Maurepas
Histoire de Maurepas
Maurepas est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 18 611 habitants. Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée de Malus repastus en 1099, Malorepastu avant 1105, Malrepast au début du Moyen Âge, puis finalement. Homonymie avec Maurepas (Somme) (Malum Repastum en 1181). Il s’agit d’une formation toponymique médiévale, basée sur le français mal devenu mau- par vocalisation de [l] devant une autre consonne, suivi du français repas.
Ernest Nègre donne au mot repas, dans ce contexte, le sens de « nourriture des animaux, pâturage ». Le sens global du toponyme Maurepas est donc celui de « mauvais repas pour les animaux », c’est-à-dire de « mauvaise pâture ». Il n’y avait que peu de champs à l’origine et bien des marécages peu propices à la culture céréalière, sans compter les forêts, la place manquante peut faire penser qu’y manger mal était fréquent.
Le fond du vallon de Maurepas est habité dès la préhistoire. Des outils et des poteries datant du et du millénaire ont été retrouvés à proximité de la source (fontaine Saint-Sauveur) et le long du ru de la Courance. Au, le réseau des voies romaines se développe en Gaule. Deux grands axes se croisent non loin de Maurepas, sur le territoire de Jouars-Pontchartrain: la voie qui relie Paris à Dreux, et celle qui relie Beauvais à Orléans et à Chartres. Autour de ce carrefour se développe une agglomération nommée Diodurum, mentionnée dans l’ sous la forme Dioduro. Les fermes et les champs de Maurepas doivent contribuer à son alimentation en meulière ont dû succéder aux fortifications en bois des siècles précédents.
Avec la guerre de Cent Ans, le château appartient, sous Charles VI, au seigneur de Nancy, qui met, vers 1364 avec une troupe de brigands, à contribution les pays voisins. Les Anglais envoient finalement une équipe de mercenaires pour pacifier la région. Le château est pris d’assaut le 11 septembre 1432 et démantelé. Le donjon en ruine est toujours visible. La baronnie de Maurepas appartient encore à la maison de Chevreuse qui la vend en 1543 au duc d’Étampes Jean IV de Brosse dont la femme Anne de Pisseleu est la maîtresse de François. Avec la disgrâce de la duchesse, Maurepas est revendue dès 1551 au cardinal de Lorraine.
Le cardinal désigne Jean du Fay, duc de Chevreuse, comme intendant. C’est lui et ses héritiers qui gèreront effectivement Maurepas pendant un peu plus d’un siècle. L’église Saint-Sauveur reçoit en 1659 deux cloches offertes par ses descendants Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, et Charles d’Albert, duc de Luynes, le favori de Louis XIII. L’une des cloches sera fondue à la Révolution française. Lors de la construction du château de Versailles, un vaste chantier est lancé pour collecter toutes les eaux de la région afin d’alimenter les bassins et les fontaines. Deux rigoles sont creusées sur le plateau de Maurepas à partir de 1684; elles se rejoignent dans un bassin sec (l’étang des Bessières) puis un aqueduc enterré conduit l’eau vers l’étang des Noës (il passe encore sous le centre-ville actuel).
Ce drainage permet d’assécher les marécages et l’agriculture peut se développer sur le plateau. En 1691, Louis XIV érige Maurepas en comté et le cède à son ministre Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain. Son fils Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, sera ensuite ministre de Louis XV et de Louis XVI. Jusqu’à la fin des années 1960 Maurepas est un petit village vivant essentiellement de l’agriculture. Puis les champs cèdent la place à une urbanisation rapide, menée par le promoteur immobilier et urbaniste Jacques Riboud. En 1973, dès la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, la commune en fait intégralement partie.
Elle sort de son périmètre en 1984. La partie moderne de Maurepas est principalement l’œuvre de Jacques Riboud et de son architecte Roland Prédiéri: des pavillons mitoyens et des petits immeubles, un centre-ville piétonnier et de nombreuses sentes, des espaces de vie dans les quartiers, et une profusion d’arbres et d’espaces verts. Des lotissements ont ensuite comblé les espaces restés ou redevenus libres autour de ces nouveaux quartiers. Construit entre 1982 et 1983, le quartier des Friches est aujourd’hui classé prioritaire et compte près de habitants en 2020.
Patrimoine religieux
Maurepas « village » comporte plusieurs maisons datant. Les deux édifices les plus anciens sont les ruines du donjon, datant de l’an mil et détruit en 1425 et, à proximité, l’église Saint-Sauveur datant. Dans la partie nouvelle, plusieurs œuvres d’art monumentales ont été installées à l’initiative de Jacques Riboud. Fresques signées Robert Lesbounit