Morbecque

Histoire de Morbecque

Morbecque est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 2 509 habitants.

À l’origine il y avait deux forteresses à Morbecque. Avant la Révolution française, la paroisse était incluse dans le diocèse de Thérouanne, puis à la disparition de celui-ci dans le diocèse de Saint-Omer. En 1295, le chevalier Walter de Relenghes, seigneur de Morbecque, confirme des lettres de Mathilde, sa mère, châtelaine de Saint-Omer, en faveur de l’abbaye de Watten et datées du mois de -1259. La seigneurie de Morbecque est détenue au par un descendant de la maison de Saint-Omer, dit de Saint-Omer Morbecque. En 1328, le château de Morbecque est assiégé par le duc de Normandie. Après 8 jours de siège, la forteresse se rendit et fut démantelée.

Guillaume de Saint-Omer Morbecque, son épouse ainsi que deux de ses fils furent massacrés. Seul dernier fils, Denis fut épargné.
En 1356, Denis de Morbecque, fils de Guillaume de Saint-Omer Morbecque, durant la chevauchée du Prince noir en 1356, s’illustra auprès du Prince Noir à la bataille de Poitiers en faisant prisonnier le roi de France, Jean II le Bon. Lors de cette bataille, un autre membre de la famille, Jean de Saint-Omer, sire de Morbecque, est fait prisonnier avec le roi Jean (à l’époque, il arrive assez fréquemment que des membres de la même famille combattent dans des armées opposées). Yolande de Flandre, qui détient alors le château de la Motte-au-Bois, va payer sa rançon, 850 moutons d’or de France, à Jean Philippes de Londres le. En 1418, Thierry de Moerbeck est gouverneur du château de la Motte-au Bois. En 1484, Indoque de Saint-Omer, seigneur de Moerbeck, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, occupe la même fonction.

Il est sans doute le même personnage que Josse de Saint-Omer, chevalier, seigneur de Morbecque, chambellan du duc de Bourgogne (Charles le Téméraire), seigneur d’Alembon du fait de son mariage vers 1460 avec Jeanne (ou Jacqueline) de Hondrecoustre (voir seigneurs d’Alembon). En 1581, Jean de Saint-Omer, seigneur de Moerbeck, vicomte d’Aire, est à son tour gouverneur de La-Motte-au-Bois. Fin du – début du, le seigneur de Morbecque est Charles de Saint-Omer, né à Morbecque, seigneur du lieu, grand bailli héréditaire de Saint-Omer, savant naturaliste qui fut le à créer dans le pays un jardin botanique et une collection d’oiseaux. À cette époque, plusieurs personnages sont dits de Morbecque, ainsi en, sont données à Malines, par Charles, archiduc d’Autriche, des lettres d’anoblissement pour Jean Pyelles, dit de Morbecque, extrait de notable génération. La seigneurie de Morbecque fut érigée en baronnie, puis en comté, enfin en 1629 en marquisat. Par lettres données à Bruxelles le, est érigée en comté la terre et seigneurie de Morbecque, en y adjoignant les fiefs de Scheystrach, Zinneghem en la tenance de Morbecque, de Minqueval en la tenance d’Hazebrouck, de Zenecote en la tenace de Berquin (Vieux-Berquin), et de la Bourre tenue de Cassel, en faveur de Robert de Saint-Omer, vicomte d’Aire (Aire-sur-la-Lys), seigneur dudit lieu, issu des anciens châtelains héréditaires de Saint-Omer et des comtes de Fauquembergues (maison de Saint-Omer), dont il porte les armes pleines.

Il a pour ancêtres Denis de Morbecque, Pierre de Morbecque qui a reconquis pour Maximilien les villes de Saint-Omer et de Dunkerque, Jean de Saint-Omer, à qui fut conféré, après la mort de leur oncle, le gouvernement de la ville d’Aire. Par lettres données à Madrid, la terre et comté de Morbecque est érigée en marquisat en faveur de Jean de Montmorency (maison de Montmorency), comte d’Estaires et de Morbecque, chevalier de la Toison d’Or, en reconnaissance des signalés services rendus par la famille. Des lettres de Madrid érigent la terre et seigneurie de Robecque (Robecq) en principauté au bénéfice de Jean de Montmorency en y incorporant la ville et vicomté d’Aire (Aire-sur-la-Lys), les villages de Blessy, Blesselles, Saint-Quentin, Glomenghen, Famechon. Jean de Montmorency est ainsi prince de Robecq, marquis de Morbecque, comte d’Estaires, vicomte d’Aire, baron d’Haverskerque et des Wastines, seigneur de Robecq et de Bersée. Thomas Becket séjourna au château de la Motte-aux-Bois, ainsi qu’Isabelle de Portugal qui y habita à la mort de son mari. Ruiné par les guerres il est reconstruit à la fin.

Morbecque est considérée comme « le village aux sorcières »: à la fin du, Antoine de Montmorency, chevalier de Morbecque, a mené une répression féroce contre elles.
La devise des sorcières: en flamand occidental. Anne-Louis-Alexandre de Montmorency, propriétaire du château de Morbecque, a soutenu financièrement à la fin du le peintre Nicolas Ruyssen à ses débuts en le logeant dans son hôtel parisien. Pendant la Révolution française, Morbecque a absorbé La Motte-au-Bois entre 1790 et 1794. La municipalité s’est opposée à l’enlèvement des cloches tel que décidé par la Convention nationale. Les paysans de Morbecque se soulèvent contre la conscription. Trente-et-un d’entre eux sont immédiatement emprisonnés par le nouveau pouvoir républicain.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il y avait à Morbecque une rampe de lancement de fusées V1, située au bois des Huit-Rues.

Patrimoine religieux

Un petit panneau d’information aux abords immédiats de l’église résume les vicissitudes de l’édifice. L’auteur du texte reproduit ci-dessous n’est pas indiqué. Elle est repérable en raison de son imposante tour carrée centrale d’une hauteur de 25m surmontée d’une flèche de même hauteur. L’église a connu trois destructions (en 1527, 1918 et 1940) dont la dernière le 27 mai 1940 fut la plus dévastatrice, Il fallut tout reconstruire.

Informations Clés

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Population

2.509 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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