La Voulte-sur-Rhône

Histoire de La Voulte-sur-Rhône

La Voulte-sur-Rhône est une commune de l’Ardèche, en Auvergne-Rhône-Alpes, comptant 4 791 habitants. Le nom de la ville est attesté sous la forme Volta jusqu’aux environs de 1040. En ancien provençal, volta signifie « tournant de rivière »: selon Jacques Astor, la commune se trouvait autrefois dans un méandre du Rhône, alimenté en période de crue, qui passait par l’emplacement de l’ancienne fonderie et venait percuter le pied du rocher sur lequel s’élève le château. Par le passé, la commune portait le nom de La-Voulte, Lavoutte ou encore Lavoulte; elle doit son nom actuel de La Voulte-sur-Rhône au décret du président Sadi Carnot. Ses habitants sont appelés les Voultains et les Voultaines.

Le territoire communal abrite un site paléontologique de référence internationale, le gisement Lagerstätte, dont l’inventeur fut Joseph Fournet, professeur à l’Université de Lyon. Réputé pour la conservation exceptionnelle d’animaux marins datés du Jurassique, il s’étend sur les communes de La Voulte-sur-Rhône et de Rompon, à l’emplacement d’une ancienne exploitation minière de fer. Le site est aujourd’hui classé espace naturel sensible et appartient au département de l’Ardèche.

La Voulte apparaît dans une charte de saint Odilon, en 1025, qui signale la construction d’une église en ce lieu. En 1112, l’évêque de Viviers, Leodegarius, donne au prieur de Rompon six églises, dont celle du castrum appelé Volta. La seigneurie appartient alors à la famille possédant Clérieux. En 1151, l’empereur Conrad III accorde ou confirme à Silvion de Clérieux des droits de péage sur le Rhône à La Voulte et à Confolens. Le mariage de Mételine de Clérieu avec Guillaume de Fay fait entrer la seigneurie dans la famille du Fay, puis, par le mariage de Philippa avec Aymar II de Poitiers, comte de Valentinois, dans cette dernière maison vers 1197. Au cours du XIIIe siècle, la seigneurie passe à la branche Bermond d’Anduze, l’une des puissantes familles du Languedoc qui possédait également Anduze, Sauve, Sommières et une partie d’Alais, et qui pouvait battre monnaie. Les Bermond d’Anduze entrent en conflit avec les évêques de Valence et avec les Poitiers, conflits réglés par accords successifs jusqu’en 1305, lorsque le château avait été mis en main royale puis rendu après accord.

Au XIVe siècle, la baronnie passe par mariage à Philippe IV de Lévis, baron de Roche-en-Régnier, qui épouse en 1395 Antoinette d’Anduze. Bermond de Lévy reçoit la baronnie de sa mère en 1441; son petit-fils, Louis de Lévis, devient baron de La Voulte et chambellan de Charles VIII, fondant la branche de Lévis-Ventadour. Cette famille reste baron puis comte de La Voulte jusqu’à Anne-Geneviève de Lévis, qui transmet la seigneurie à son descendant Charles de Rohan, prince de Soubise, en 1724. Tout au long du Moyen Âge, un péage est établi à La Voulte sur le halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Le passé voultain est aussi celui d’une ville industrielle: des mines de fer aujourd’hui épuisées alimentèrent au XIXe siècle des hauts-fourneaux, dans le secteur du Parc Baboin Jaubert. La décadence de cette activité fut relayée par l’industrie textile, en particulier le tissage. Le chemin de fer dessert la ville depuis 1862 par la ligne de Livron au Pouzin et Privas, complétée par la ligne de la rive droite du Rhône finalisée entre 1873 et 1880; en face de la gare actuelle fut construite une remise à locomotives à vapeur, ou rotonde. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le pont suspendu enjambant le Rhône fut détruit par le génie français en juin 1940 pour ralentir l’avance allemande, et un bac assura un temps la traversée.

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Population

4.791 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Ardèche
(07)

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