Croix (59)

Histoire de Croix

Croix est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 20 778 habitants. Le nom de la ville apparaît sous différentes formes au cours de l’histoire: en 1187, Croix, titre de Saint-Piat de Seclin. En 1251, Cruce, titre rapporté par Buzelin. En 1277, Crois, cartulaire de l’Abbiette de Lille.

En 1588, Croy, division du diocèse de Tournai. Il y a plusieurs hypothèses pour l’étymologie de Croix

Croix appartient à la région historique de la Flandre romane, qui a plusieurs fois changé d’appartenance du Moyen Âge à la Révolution française. Les origines de Croix ne sont pas connues et la ville apparaît soudainement dans l’histoire au Moyen Âge, comme c’est le cas pour plusieurs villes de la région (notamment Lille et Bruges). Le nom du lieu est cité pour la première fois en 1066 dans la charte de la fondation de l’église collégiale Saint-Pierre à Lille. Dans ce document historique, le comte de Flandre, Baudouin V attribue au prévôt de la collégiale, entre autres, une manse (ou ferme) « située à Croix », un « muid de bled » et « les héritages du muid de l’Esparse ». À cette époque, la population doit encore être très peu nombreuse. En 1469 on ne compte encore que 63 feux (soit un nombre d’individus 3 à supérieurs) et en 1694, Croix ne compte encore que.

La seigneurie de Croix est citée dès 1136, et compte parmi ses descendants au, un vice-roi du Mexique et un vice-roi de Californie et du Pérou. En 1218, Gilles de Croix participe à la cinquième croisade. Son nom figure dans la deuxième salle des croisades du château de Versailles. Une compagnie d’arbalétriers est érigée en 1410. Croix est pillée en 1477 par la garnison de Tournai. La Seigneurie de la Fontaine, qui borde la terre de Croix et qui existe déjà au est le lieu où les Gueux sont dispersés en 1566 par le baron de Rassenghien, ainsi que par les Flamands de Menin en 1580.

Baudouin de Croix, seigneur d’Oyembourg, bailli général de la châtellenie de Lille et cour de Phalempin, est armé chevalier à Lille par l’archiduc Albert, le, en raison des services rendus à son souverain, dans la lignée de ses ancêtres dont plusieurs furent honorés du titre de chevalier du fait de la valeur montrée lors des guerres. Cette famille de Croix est retrouvée au en tant que seigneurs de Wasquehal. Son historique est dressé à l’occasion d’un acte pris en 1682 et rapporté ci-dessous: famille originaire de la châtellenie de Lille, bannerée depuis le, qui sert de père en fils, depuis 14 générations, les comtes de Flandre, ducs de Bourgogne, rois d’Espagne; plusieurs membres ont été armés chevaliers sur le champ de bataille; la branche aînée de la famille s’est éteinte en la personne d’Isabelle de Croix, héritière de la terre de son nom; cette terre est passée en 1360 dans la famille du Mez, puis dans celle de Luxembourg, et enfin dans celle de Noyelles, qui l’a ensuite vendue, (voir ci-dessous). La terre de Croix est érigée avec celle de Flers et de Boncourt en comté par l’archiduc Albert, le, pour Jacques de Noyelles, fils d’Adrien de Noyelles, chevalier, seigneur de Croix, vicomte de Noyelles. Jacques de Noyelles est chevalier, nommé chef des finances des Pays-Bas en 1632. Il meurt sans postérité en 1637.

Croix devient définitivement française en 1668, à la suite du traité d’Aix-la-Chapelle, qui rattache à la France une partie du comté de Flandre dont la châtellenie de Lille dont Croix fait partie. La terre de Croix est vendue en 1677 par Eugène de Noyelles marquis de Lisbourg. Eugène de Noyelles n’est pas comte de Croix, mais marquis de Lisbourg, comte de Marle, vicomte de Nielle, baron de Rossignol, seigneur de divers lieux, et gouverneur, comme Adrien et Jacques avant lui, du château de La Motte-au-Bois. Eugène vend Croix à Pierre Louis Jacops. Pierre de Croix, seigneur de Wasquehal, brigadier des armées du roi, grand bailli de la ville et châtellenie de Furnes, obtient de celui-ci le titre de comte de Croix, pour lui et ses descendants mâles, avec permission de pouvoir porter sur l’écu de leurs armes une couronne de marquis. Charles Adrien de Croix n’ayant pas eu non plus d’héritier mâle, le titre de comte de Croix échoit à un autre gendre de Pierre, Christophe Louis de Beauffort, (famille de Beauffort), époux de sa fille aînée Claire Angélique.

Celui-ci obtient du roi le droit de reprendre le titre en. En 1736, Nicolas-Joseph-Arnould Rasoir est seigneur de Croix. Il a épousé le Bonne-Aldegonde-Joseph de Haynin (1704-1737), fille de Joseph et de Marie-Rose de la Porte, veuve de Jean-Philippe du Béron, seigneur de Capelle-en-Pévèle. À la Révolution, la population atteint, sans compter les enfants de moins de douze ans, non dénombrés. Au, la ville croît considérablement dans le sillage de Roubaix et Tourcoing au cours de la révolution industrielle et de l’essor de l’industrie textile.

Au, la gare de Croix – Wasquehal, est le lieu de débarquement des chevaux, pour le club hippique et polo de Roubaix. Les tensions liées à la Guerre d’Algérie font irruption à Croix le: en plein marché du dimanche matin, des tueurs abattent un Algérien et tirent dans la foule pour protéger leur fuite. Trois personnes sont blessée par des balles perdues (le même jour, un autre Algérien est abattu rue Faidherbe à Lille).

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Population

20.778 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
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