Pluduno

Histoire de Pluduno

Pluduno est une commune de Côtes-d’Armor, en Bretagne, qui compte 2 208 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Pludunou vers 1330, Parochia de Pledunou en 1341, Pluduno en 1426. Une autre hypothèse indique qu’il s’agirait d’une formation toponymique bretonne en plou- (« paroisse ») associée au mot dun (« position élevée »). En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, une prononciation du nom de la localité a été rapportée sous la forme « Pyeudeno » en 1954 par Henri-François Buffet.

En breton, la forme normalisée donnée par l’Office public de la langue bretonne est. Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,6 % des toponymes de la commune sont bretons.

La voie romaine de Corseul à Erquy passait par Pluduno; certains toponymes en rappellent le tracé comme « La Millière » (une borne milliaire y a été trouvée); elle a été utilisée par la suite au Moyen-Âge sous le nom de « Chemin ferré » ou « Chemin chaussé » et empruntée par les pèlerins (comme l’attestent des toponymes comme Ville-Pèlerin, Saint-Roch (saint Roch était le patron des pèlerins) et La Madeleine (sans doute une maladrerie dédiée à sainte Marie Madeleine). La châtellenie de Galinée était majeure dans la région, elle était la plus importante du coin avec le château du Guildo et du Val. Charles de Blois donna en 1341 le domaine de la Ville-Hamon à Étienne Goyon en raison de ses services lors de la guerre de Succession de Bretagne. En 1440 la Ville-Robert appartenait à Alain de Saint-Méloir. Le château de Monchoix est construit en 1759.

de Pluduno et Saint-Lormel (parties nord) datant de 1775 environ. En 1778 une épidémie de choléra fait 182 morts à Pluduno; la cure est à l’alternative: le Pré-Morvan, haute justice, et le Plessis-Men, moyenne justice, à M. L’Anglois Dupré-Morvan; le Rocher, moyenne justice, à M. (.) Ce territoire, coupé de ruisseaux qui vont se jeter dans la mer, produit du grain, du foin, du lin, et du cidre. Cette modification territoriale, effective en 1864, fit passer Pluduno de à hectares et de à habitants. Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Pluduno possède une école de garçons (ouverte en 1848) ayant 64 élèves et une de filles en ayant 103, que son territoire est plat et uni au centre, mais accidenté au nord et à l’est sur les bords de la rivière de Guébriand et de l’Arguenon, que la chapelle de Bois-Robert est desservie régulièrement et celle de la Ville-Guérin quelquefois.

Il indique aussi qu’on voit encore les restes des châteaux de Boisfeuillet et de Guébriand et les châteaux modernes de Monchoix, de la Ville-Robert, de la Ville-Meneuc, de la Ville-Guérin, du Bignon et du Plessix-Méen. Il précise aussi qu’« on embarque, sur l’Arguenon, au Petit-Marais et à la Nouette, des grains pour être exportés par le port du Guildo ». Charles de Margeot de Villemeneuc développa l’élevage des chevaux de course, activité qui perdura jusque pendant l’entre-deux-guerres. La nouvelle église paroissiale est construite en 1863-1864; elle est consacrée en 1877 et sa flèche est achevée en 1886 sont morts sur le sol français dont Charles du Boishamon, capitaine, tué à l’ennemi le à Bouchavesnes (Somme) fait chevalier de la Légion d’honneur et décoré de la médaille coloniale et Pierre Drouet, soldat, mort des suites de ses blessures le à l’hôpital auxiliaire de Berck (Pas-de-Calais), décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre. Le bourg de Pluduno est électrifié en 1925; les zones rurales le furent par la suite, maréchal-ferrant à Pluduno, fut fait chevalier de la Légion d’honneur en. Le monument aux morts de Pluduno porte les noms de 9 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale: deux sont des soldats morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France (Jules Lesaignoux et André Poisson, ce dernier en Belgique); Joseph Dibonet, résistant, a été tué à l’ennemi le à Plancoët; Joseph Cordon est mort alors qu’il était prisonnier de guerre en Allemagne; Romain Carfantan est décédé dans des circonstances inconnues à Rennes; Eugène Besnou est une victime civile de la guerre (tué à Rennes) de même que les trois personnes tuées le à Pluduno (ce jour-là un groupe de résistants est rassemblé près de l’église afin de participer aux combats de la libération lorsqu’un convoi Allemand arrive venant de la Ville-Echet.

Les Allemands ouvrent le feu et 3 civils sont tués: Marie Levavasseur, Marie Salmon et Constant Lecrubier).

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Population

2.208 habitants

Région

Bretagne

Département

Côtes-d'Armor
(22)

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