La Flèche
Histoire de La Flèche
La Flèche est une commune de Sarthe, en Pays de la Loire, qui compte 14 937 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Feza, [de] Fecia en 1060-1081 (S.-Aubin, 254 et 361); [Apud] Fissam en 1087 (S.-Aubin, 746); Fleca en 1092 (Guillaume de Jumièges, p. 272); [Castrum quod] Fissa [dicitur] en 1083-1096 (Actus, p. 385); Fixiam en 1096 (S.-Aubin, 413; Orderic Vital, IV, 36); [Ad] Feciam vers 1100 (S.-Aubin, 751); Fissa en 1101 (S.-Aubin, 422); Feccia en 1103 (Latouche, Comté du Maine, p. 164); [Apud castrum] Fixe en 1120-1127 (S.-Aubin, 755); [Ad] Fisce [castrum] 1133 (S.-Aubin, 347); Flecchia, Flechiam [castrum possedit] au (Orderic Vital, II, 256); Fissa, Fixa vers 1160 (Ronceray, 359 et 401); Fissa en 1154-1189 (S.-Aubin, 759); La Flicche en 1308 (arch. dép., H 588); La Fleche en 1314 (Bibl. 93); La Fleiche en 1367 (Mélinais, p. 20); La Flesche, la Fleische en 1382 (Mélinais, p. 148); La Flaiche en 1429 (Revue du Maine, LXXV, 61).
L’altération en flèche, constatée dès le (voir supra) serait due au nom commun flèche. Selon Albert Dauzat, la forme initiale serait *Fiscia (villa), qui n’est pas attestée.
L’occupation humaine de la région semble très ancienne comme l’atteste la découverte d’outils néolithiques sur la commune de Cré-sur-Loir. Par ailleurs, la présence d’un grand nombre de mégalithes en Vallée du Loir tend à prouver une humanisation très ancienne et ininterrompue du pays fléchois. Aux confins du territoire des Cénomans (le civitas cenomanorum) et de celui des Andécaves, le territoire actuel de était rural. Une villa de l’époque gallo-romaine, c’est-à-dire une ferme importante, a été retrouvée sur le territoire de la commune, à l’emplacement de l’actuel quartier Saint-Jacques, dont l’église se trouve à l’emplacement de l’actuelle chapelle Notre-Dame-des-Vertus. D’autres sites de la périphérie fléchoise ont connu une occupation humaine très ancienne, ainsi que le montre la découverte d’une douzaine de sarcophages mérovingiens à proximité du coteau du Grand-Ruigné. naît après l’an mil et voit rapidement son importance grandir. Vers 1050, Jean de Beaugency (vers 1047-95), fils cadet de Lancelin seigneur de Beaugency et de Paula du Maine (dernière fille d’Herbert Eveille-Chien comte du Maine), recherche un site pour y construire un château dans son domaine de fissa, ou fisca. Il choisit d’établir sa forteresse sur une île du Loir, à l’emplacement de l’actuel château des Carmes.
Il fait construire un pont afin de détourner une partie du trafic commercial allant de Blois à Angers par cet endroit. Passant au pied de la forteresse, les marchands seraient contraints de payer des droits de passage. Jean de Beaugency est considéré à ce titre comme le premier seigneur de. En 1078, est assiégée par le Réchin, comte d’Anjou, soutenu par le duc, qui reproche à Jean de Beaugency de soutenir les Normands, ennemis des comtes d’Anjou. Jean de Beaugency reçoit le soutien de Guillaume le Conquérant. Un cardinal et quelques religieux vont officier en tant que médiateurs et la paix est conclue avant même que les combats n’aient commencé. Cette paix ne scelle pas pour autant la réconciliation entre le seigneur fléchois et Foulques le Réchin, qui revient assiéger la forteresse en 1081 et finit par la prendre et la brûler. Jean de Beaugency passe alors à l’Anjou.
