Veynes
Histoire de Veynes
Veynes est une commune de Hautes-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 3 238 habitants. On trouve le nom Venavella en 739, dans le testament du patrice Abbon (cartulaire Saint-Hugues de Grenoble) mais le document original étant perdu, cette graphie n’est pas sûre et ne désigne pas forcément Veynes. En effet, d’autres chartes plus récentes donnent le nom Vedenetto,
(attesté en 1100) nom construit sur la même racine pré-celtique *ved- (hauteur) que Vedène et Vézénobres. Le nom de la localité est, aussi, attesté sous les formes Vehenetum en 1135, Vedenez en 1140, Veene en 1150, Veyne dès 1516 dans les chartes de la chartreuse de Durbon; Vèino en provençal.
Le territoire communal est l’objet d’occupation humaine dès le néolithique moyen, environ 4000 ans avant notre ère. En 2024, au cours d’un chantier d’archéologie préventive avant un projet immobilier sur le secteur Saint-Marcellin-le-Plat, un ensemble de stèles monolithiques et de tumulus sont mis à jour, accompagnées de petit mobilier attribué à la culture chasséenne et de traces de gravure et de peinture. L’ensemble du site dénote un site cultuel ou une nécropole, comme en témoignent des résidus de crémation humaine. Les analyses en laboratoire devront le déterminer et le mobilier collecté sera ensuite confié au musée départemental à Gap.
Du fait de sa situation géographique, Veynes a toujours été un lieu de passage. Une mutatio (halte), Dauianum, est citée en 333 dans le manuscrit anonyme appelé Pèlerinage de Bordeaux à Jérusalem, après la mansio de Mons Seleucus (La Bâtie-Montsaléon). Cette étape sur la voie romaine, se séparant à Vapincum (Gap) de la grande voie domitienne, se scindait elle-même peu à l’ouest, pour joindre d’une part Die et Valence et d’autre part Vaison et Orange. Un « chemin romain » est toujours visible au-dessus de l’entrée est de Veynes, mais il a été plusieurs fois remanié (dont au XIXe siècle).
Il occupe toutefois probablement le tracé de la voie qu’emprunta Jules César se rendant en Gaule. La première implantation du bourg, dans les années du Haut Moyen Âge, se fait sans doute autour du prieuré de Saint-Sauveur, attenant à l’église paroissiale. Le quartier du Reclus (aujourd’hui le sommet du Bourg) garde la trace de ce premier emplacement sans doute fermé, aujourd’hui intégré dans la ville. Comme dans toute la Provence, les habitants s’installent ensuite sur des hauteurs.
Patrimoine religieux
La municipalité de Veynes a placé auprès de la plupart de ces monuments ou curiosités des panneaux explicatifs.