Sennecey-le-Grand
Histoire de Sennecey-le-Grand
Sennecey-le-Grand est une commune de Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 2 922 habitants. Sennecey s’appelait initialement Siniciacus. Ce mot devint Seniciacus puis Seneceyo, Seneceyum, Senesce, Senecey, Sennecey et enfin Sennecey-le-Grand.
La seigneurie locale s’étala sur sept siècles, de 1113 à 1846. À la veille de la Révolution, Sennecey-le-Grand disposait d’un relais de poste aux chevaux, implanté entre celui de Chalon-sur-Saône et celui de Tournus, disposant de 28 chevaux (en 1786). Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Grand-Sennecey. Institué chef-lieu de canton en 1790, il le demeure jusqu’en 2015, date à laquelle le canton disparaît pour être intégré dans le canton de Tournus. En 1821, l’architecte Zolla construit le lavoir. En 1824, l’ultime seigneur de Sennecey, le duc de Poix, cède son château délabré à la commune de Sennecey-le-Grand.
Seules les dépendances et les quatre bastions d’angle sont conservés, et la nouvelle église est inaugurée en. Sennecey-le-Grand est au cours du XIXe siècle, un important centre d’ébénisterie, dont les artisans créent, notamment, des armoires rustiques dans le. Les menuisiers sont établis dans le bourg de Sennecey et dans les communes environnantes de Varennes-le-Grand, Nanton, Étrigny et Lalheue. Ils ont nom Claude Petit, Jean Mauguin, François Ducard, Claude Laborier, Jean Chaux, François Dufy. L’avant-garde de l’armée de Lattre, dont le débarquement a lieu le 15 août en Provence, manque de carburant. C’est à hauteur de Sennecey-le-Grand que les troupes alliées s’opposent aux troupes allemandes, en reflux vers l’Alsace, équipées de canons et blindés.
La virulence des Allemands provoque de violents combats. Le secteur est truffé de maquis, dont celui de Corlay à Nanton, où se trouve le poste de commandement d’André Jarrot, chef des services gaullistes pour la Saône-et-Loire. Renforcés par les maquisards de Saint-Gengoux, les résistants, à l’offensive, convergeant vers Sennecey avec les hommes du bataillon SAS qui disposent de quatre jeeps sous le commandement du lieutenant Guy de Combaud. Celles-ci effectuent un raid meurtrier sur la route nationale 6, mais sont ensuite prises sous les tirs allemands et décimées. Les Allemands, tôt le matin, ont renforcé leur défense en investissant le village voisin de Laives et la colline de Saint-Martin qui domine ce territoire. À cela s’ajoute une succession d’événements malheureux, comme cette bavure des avions américains mitraillant des maquisards entre Nanton et son hameau de Vincelles (7 morts).
De plus, à Laives les Allemands ciblent la population civile et fusillent seize otages. Ce n’est qu’en toute fin de journée, que les colonnes allemandes sont repoussées vers le nord, pourchassées par l’aviation alliée. Le bilan est meurtrier, avec quatre-vingt tués côté allié (FFI, SAS, soldats de la 1re Armée) et dix-sept otages fusillés. Les pertes allemandes sont difficiles à évaluer: Les estimations vont de 400 à 700 tués. C’est au tour de la ville de Chalon-sur-Saône, située moins de au nord, d’être libérée. L’année 1967 a vu la fondation à Sennecey-le-Grand d’une société savante: la Société de sciences naturelles de Sennecey-le-Grand, créée par le pharmacien R.
La princesse Anne d’Angleterre ainsi que Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, sont présentes lors de la cérémonie de commémoration du de la libération de Sennecey-le-Grand.
Patrimoine religieux
Sont à découvrir sur le territoire de Sennecey-le-Grand, mort le avec cinq de ses parachutistes, à Sennecey-le-Grand.