Hagondange
Histoire d’Hagondange
Hagondange est une commune de Moselle, en Grand Est, qui compte 9 321 habitants. D’un nom de personne germanique Ingoald suivi du suffixe -ing (du germanique commun *-ingaz « appartenant à, venant de, descendant de », du vieil haut allemand ingan « rentrer (chez) » francisé administrativement en -ange. Hagelinga en 795, Angoldenges en 1128 (VTF 318), Angodange en 1179, Engeldingen (1473), Dagondenges (1484), Angeldinges (1528), Angeldinghen (1537), Angeldingen (1544 et 1614), Ingeldingen ou Angeldingen (1583), Ingeldingen (1622–1628), Engoldinge (1704), Angoudange (1708), Agodanges et Angodenges (1748), Hautgondange (1772-1774). En lorrain roman: Augondange et Haugondanche et Hoendéng, en allemand: Hagelingen.
Le parler local fait entendre: « Hakantanch ».
Le village dépendait de l’ancienne province des Trois-Évêchés, plus précisément du Val de Metz. Alors possession du chapitre de la cathédrale de Metz, le village de Hagondange fut revendiqué par le Luxembourg qui l’incendia, le pilla et le dévasta en 1517. La commune fut ensuite luxembourgeoise jusqu’au traité des Pyrénées de 1659. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi les armoiries du duché de Luxembourg figurent sur le blason de la commune. En 1790 Hagondange devient un village du nouveau département de la Moselle. En 1817, Hagondange comptait 275 habitants répartis dans 45 maisons.
En 1871, le Traité de Francfort consacre la défaite de la France face à la Prusse qui donne Hagondange, comme les autres communes de l’actuel département de la Moselle, à l’Empire allemand. Hagondange est rebaptisée Hagendingen. Si en 1900, la population est de 350 habitants, elle est de habitants dix ans plus tard. Pendant la Première Guerre mondiale, les hagondangeois se battent loyalement pour l’empereur. Nombre d’entre-eux tombèrent au champ d’honneur, principalement sur le Front de l’Est. La défaite Allemande donne le « Reichsland » à la France.
Les habitants accueillent avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Hagendingen redevient Hagondange. La Seconde Guerre mondiale et la tragédie de l’Annexion brutale de facto marqueront longtemps les esprits. Hagondange redevient Hagendingen. Les noms de famille et les prénoms sont germanisés. La langue Française est interdite même dans le cadre de la vie privée.
Le port du béret est interdit. Le clergé catholique est mis sous surveillance voire expulsé vers la France occupée. Les communistes sont pourchassés. Les jeunes gens et les jeunes filles sont astreints à une période de travail obligatoire. Les enfants doivent rejoindre les Jeunesses Hitlériennes. L’ enseignement se donne en Allemand et l’école sert la propagande du régime.
À partir de 1942, les jeunes gens en âge de porter l’uniforme sont incorporés de force dans les armées allemandes. Ils sont surtout envoyés sur le front de l’Est où certains, fait prisonniers par les Russes, sont incarcérés dans le camp de Tambov ou ne revinrent jamais. La commune sera libérée le par la armée de Patton, échappant aux derniers bombardements américains. Metz ne sera libérée que le après de rudes combats qui n’épargnèrent pas la bourgade voisine de Maizières-les-Metz. En 1911, Thyssen fonde la Stahlwerk Thyssen AG avec un projet initial comprenant quatre hauts fourneaux. Mais très vite, la décision est prise d’en ériger six, mis à feu entre 1912 et 1914.
Au lendemain de la première Guerre mondiale, l’usine est mise sous séquestre et attribuée en 1920 à l’Union des Consommateurs de Produits métallurgiques (UCPMI). La production atteint alors de fonte, puis en 1961. En 1967, pour la première fois depuis 1948, trois hauts fourneaux seulement suffisent à assurer la production. En 1973, les cinq hauts fourneaux, de de diamètre au creuset, ont une capacité de de fonte. Le HF2 est arrêté en 1974, suivi des HF1 et HF3 en 1977 et 1978. Les deux derniers hauts fourneaux (HF4 et HF5) sont éteints le.
Le groupe sidérurgique Ascometal passe sous pavillon britannique en. Le fonds britannique Greybull devient alors le nouveau propriétaire du groupe sidérurgique Ascométal en s’engageant à injecter 90 millions d’euros dont quinze en fonds propres et à diversifier la production d’acier décarboné vers l’industrie de l’armement. Mais si l’État français a, pour sa part, réellement apporté ses 85 millions d’euros. Greybull n’a investi que 1,5 million d’euros.