Son fils Hélie de la Flèche qui lui succède est le premier à porter le nom de ce lieu-dit. Il achète le comté du Maine à son cousin Hugues V d’Este vers 1090/1093 et contribue au développement de la ville, avec notamment la fondation de l’église et du prieuré Saint-Thomas en 1109, qu’il confie aux bénédictins de l’abbaye Saint-Aubin d’Angers. À sa mort, Hélie ne laisse qu’une fille, Erembourg, qui par son mariage vers 1110 avec Foulques V le Bel ou le Jeune d’Anjou (fils du Réchin et futur roi de Jérusalem) réunit définitivement le Maine à l’Anjou, et avec lui la seigneurie de. Le sanctuaire fut également visité par Thomas Becket à peine un siècle plus tôt. Le château de est brûlé et bombardé par les Anglais en 1386. La forteresse est d’ailleurs assiégée plusieurs fois pendant la guerre de Cent Ans par ces mêmes Anglais, qui l’occupent jusqu’en 1418. Jusqu’au milieu du, est une ville ignorée par ses seigneurs, qui n’y séjournaient pas ou très rarement: les vicomtes de Beaumont-au-Maine appartiennent alors aux familles de Brienne (Louis d’Acre, par son mariage vers 1253 avec Agnès de Beaumont, petite-fille d’Agnès et Raoul VIII ci-dessus), puis Chamaillard d’Anthenaise (Guillaume, par son mariage vers 1340 avec Marie de Brienne-Beaumont, arrière-arrière-petite-fille d’Agnès et Louis d’Acre), éteints dans les Alençon-Valois (le duc Pierre II, par son union en 1371 avec Marie Chamaillard, fille de Marie de Brienne et Guillaume Chamaillard) puis les Bourbon-Vendôme (le duc Charles de Vendôme, par son alliance en 1513 avec Françoise d’Alençon, arrière-arrière-petite-fille de Marie Chamaillard et Pierre II d’Alençon) jusqu’au roi Henri IV, fils d’Antoine de Bourbon et petit-fils de Françoise d’Alençon et Charles de Vendôme (cf. Devenue veuve en 1537, Françoise d’Alençon décide de se retirer en sa seigneurie de, venue de ses parents et qu’elle avait reçue en douaire de son mari Charles (IV) de Bourbon-Vendôme, où elle meurt en 1550.
Le château féodal de, bâti sur le Loir, est vétuste et sans confort après avoir été dévasté par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Françoise d’Alençon fait alors entreprendre la construction d’une nouvelle demeure, le Château-Neuf, au nord de l’ancien château. En 1543, Françoise d’Alençon obtient de François l’érection de plusieurs de ses baronnies, dont celle de, en duché-pairie sous le nom de duché de Beaumont. Issu d’une famille bourgeoise de, Guillaume Fouquet de La Varenne entre au service de Catherine de Bourbon, la sœur du futur roi, en 1578. Deux ans plus tard, il devient portemanteau de celui qui n’est encore que le roi de Navarre. Jusqu’à l’assassinat d’ en 1610, Guillaume vit dans l’ombre du roi en prenant une part active aux événements importants du règne et en devenant l’un de ses plus fidèles conseillers. Il instaure des foires franches, exemptes de droits féodaux, et accorde aux Fléchois le droit d’apetissement sur les vins et boissons vendus intra muros. À une date indéterminée il devient le premier seigneur engagiste de La Flèche, et il l’est aussi de la baronnie de Ste-Suzanne en septembre 1604.
En 1595, Henri IV signe l’édit d’érection d’un siège présidial concentrant les affaires de Beaumont, Château-Gontier, Mamers, Sainte-Suzanne et Le Lude, ainsi que l’instauration de la cour prévôtale de. Par l’édit de Fontainebleau en 1607, confirme son attachement pour le collège de, en indiquant qu’il souhaite que son cœur soit prélevé sur sa dépouille après sa mort, puis placé dans l’église de ce collège. Au lendemain de la mort du roi, Guillaume Fouquet de La Varenne rappelle à la reine Marie de Médicis la promesse qu’avait faite. Le cœur du défunt roi est alors confié aux Jésuites et apporté à où le cortège fait son entrée au matin du 4, commandé par le duc de Montbazon. Le développement du collège se poursuit. Le 3, le jeune Louis XIII et la régente se rendent à et sont accueillis au Collège royal. En septembre 1615, le roi établit la municipalité de par un édit.
