Rinxent
Histoire de Rinxent
Rinxent est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 3 028 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Erningasten, Erningasem de 1107 à 1117; Rinningshem en 1119; Renningesem en 1157; Rininghessem en 1179; Renguenscen en 1200; Renningsessem en 1206; Erningessem en 1286; Eringhesen au; Renighesen, Reinghesen à la fin du; Ringhessem en 1336; Reninguehan en 1372; Ringuesent en 1396; Reninghessent en 1422; Ringuessent en 1480; Renguessant au; Renesguessent vers 1512; Rinquessent en 1523; Ringhuessen, Rainghessent en 1559; Raincqsen en 1658; Rincquessent en 1659; Rincquesent au; Rinquexent en 1739; Rinxen-la-Gonterie en 1774; Rinxent en 1793 et Rinxen puis Rinxent depuis 1801. Les formes anciennes de Rinxent montrent à l’évidence qu’il s’agit d’un toponyme apparenté à Hubersent et à Tubersent, c’est-à-dire formé avec l’appellatif germanique -hem « maison, foyer ».
Le premier élément s’explique par un nom de personne germanique mal défini, peut-être Erno, devenu Reno par métathèse, suivi, comme pour Humbold dans Hubersent, du suffixe -ing[a]. La double suffixation -ing(en)-hem est typique du flamand.
Sur la commune de Rinxent, à Hydrequent et du côté de la Vallée heureuse, se trouvent plusieurs grottes considérées dans les années 1860 comme des curiosités archéologiques. Dans l’une d’entre elles, une fouille a révélé, à une profondeur d’environ, des ossements considérés comme de provenance humaine, des fragments de poterie grise et des morceaux de charbon brûlé. L’endroit aurait servi de cimetière aux plus anciens habitants.
Le village de Rinxent est une ancienne station romaine, dont les habitants gallo-romains adoraient Mercure et vénéraient les déesses mères, divinités mystérieuses dont le culte était répandu dans la Gaule. Les deux bas reliefs trouvés dans la démolition de l’église de Rinxent en 1860 sont les preuves de ce culte. L’un des bas reliefs représente le dieu du commerce et de la tromperie, et l’autre, la triade féminine de la maternité gauloise.
La première mention de Rinxent dans l’histoire se trouve dans une charte de 1107 avec la graphie Renninghehem. qui signe en 1107-1117 les chartes relatives aux donations que Warin de Fiennes avait faites en faveur de l’abbaye Saint-Médard d’Andres.
Patrimoine religieux
de Rinxent.La première pèse 806 kilos (note fa) portant l’inscription LAUDETUR J.C FILIUS DEI VIVI, elle se nomme Louise Adélie.