Ardres
Histoire d’Ardres
Ardres est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 4 398 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Arda en 1084; Arde en 1119; Ardea en 1227; Ille locus, eo quod pascuus erat, a pastura dicitur Arda…, villa Ardua au; Ardre en 1412; Ardea prope Calesiam en 1472; Ardres en 1793 et depuis 1801.
Entre 1060 et 1070, Arnold, seigneur de la seigneurie de Selnessa-Ardres et vassal du comte de Guînes, élève une motte au milieu du marais sur laquelle il bâtit un donjon de bois. Il est le fils du premier seigneur de la dite seigneurie, Herred, familier du comte Eustache de Guînes, et d’Adèle, nièce de l’évêque des Morins (voir seigneurs d’Ardres). En 1096, Arnould II d’Ardres participe à la première croisade. Son nom figure dans la cinquième salle des croisades du château de Versailles. Au, comme d’autres cités du comté, Ardres dispose d’une administration communale relativement autonome par rapport au comte de Guînes, (commune): en 1254, Arnould III de Guînes déclare devoir à ses échevins de Guînes, Ardres, Audervic (Audruicq), et du pays de Bredenarde la somme de 20 700 livres parisis qu’ils avaient payé pour sa rançon. Ardres est en 1273 une des douze pairies du comté de Guînes, d’autres sources parlant des seigneurs d’Ardres en tant que barons du comte de Guînes.
Baudouin, sire de la Motte d’Ardres (seigneur d’Ardres; il s’agit de Baudouin IV de Guînes, dépossédé du comté de Guînes que son père Arnould III de Guînes avait vendu au roi de France) est un des treize barons du comté. En 1396, le roi Charles VI amène à Ardres sa fille Isabelle de France, destinée à Richard II, avant de rencontrer ce souverain le dans la plaine entre Ardres et Guînes, sur la frontière entre les deux royaumes, et de procéder à la remise de la princesse le 31. Le mariage a été célébré le à Calais (église Saint-Nicolas). Une troupe anglaise venue de Calais, cherche par une nuit noire à s’emparer d’Ardres, mais les soldats face à une population qui se défend ne peuvent qu’incendier le faubourg. Au, la ville accueille, qui y rencontre Henri VIII d’Angleterre lors de l’entrevue du Camp du Drap d’Or, qui se tient du. Le traité d’Ardres clôt les guerres entre François et Henri VIII d’Angleterre.
En 1596, l’archiduc Albert d’Autriche s’empare d’Ardres après un siège: la ville est rendue en 1598, à la paix de Vervins. Louis XIII, de passage à Calais, ordonne qu’on démolisse la citadelle d’Ardres gouvernée par Jean de Monchy, seigneur de Montcavrel. Celui-ci cherche à voir le roi à Calais, mais Louis XIII refuse de lui parler et part le lendemain pour Boulogne. Ardres a également accueilli des troupes dépendant du commandement d’étapes de Guînes en 1917-1918. Le bureau du commandement d’étapes est installé à la mairie et relié au central téléphonique d’Ardres. Il agit en liaison avec le gouverneur militaire de Calais.
Des travailleurs sont en poste dans la sucrerie d’Ardres au titre de l’effort de guerre. Adolf Hitler, arrivé la veille dans son train spécial à la gare d’Audruicq, traversa la commune en voiture pour aller inspecter les troupes et l’artillerie allemande sur la côte et passa Noël avec les troupes d’occupation. Par arrêté préfectoral du, la commune est détachée le de l’arrondissement de Saint-Omer pour intégrer l’arrondissement de Calais. Un arrêté reconnaissant l’état de catastrophe naturelle sécheresse a été pris, pour onze communes du Pas-de-Calais, dont Ardres, afin que puisse avoir lieu l’indemnisation par les assurances des cas de maisons ou bâtiments fissurés à la suite du retrait-gonflement des argiles.
Patrimoine religieux
La commune d’Ardres presente deux sites classés ou inscrits