Steenwerck
Histoire de Steenwerck
Steenwerck est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 3 540 habitants. Au cours de l’histoire, plusieurs dénominations sont apparues Pour la période pendant laquelle le moyen néerlandais est parlé (1150-1550), on remarque Puis dans divers documents, on parle de Stewerc.
Dans la langue néerlandaise moderne Ces vocables évoquent une « construction » en pierre érigée à l’emplacement du bourg: l’ancien temple romain (voir: église Saint-Jean-Baptiste).
Steenwerck aurait été créée par les Francs. La première mention de Steenwerck remonte au: 1160. L’invasion de Steenwerck s’est faite par la Becque (de Saint-Jans-Cappel à la Lys). En 1160, le comte de Flandre Thierry d’Alsace, et son fils Philippe d’Alsace, donnent à Steenwerch une keure (charte communale). En 1561, un habitant de Steenwerck est trouvé porteur d’un Nouveau testament en français annoté par Jean Calvin, un des fondateurs du protestantisme; il est torturé, brûlé vif pour l’exemple. Anne de Wulf (†1596), originaire de Steenwerck, est abbesse de l’abbaye de Saint-Victor à Bergues.
Elle enrichit l’abbaye d’une relique du saint patron du couvent, reçue d’une abbaye d’Allemagne, et assure le déménagement du cloître à l’intérieur de la ville de Bergues pour la protéger des exactions comme celles subies pendant la furie iconoclaste. Du point de vue religieux, la commune était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d’Ypres, doyenné de Bailleul. Le commerce se faisait par la Becque, canalisée et garnie d’écluses, jusqu’à la Lys. Les tisserands livraient leurs pièces de drap au port situé au centre du bourg et repartaient vers Armentières, cité de la toile. On accédait à Steenwerck par des bateaux à fond plat appelés martscheps (bateaux du marché). Par ce moyen les agriculteurs livraient leurs produits vers les villes voisines.
Le commerce était aussi important avec Bailleul. Au milieu du XIXe siècle, les bateaux étaient encore utilisés. En 1931, un tramway relie le hameau du Seau à Bailleul à Steenwerck. Entre 1909 et 1949, une ligne de tramway relie Ypres à Steenwerck, via Neuve-Église et Warneton; il s’agit de la ligne de tramway 361. Steenwerck fut presque entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale. La commune reçut à ce titre la Croix de guerre 1914-1918.
Le village a connu l’occupation allemande, avant d’être libéré par les troupes britanniques du Major Clayton Lee Bannister, le. Un groupe de résistants s’était constitué à Steenwerck sous la direction de Jean Chieux, natif de la commune qui a travaillé en liaison avec le capitaine Michel (Michael Trotobas) puis avec Pierre Séailles.
Patrimoine religieux
L’édifice est situé à l’emplacement d’un temple romain. Déjà mentionnée au XIIe siècle (1182), il détient des fonts baptismaux du XVIe siècle (1587). Détruite durant la première guerre mondiale, l’église de style romano-byzantin (clocher) fut reconstruite en 1923 sur les plans d’Armand Lemay, architecte lillois. Elle est composée d’une nef et de deux bas-côtés.
Dans le chœur, les vitraux de Pierre Turpin, maître verrier lillois, retracent la vie de Saint Jean-Baptiste. À l’intérieur de l’édifice est visible une maquette au 1/ de l’église, réalisée en 1951. Une parcelle de terrain a été offerte par Amand Chieux.
Certains habitants de La Croix du Bac ont donné de l’argent, d’autres ont apporté leur main-d’œuvre et des matériaux. C’est ainsi que l’église de Notre-Dame des Sept Douleurs a été construite. Lorsque l’église a été terminée, les gens ont demandé un prêtre au diocèse. L’évêque, connaissant l’opposition des autorités locales de Steenwerck, a refusé.
Mais les paroissiens ont menacé de chercher un pasteur protestant, ce qui a amené l’évêque à changer d’avis et à créer une nouvelle paroisse, le, avec son propre curé, l’Abbé Leleu. L’intérieur de l’église est décorée de 27 statues de dévotion aux saints populaires. Pour cette raison, l’église est aussi appelée « le reliquaire des ferveurs populaires ».