Autun
Saône-et-Loire · Bourgogne-Franche-Comté
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Autun
Autun, sous-préfecture de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, compte 13 145 habitants. La cité fut fondée sous le règne de l'empereur Auguste (-27/14) : son nom antique, Augustodunum, signifie « la forteresse d'Auguste ». Augustodunum fut dotée d'une enceinte d'environ 6 km, d'un théâtre romain de 148 mètres de diamètre, d'un amphithéâtre aujourd'hui disparu, du temple dit « de Janus » et de la pyramide de Couhard. Autun fut célèbre pour les Écoles méniennes, écoles de rhétorique qui attiraient dès 107 des étudiants de tout l'Empire. Assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270, la ville fut rebâtie au siècle suivant par Constantin. En 356, elle est assiégée par les Alamans puis libérée par Julien. Au Moyen Âge, Autun devient un grand pôle ecclésiastique et un important lieu de pèlerinage. En 1788, Talleyrand devient évêque d'Autun. En 1790, Autun est retenue comme chef-lieu de district du tout nouveau département de Saône-et-Loire. Le 9 septembre 1944, la ville est libérée par les troupes françaises débarquées en Provence, les FFI et les FTP. Le 11 février 1992, Autun reçoit le label Ville d'art et d'histoire.
Toponymie d'Autun
Avant la formation d'Augustodunum vers -10, la localité est attestée sous le nom d'Haedui, civitas Haeduae en -50. Au VIe siècle, Grégoire de Tours évoque Agustidunum et Monasterium Agusthidunensis. À partir du XIIIe siècle, les attestations se rapprochent du nom actuel : Ostum en 1254, Ostun en 1259, Otthun en 1376, Authun en 1666 et Autun en 1666 et 1783. Le nom antique Augustodunum est constitué du nom de l'empereur Augustus, associé au gaulois -dunon, « forteresse », pour former « la forteresse d'Auguste ».
Patrimoine religieux à Autun
La cathédrale Saint-Lazare, d'époque romane, est connue pour les sculptures de son tympan représentant le jugement dernier, signé de l'artiste Gislebert ; ce portail doit aux chanoines d'Autun sa préservation malgré les destructions d'œuvres médiévales commises au XVIIIe siècle. La ville conserve aussi la cathédrale Saint-Nazaire d'Autun. Le culte de Lazare d'Aix, évêque d'Aix-en-Provence du Ve siècle, dit aussi saint Lazare à Autun au XIIe siècle, répondait à celui de Marie-Madeleine présent à Vézelay. On y trouve également l'église Saint-Pierre-l'Estrier, classée au titre des monuments historiques en 1979, l'église Saint-Léger dans le village de Couhard et l'église du Sacré-Cœur dans le village de Fragny. La cité compte plusieurs chapelles : Saint-Nicolas, Sainte-Anne, Saint-Sacrement, Saint-Gabriel à l'hôpital, Saint-Georges au lycée militaire, Notre-Dame-des-Bonnes-Œuvres-et-des-Sept-Dormants (désacralisée) et Saint-Aubain. S'y ajoutent le couvent de la Visitation, monument historique, et la chapelle des bénédictines Notre-Dame. La tour des Ursulines, sur les hauteurs de la ville, est surmontée d'une statue de la Sainte-Vierge haute de 3 m, datant de 1862.
Saints liés à Autun
La cité revendique plusieurs figures : Thyrse († vers 155 ou 167), martyr chrétien mort à Autun, considéré avec Andoche comme apôtre et martyr de la ville ; Symphorien d'Autun († vers 178), martyr chrétien ; Lautein, dit Lothain (Autun vers 477 - Silèze vers 518), moine ermite fondateur d'un monastère sous le vocable de Saint-Martin ; Eptade d'Autun (fin du Ve siècle - 525), monétaire, ermite, prêtre et moine fondateur de l'abbaye de Cervon ; Germain d'Autun (Autun, 496 - Paris, 576), abbé de Saint-Symphorien, évêque de Paris, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; Léger d'Autun (v. 615 - Lucheux, 678), évêque d'Autun (659-678), torturé puis assassiné sur l'ordre du maire du palais Ébroïn, ayant présidé vers 670 le deuxième concile d'Autun après celui de 599 réuni par l'évêque Syagre ; Frodulphe, ou Frou, ermite, moine et abbé de l'abbaye Saint-Martin d'Autun.
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