Joinville-le-Pont

Histoire de Joinville-le-Pont

Joinville-le-Pont est une commune de Val-de-Marne, en Île-de-France, qui compte 20 413 habitants. La commune est instituée par la Révolution française en 1790, par démembrement de l’ancienne paroisse de Saint-Maur (actuellement Saint-Maur-des-Fossés), sous le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, avant d’être renommée Joinville-le-Pont en 1831.

Joinville était à l’origine rattachée à la ville de Saint-Maur. L’archevêque Odon de Sully dote l’abbaye de Saint-Maur, en 1205, d’un pont sur la Marne dénommé Pont Olin. Sur les rives s’installent des auberges pour les bateliers et les voyageurs. Elles constituent, vers 1259, le hameau dit de Pont des Fossés, puis de Pont de Saint-Maur. Il deviendra ensuite la Branche du Pont de-Saint-Maur. Une chapelle dédiée à saint Léonard est édifiée pour les bateliers.

Le futur Henri IV, roi de Navarre, prend le pont avec deux pièces d’artillerie et hommes. En 1649, le pont est détruit par les partisans de la Fronde. En 1652, les soldats du Condé font de même. En 1669, la Branche-du-Pont-de-Saint-Maur compte cent trente-deux feux soit quelque quatre-cent-trente habitants. Rattachée jusqu’en 1693 à la paroisse de Fontenay, elle dépend ensuite de celle de Saint-Maur. La Révolution française voit la transformation des anciennes paroisses en communes.

Des démarches identiques seront renouvelées jusqu’en 1830 par les élus de Saint-Maur. En application de la Loi du 28 pluviôse an VIII, un conseil municipal est élu en 1800. Le préfet de la Seine, Nicolas Frochot, désigne Laurent Pinson (1755-1814), marchand de bois, en tant que maire de la commune. Il mourra en fonction en 1814. L’armée française est battue par les régiments autrichiens, wurtembourgeois et cosaques autour du pont. Des cadavres ont été retirés de la Marne pendant deux mois.

1871-1875
New York, Metropolitan Museum of Art –Champigny-gare) de la compagnie des tramways de l’Est parisien sur le pont de Joinville vers 1910: Outre la ligne de Vincennes, la ville était desservie dès le début du par les tramways parisiens. En 1830, Laurent-Nicolas Pinson (1788-1867), marchand de bois, fils de Laurent-François Pinson, devient maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Le conseil municipal et son maire, Laurent-Nicolas Pinson, obtiennent du roi Louis-Philippe que la commune soit désormais appelée Joinville-le-Pont en l’honneur de François d’Orléans, prince de Joinville (1818-1900), troisième fils de Louis-Philippe. L’ordonnance royale du autorise ce changement d’appellation, auquel on adjoint « -le-Pont » pour éviter la confusion avec Joinville dans la Haute-Marne. Pendant le siège de Paris, la municipalité de Joinville est déplacée dans la capitale.

Le château de Polangis est un point stratégique au cours de la sanglante bataille de Champigny, étant avec la ferme du Tremblay la seule construction dans la plaine. Le général Ducrot y installe son quartier général. La bataille qui dure du au a lieu à Champigny et Joinville entre les troupes françaises et allemandes, tandis que les troupes nationales ont détruit le pont de Joinville. La ville de Joinville est particulièrement connue depuis le pour ses guinguettes, installées le long de la Marne. Les Parisiens venaient y passer leur dimanche au bord de l’eau en empruntant le chemin de fer de la ligne de Vincennes, dont le terminus côté Paris se trouvait place de la Bastille, devenue aujourd’hui la ligne de RER A. Des maisons secondaires sont alors construites au bord de l’eau afin d’y venir pour flâner le week-end.

Elles sont divisées en plusieurs pièces indépendantes pour trois ou quatre familles. Aujourd’hui ces ont fusionné pour donner de belles villas à 20 minutes du centre de Paris. On retrouve des témoignages de cette époque à travers différents tableaux ou différentes œuvres littéraires, telles que le roman d’Émile Zola, Au Bonheur des Dames. Aujourd’hui subsistent encore quelques guinguettes, telles que Chez Gégène, qui s’animent pendant les week-ends de la belle saison. Après la création de l’Indochine française, l’école Parangon est créée à Joinville-le-Pont. Dépendant de l’Alliance française et dirigée par l’ancien inspecteur colonial André Sales, elle accueille de jeunes Vietnamiens qui y préparent le brevet élémentaire et le brevet d’enseignement primaire supérieur

Pendant la Première Guerre mondiale, Joinville accueille un hôpital canadien. En 1921, Pathé y installe ses studios de cinéma qui, malgré diverses tribulations, dureront jusqu’en 1987. De très nombreux films y ont été tournés. En 1929, la ville de Paris annexe la totalité du bois de Vincennes, amputant Joinville d’une partie de son territoire et notamment de l’hippodrome de Vincennes et de l’école de sports, devenue INSEP. Une importante bataille oppose des Forces françaises de l’intérieur (FFI) aux soldats allemands. Elle fait 19 morts parmi les combattants de la Résistance et les civils, dont 12 Joinvillais.

En 1971, la construction de l’autoroute de l’Est (autoroute A4) entraîne la démolition de 130 pavillons et plusieurs restaurants avec terrasses en bord de Marne, notamment: quai de la Marne. En 1987, les studios de télévision (ancien studios de cinéma) de la SFP de Joinville sont fermés et transférés à Bry-sur-Marne.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

20.413 habitants

Région

Île-de-France

Département

Val-de-Marne
(94)

Trouver une église à Joinville-le-Pont

Recherche
No data was found