Montbrison

Histoire de Montbrison

Montbrison est une commune de Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 16 064 habitants. Antoine (1883) fait dériver le nom de Montbrison de la déesse gauloise Briso. En forézien, dialecte de l’arpitan, son nom est Montbréson (prononciation: ).

Moingt apparaît dans la table de Peutinger sous le nom Aquis Segete, connu aussi comme Aquae Segetae, qu’il ne faut pas confondre avec Aquis Segeste près de Sceaux-du-Gâtinais dans le Loiret, autre station romaine de bains très courue. Cette agglomération s’étend sur principalement occupés par des bâtiments publics comporte un imposant sanctuaire dédié à la déesse Segeta, un complexe de thermes sur un replat du relief et un théâtre sur une petite éminence. Une borne milliaire du IIIème siècle a été trouvée à Moingt, marquant une étape de la voie Bolène (Référence CIL 17-02, 00317 et CIL 13, 08866). Le bâtiment des thermes est ensuite devenu un prieuré médiéval, puis une fabrique, et enfin une maison bourgeoise. La ville de Montbrison se développe autour du château des comtes de Forez, dont elle devient la capitale à une date inconnue. Le comte Guigues IV fonde en juillet 1205 le chapitre de Notre-Dame, qui inclut un doyen, un chantre, un sacristain, un maître de chœur et neuf chanoines; et en 1229 il établit cinq chapelains. Le comte se réserve la collation des dignités chanoinies et prébendes, un droit dévolu au roi par la réunion du comté à la couronne. En 1362 lors de la guerre de Cent Ans, des routiers anglais saccagent la ville; cette date est donnée par Merle, qui différencie entre incendie et saccage.

Une autre date est citée, sans référence:
Le 23 décembre 1428, Marie de Berry autorise la construction de murailles sur requête des habitants de Montbrison et du doyen de l’église collégiale Notre-Dame pour éviter de nouveaux saccages. François la rattache à la Couronne. En 1562, pendant les guerres de Religion (France), Montbrison est prise et pillée par les protestants: profitant de l’absence du duc Jacques de Savoie-Nemours occupé dans le Lyonnais, le baron des Adrets François de Beaumont — homme cruel et sanguinaire —, guidé par ses deux généraux Poncenat et Saduret, parcourt le Forez avec sa soldatesque et s’empare de Montbrison dans la nuit du 14 juillet 1562. Le château est gouverné par Montclar (parfois épelé Montelar ou Montalard) et plusieurs gentilshommes conduits par Duchier (parfois épelé Ducher) s’y sont réfugiés. Retranchés dans le donjon, ils capitulent avec la promesse d’avoir la vie sauve. La promesse est renégée et presque toute la garnison est jetée du haut des remparts — les derniers sont épargnés grâce à un trait d’esprit d’un soldat sur le point d’être sacrifié. à la cour d’assises de Montbrison

L’ancienne commune de Moingt lui est associée depuis 1973. Les habitants de Moingt ont été consultés le 18 octobre 2009 sur le fait de procéder à une fusion complète des deux communes. Après plusieurs consultations des habitants de Moingt, la fusion simple de Montbrison et de Moingt a été prononcée par le préfet par arrêté le 14 mars 2012. Elle est effective depuis le 1 janvier 2013.
Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1991, elle est rachetée en juillet 1998 par la Société Historique et Archéologique du Forez, la Diana, qui en entreprend la restauration.

Patrimoine religieux

La salle héraldique de La Diana est aménagée aux environs de l’an 1300 par le comte. Un ensemble de 1970 blasons de l’époque décore sa voûte ogivale en bois, unique en France par son ancienneté. Les États de la province se réunissent dans ce haut lieu de l’histoire médiévale du Forez, et François y est accueilli en 1536. La Ville de Montbrison l’acquiert en 1862, à l’instigation du Duc de Persigny, ministre de Napoléon III et forézien, la restaure, y installe la Société Historique et Archéologique du Forez, qui en prend le nom, et y aménage une bibliothèque. Le musée archéologique, créé dès 1881, témoigne de la richesse du passé forézien à travers des collections paléolithiques, néolithiques, protohistoriques, et médiévales.

Au sommet de la colline centrale de Montbrison était positionné un château dont il ne reste que des ruines. À la place actuellement, il y a un calvaire avec trois croix installées en 1870. Des fortifications, il reste des remparts et la tour de la Barrière. Le palais de justice de Montbrison qui abrite le tribunal de proximité se trouve dans les bâtiments de l’ancien couvent de la Visitation qui est installé à Montbrison en 1643.

L’église du couvent, Saint-Marie, est construite en 1700-1701. Elle est couronnée d’un dôme construit par l’architecte dijonnais Martin de Noinville, élève de Mansart. On installe en 1717 une horloge.
En 1768, est entrepris la construction d’un grand corps de bâtiment sur les plans de l’architecte de Montbrison, Durand Aubert. La collégiale Notre-Dame-d’Espérance de Montbrison est fondée par Guy IV, comte de Forez.

La construction de cette église gothique s’échelonne sur presque deux siècles et demi (1223-1466). Classée monument historique, tout comme l’orgue Callinet qui y est installé, elle figure sur la toute première liste des monuments historiques de Prosper Mérimée en 1840. Avec sa belle architecture, elle est le cœur de la cité et une des plus belles églises de toute la région. La tour-clocher du, épaulée de contreforts, contribue à donner à la façade un aspect imposant. Le musée d’Allard comprend, notamment, une importante collection de jouets de la société française Gégé.

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Population

16.064 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Loire
(42)

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