Nogent
Histoire de Nogent
Nogent est une commune de Haute-Marne, en Grand Est, qui compte 3 548 habitants. Nogent est un type toponymique d’origine gauloise, basé sur l’élément celtique novio-, neuf, nouveau et le suffixe -ent(um) de localisation; ou plutôt le double suffixe -ant-io-, signifiant « nouveau », et le suffixe *-entum indiquant un village, un habitat; soit « le nouveau village ». Attestée sous la forme Nongentum en 1084, Noiant en 1157, Nojentum en 1188, Nogentum in Bassigniaco vers 1200, Nogentum in Bassigneio vers 1240, Nugentom in Basseigniaco 1249 – 1252, Nogent 1253, Nojaut 1255, Nojant an Bassignei 1274, Noviant 1277, Nongant ou Nongent 1326, Noigentum 14e siècle, Noigent en Bassigny 1412, Noigent le Roy en 1498, Nongent le Roy 1499, Nogent le Roy 1508, Nongeant le Roy 1576, Nogent le Haut 1732, Nogent – Haute- Marne en 1789.
En 1890, la commune a abandonné le nom de Nogent-le-Roi pour celui de Nogent-en-Bassigny.
En 1972, elle a absorbé celles voisines de Donnemarie, d’Essey-les-Eaux et d’Odival et, dans le même temps, changé son nom en Nogent simplement.
L’existence de mégalithes (dolmens, notamment celui de la Pierre Alot) prouve son origine fort ancienne. À l’époque romaine, le site se trouve sur le passage de la voie qui mène de Langres à Trèves. Ce n’est qu’en 610 que l’histoire fait mention de Nogent pour la première fois: Nogentum. On peut donc penser que la forteresse avait déjà une place importante à cette époque.
On ne sait pourtant pas qui gouvernait alors. Si c’est le cas, il ne nous est resté aucune trace de leurs actes et de leurs noms. D’après un historien, Roger de Blois, fils d’Eudes, comte de Blois et petit-fils de Thibaut, comte de Provins, aurait hérité de Nogent par son père et mourut en 1024. Il fut repris par des membres de la famille, puis le seigneur de Broyes et Beaufort eut une fille qui pour son mariage apporta en dot la seigneurie de Nogent.
De cette union naquit Renier qui fut témoin avec Milon de Chaumont, d’une transaction passée entre le duc de Bourgogne et l’abbaye de Saint-Bénigne de Dijon. Il refusa de reconnaître la suzeraineté de Robert de Bourgogne, évêque de Langres (fils de Henri de Bourgogne), qui était alors un des plus riches seigneurs du royaume. En effet, Hugues, Comte de Champagne, en épousant Élisabeth de Bourgogne était devenu le cousin de l’évêque de Langres et prit son parti, tous deux vinrent mettre le siège devant le château de Nogent. Ainsi qu’il résulte de la charte suivante, les vainqueurs donnèrent alors à l’abbaye de Saint-Bénigne de Dijon l’église Sain-Jean, l’église Saint-Germain et une petite chapelle qui se trouvait dans les habitations seigneuriales.