Élève au collège des Jésuites, il est passionné par les récits que font les missionnaires jésuites de leur séjour en Nouvelle-France. Il succède ensuite à son père dans la charge de receveur des tailles. Le 2 février 1630, alors qu’il prie devant la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont de l’ancienne chapelle du château des Carmes, il se sent appelé à fonder une congrégation religieuse hospitalière au service des pauvres pour se rendre en Nouvelle-France. Quelques années plus tard, il rencontre Marie de La Ferre, avec qui il fonde la congrégation des hospitalières de Saint-Joseph le 18 mai 1636. En 1640, il obtient de Jean de Lauzon qu’il lui cède la propriété de l’île de Montréal. L’année suivante, avec Jean-Jacques Olier et Pierre de Fancamp, il fonde la Société Notre-Dame de Montréal destinée à fonder une ville fortifiée en Nouvelle-France dans le but d’y instruire les peuples indiens. Il rencontre à Paris Paul de Chomedey de Maisonneuve qui accepte de s’engager avec lui et de financer son projet. Jérôme Le Royer et les autres membres de la Société Notre-Dame cherchent alors à recruter des hommes prêts à s’embarquer.
Ces hommes étaient, pour la plupart, originaires de même ou des villages voisins. Sur les fléchois, seuls 71 prennent le départ de Saint-Nazaire le 20 juin. Les visitandines s’installent à en 1646 et fondent un monastère, qui devient l’hôpital de la ville au lendemain de la Révolution. Les relations entre les Jésuites et les seigneurs de la ville se tendent à plusieurs reprises au cours. Les barons engagistes de La Flèche et de Sainte-Suzanne, marquis de La Varenne, continuent dans la descendance de de La Varenne jusqu’à la Révolution: ses fils et fille († 1697 en duel), Claude (1635-1699) et Catherine-Françoise (vers 1625-1661; x 1644 Hubert de Champagne marquis de Villaines-la-Juhel), puis leurs descendants Choiseul-Praslin, Anne-Marie de Champagne (1712-1783), fille aînée du marquis René-Brandelis et petite-fille du marquis Hubert, ayant marié en 1732 César-Gabriel de Choiseul duc de Praslin (1712-85), d’où postérité (cf. Le 12, conformément au souhait d’, le cœur de Marie de Médicis est transféré à et rejoint celui de son ancien époux dans la chapelle du Collège royal », est caché au presbytère de par le curé de Saint-Thomas, Pierre Hamelin, après s’être évadé du château de Vincennes où il était enfermé depuis cinq ans pour avoir pris part à la cabale des Importants de 1643 contre le cardinal Mazarin. se trouve à la tête d’un itinéraire reliant le Perche à la vallée de la Loire, par la vallée du Loir. Ce trafic existe encore au début du, avec des cargaisons composées de bois de la forêt de Bercé, de matériaux de construction et de vins de l’Anjou.
En 1762, le collège de est fermé, comme tous les autres établissements jésuites de France, après l’expulsion de la Compagnie de Jésus du royaume. La direction du collège est alors confiée à un groupe d’abbés. En 1764, des lettres patentes du roi y établissent une école de cadets préparatoire à l’École royale militaire du Champ de Mars. En 1776, confie la direction de l’établissement aux Doctrinaires sous le nom de « Collège royal et académique ». Les anciennes halles en bois sont reconstruites en pierre à deux reprises, en 1737 et 1772, afin d’y établir l’hôtel de ville. À la fin de l’Ancien Régime, est une sénéchaussée secondaire de la province d’Anjou, dépendante de la sénéchaussée principale d’Angers dans la généralité de Tours. L’élection de s’étendait sur une centaine de paroisses. Ce nouveau département est divisé en neuf districts, dont celui de.
