT fut également écrasée sous les bombardements. Une station-magasin militaire, un terrain d’aviation et un poste de DCA sont installés non loin de la ville.
Carrefour de multiples routes, centre important de communication, Mantes-la-Ville a donc subi une quarantaine de bombardements pendant la guerre. Les 3 et, Mantes-la-Ville subit les premiers bombardements, qui feront 38 morts, dont 28 militaires. Le centre-ville est également bombardé, sans que celui-ci ne représente un objectif militaire. À la suite de la décision du commandement français de détruire les ponts pour ralentir les Allemands, l’exode des Mantevillois commence.