Auray

Histoire d’Auray

Auray est une commune de Morbihan, en Bretagne, qui compte 14 222 habitants. Auray semble provenir du latin Aula Régia (cour royale). Cela semble être confirmé par le toponyme en breton An Alre.

Auray a été classée par le Ministère de la Culture ville d’art et d’histoire jusqu’au printemps 2006. Auray est un nom de lieu, ayant pour origine un nom breton de personne, mentionné pour la première fois en 1069, Alrae, puis en 1168 Alrai, en breton Alré. La seigneurie d’Auray relevait de Guingamp avant de passer en 1034 dans la maison des ducs. En 1168, Auray est pris par le roi d’Angleterre. L’emplacement primitif d’Auray et de son ancien château est un promontoire situé au bord d’un plateau dominant le fond d’une ria avec un port et un gué sur une rivière côtière. Auray a donné naissance à deux bourgs situés de chaque côté du château

Après une motte castrale avec donjon attestés au, le château d’Auray est reconstruit à partir de 1201 pour. Il a ensuite été le lieu de séjour de plusieurs ducs de Bretagne. Sous le règne du duc Jean le Roux, la Chambre des comptes de Bretagne y a siégé en 1286 et 1287, avant de retourner à Muzillac. En 1289, son fils y assembla son Parlement. Le duc y épouse Isabeau d’Écosse le. Tombant en ruine, sa démolition est décidée, ses pierres vendues en 1559 et transportées pour reconstruire le fort de Palais à Belle-Île.

En 1341 Charles de Blois, candidat légitime à la couronne de Bretagne, en prit possession jusqu’à sa mort le à la bataille d’Auray (laquelle se déroula en fait sur le plateau de Rostevel, près du marais de Kerzo sur le territoire de la paroisse de Brech, mais tout près de la ville d’Auray) qui mit fin à la guerre de succession de Bretagne. On trouve trace d’une foire dès 1434: le duc crée celle de la Sainte-Élisabeth (le ), place du Saint-Esprit, pour financer la commanderie du Saint-Esprit (l’hôpital des pauvres). La châtellenie d’Auray était le chef-lieu du pays de Lanvaux qui était une des neuf grandes baronnies siégeant aux États de Bretagne, jusqu’à ce qu’elle soit réunie au domaine ducal et qu’elle soit remplacée en 1451 par celle de Quintin. En 1626 est fondé un couvent de Capucins, en 1632 un couvent de Clarisses est construit. En 1632, le Commandeur Isaac de Razilly accompagné de Nicolas Denys, Charles de Menou de Charnizay, trois Capucins, cinq Jésuites et 300 Hommes d’Elite partent du Port d’Auray pour rétablir la ville de Port-Royal en Acadie sous les ordres du Cardinal de Richelieu, deux autres vaisseaux les accompagnent. Benjamin Franklin débarque au port de Saint-Goustan le au début de la guerre d’indépendance des États-Unis pour demander l’aide militaire de la France à.

En 1789, au moment de la Révolution française, Auray était un siège royal établi en 1565 d’où relevaient plusieurs juridictions particulières, avec un commandant de place, une brigade de maréchaussée, un sous-commissaire de marine, une sénéchaussée qui relevait du présidial de Vannes. La ville avait le droit de députer aux États de Bretagne, elle était le siège d’un subdélégué, d’un bureau des cinq grosses fermes, elle possédait un collège, un hôtel-Dieu (hôpital de soins) et un hôpital général (hospice pour les pauvres). Auray devient chef-lieu d’un district de 1790 à 1795. Lors de la bataille d’Auray du les Républicains commandés par le général Lazare Hoche attaquent la ville d’Auray défendue par la division chouanne de Bois-Berthelot, alors forte de, qui tenait la tête de pont de Landévant-Auray de l’expédition contre-révolutionnaire. En 1795, après l’échec de l’expédition de Quiberon et la reddition des Émigrés commandés par Sombreuil le, la plupart des prisonniers sont transférés à Auray. Après un jugement sommaire par des commissions militaires où siègent des citoyens de la ville, 750 sont fusillés dans un pré en Brech sur la rive ouest du Loch, appelé depuis le Champ des martyrs, et inhumés sur place.

En 1829, leurs ossements sont exhumés et déposés dans le caveau d’une chapelle mémorial à la Chartreuse d’Auray. Cadoudal, chef chouan, est dans une partie de la paroisse de Brech qui fait désormais partie de la ville d’Auray. Une autre bataille d’Auray se déroule le lors de la chouannerie de 1815. Elle s’achève par la victoire des Impériaux qui repoussent les Chouans et prennent d’assaut la ville d’Auray. À la fin de l’année 1815, l’évêque de Vannes, Mgr de Bausset-Roquefort, installe un séminaire dans l’ancien couvent des Carmes, récupéré par le diocèse à la faveur de la Restauration. Le petit séminaire ouvre ses portes le avec soixante élèves, répartis en quatre classes, sous la direction du P.

En 1829 une chapelle expiatoire est construite près des marais de Kerso dans la prairie, dénommée depuis Champ des martyrs, où 711 émigrés faits prisonniers lors de la bataille de Quiberon en 1795, furent exécutés. Le Conseil municipal d’Auray demande dans une délibération en date du l’annexion à Auray d’une partie du territoire des communes de Brech et de Pluneret, arguant: « La ville d’Auray n’a pour ainsi dire aucun territoire. Une partie de son agglomération est située en Brech et se trouve comprise dans le canton de Pluvigner; c’est là qu’est située la station des deux chemins de fer improprement appelée jusqu’à ce jour gare d’Auray. Du côté de Saint-Goustan, une partie du faubourg dépend de la commune de Pluneret ». Le Conseil général approuva l’annexion en 1864 à Auray Le monument aux morts d’Auray porte les noms de et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

La gare d’Auray a été pendant la Seconde Guerre mondiale le lieu de transit du béton qui servit à construire sur les côtes de la région de nombreux blockhaus du Mur de l’Atlantique. Après-guerre, la collecte des déchets militaires amène la création d’une entreprise sur le lieu-dit Pi-park. Le monument aux morts d’Auray porte les noms de mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale., une institution qui existe toujours et que l’on peut notamment entendre au festival interceltique de Lorient. Après 1945 Auray connaît une période de reconstruction, de transformation économique et d’évolution urbaine. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, la ville se relève des privations liées à l’Occupation allemande et des pertes humaines dues à la guerre, qui s’est terminée en (mais sept soldats originaires d’Auray sont aussi morts durant la guerre d’Indochine et six mourront pendant la guerre d’Algérie; ainsi qu’un autre sur un théâtre d’opérations extérieur, à la suite d’un premier cas détecté le au Centre hospitalier voisin de Vannes (Morbihan) possiblement contaminé par un selon Stéphane Mulliez, directeur de l’ARS.

Le lendemain c’est douze cas dans le Morbihan: cinq à Crach, deux à Auray, trois à Carnac et un à Saint-Philibert. C’est sur sept communes autour d’Auray, dix de plus en jour, dont deux à Sainte-Anne-d’Auray et le, dont 53 sont revenus chez eux sans troubles, et trois décédés. Entre-temps, du Morbihan appliquent des mesures de restriction depuis le, avec confinés.

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Population

14.222 habitants

Région

Bretagne

Département

Morbihan
(56)

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