Après la loi du qui institue les arrondissements, devient une sous-préfecture de la Sarthe. Pendant les premières années de la Révolution, est peu touchée par les évènements révolutionnaires, car bien que traversée par la route royale de Paris à Nantes, la ville reste à l’écart des grands courants. La guillotine est utilisée une seule fois à, le 28 novembre 1792. L’année 1793 est marquée par le début de l’insurrection vendéenne en réponse à la levée en masse décidée par la Convention le 23 février. Le 17 mars, le département de la Sarthe demande aux Fléchois de marcher contre la Vendée. Les Fléchois assistent au passage des Vendéens à deux reprises lors de la Virée de Galerne avant de repartir en direction du Mans le 10 décembre et de détruire le pont derrière eux. Néanmoins le même jour, le général Westermann reprend la ville et écrase l’arrière-garde des royalistes. Les blessés et les malades vendéens laissés à sont massacrés par les soldats.
Selon les généraux républicains environ meurent à ou ses environs. décide de transférer le Prytanée militaire de Saint-Cyr dans l’ancien collège de par un décret impérial rendu à Saint-Cloud le 24. Le transfert devient effectif au mois de juin suivant. C’est en 1857 que la statue en bronze d’, réalisée par le sculpteur Jean-Marie Bonnassieux, est érigée au centre de la place qui porte désormais son nom. En 1866, la commune de Sainte-Colombe est intégrée à celle de. Les Fléchois assistent à l’arrivée du gaz pour l’éclairage en 1869 et à celle du téléphone en 1897. En 1901, le premier réseau de distribution d’eau potable est inauguré. Le chemin de fer arrive à en 1871 avec l’ouverture de la ligne d’Aubigné et la construction de la gare.
Au début du, la commune était une étoile ferroviaire, ce qui permit le développement du quartier de la gare sur la rive gauche du Loir. Les cinq branches de cette étoile, gérées par la compagnie de Paris à Orléans, se dirigeaient vers Sablé, La Suze, Aubigné, Angers et Baugé. Quelques années après l’arrivée du train, il fut décidé la construction de la ligne de tramway entre Cérans-Foulletourte et afin d’établir une liaison directe entre Le Mans et la commune. Cette ligne fut mise en service le 27 par la compagnie des Tramways de la Sarthe. La présence du Prytanée, qui comptait environ au début du, et de la caserne de la Tour-d’Auvergne, inaugurée en 1877, donnaient à la ville une vocation militaire. La caserne vit se succéder plusieurs bataillons, dont le du RI, en garnison de 1900 à 1902, puis de 1907 jusqu’au début de la Première Guerre mondiale. Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, une ambulance est établie au Prytanée afin de soigner les blessés. Elle accueille jusqu’à 670 blessés à la fin de l’année 1870.
Peu après la mort de son propriétaire Émile Bertron-Auger en 1906, le château des Carmes est mis en vente. Un marchand de biens en fait l’acquisition le 30, sous réserve de le rétrocéder à la ville de lorsque celle-ci en manifesterait le désir. Pendant les quatre années du conflit, accueillit de nombreux réfugiés en provenance des régions touchées par les combats. Plusieurs hôpitaux temporaires furent également mis en place à destination des blessés revenant du front. La Première Guerre mondiale coûta la vie à. Un monument aux morts fut dressé en leur honneur et inauguré le 27 mai 1923 en présence du maréchal Foch. Le 1er, le château des Carmes, qui abritait l’hôtel de ville, est ravagé par un violent incendie. Il est reconstruit quelques années plus tard et les bureaux de la mairie y sont installés à l’automne 1928.
La ville se modernise avec la poursuite des travaux d’adduction d’eau et l’installation de l’électricité: les principales rues de la ville sont équipées au début de l’année 1923. En 1921, les bâtiments désaffectés de la caserne de la Tour d’Auvergne sont annexés au Prytanée afin de faire face à l’augmentation du nombre d’élèves au sein de l’école militaire. Ces bâtiments sont renommés « quartier Gallieni » en 1944. remet la croix de guerre des TOE au drapeau du Prytanée national militaire en 1954. Le mercredi 19, les Allemands font leur entrée dans et en organisent l’occupation dès le lendemain, en installant la kommandantur à l’hôtel de ville. Le 22 juin, les soldats allemands du d’artillerie arrivent en garnison à, où ils resteront onze mois. De nombreux immeubles sont réquisitionnés pour loger les occupants ou y installer leurs services: le foyer du soldat, le « Soldatenheim », est installé dans un immeuble de la Grande-Rue; les bureaux de l’organisation Todt dont le quartier général se situait au château de Mervé, sur la commune de Luché-Pringé, sont installés rue Saint-Jacques. En avril 1942, on dénombrait 364 prisonniers de guerre fléchois retenus en Allemagne.
Le STO, organisé par le régime de Vichy après l’échec de la relève, requiert le départ de 56 Fléchois pour l’Allemagne en 1943. L’avancée de l’armée allemande oblige élèves et professeurs à évacuer le Prytanée le 16 pour s’installer provisoirement à Billom, puis à Valence. Le « Petit Prytanée », qui regroupe les classes de la à la, s’exile à Briançon. Le Grand Prytanée (classes préparatoires) retrouve ses locaux fléchois en, tandis que le Petit Prytanée demeure à Briançon jusqu’en. Les combats ne cessent pas immédiatement dans la région. Le 11 août, le sous-lieutenant Paul Favre, professeur-adjoint au Prytanée, meurt sous les balles allemandes au cours d’une opération organisée par le commandant Tête, médecin au Prytanée, accompagné de plusieurs FFI. Les résistants avaient été avertis que les Allemands se rassemblaient dans un bois situé à quelques kilomètres du bourg de Thorée-les-Pins pour y détruire des munitions. Le conseil municipal fléchois est suspendu le 21 et remplacé par une délégation provisoire chargée des affaires communales.
La délégation, composée de seize personnes, se réunit trois jours plus tard et choisit pour président le docteur Jean Lhoste, alors en déportation. La délégation provisoire gérera la ville durant huit mois, jusqu’aux élections municipales d’avril-mai 1945. En 1961, la municipalité fléchoise fait l’acquisition des dix-sept hectares du domaine du château de Bouchevereau, sur lesquels le ministère de l’Éducation nationale fait édifier une cité scolaire rassemblant divers établissements. Bâtie en plusieurs tranches durant six années, la cité scolaire de Bouchevereau est inaugurée par le ministre Edgar Faure le 3. Le 1er, poursuit son expansion territoriale, avec l’annexion des communes de Verron et Saint-Germain-du-Val, un siècle après Sainte-Colombe. La fermeture de la ligne La Flèche ↔Le Mans en avril 1970 marque la fin du transport des voyageurs par voie ferroviaire à. La construction d’une rocade au sud-ouest de la ville afin de désengorger le centre-ville est entreprise en 1982. Les travaux de la nouvelle voie, impliquant la construction d’un nouveau pont sur le Loir, le troisième de la ville, durent trois années.
La rocade est inaugurée le 19 sous le nom d’avenue Charles-de-Gaulle. À la fin du, s’engage dans une politique de modernisation et d’embellissement de la ville. La municipalité lance de grands travaux d’urbanisme, avec notamment l’extension de la mairie entre 1993 et 1994, la construction de la gare routière en 1997, la rénovation de la Grande Rue en 1999 et celle de la place Henri-IV l’année suivante, le fleurissement de la ville ou encore l’aménagement d’une base de loisir au bord du lac de la Monnerie en 2000. Ces travaux d’aménagement urbain se sont poursuivis avec la rénovation des façades de l’église Saint-Thomas en 2010 puis les travaux de restauration de la Halle au Blé au cours de l’année 2012.