Nivollet-Montgriffon
Histoire de Nivollet-Montgriffon
Nivollet-Montgriffon est une commune de l’Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes, comptant 115 habitants. En 1375, la seigneurie de Montgriffon appartenait à Hugues, seigneur de Gramont, Lompnès et Montferrand. Par décret du 7 février 1533, la seigneurie fut léguée à Éléonore de Varey, puis, par second mariage, à Étienne de Fetans, seigneur d’Arbuzenier, dont les héritiers l’aliénèrent à la maison de Moyria, baron de Chatillon-de-Corneille. Jean Philibert de Moyria obtint l’autorisation d’une fourche patibulaire dans sa terre, consécration de ses droits de haute, moyenne et basse justice. Au XVIIIe siècle, le fief revint successivement à la famille Reverdy de Montberard, puis Trollier, puis Orsel de la Tour, n’étant plus alors qu’une dépendance de la baronnie de Chatillon-de-Corneille. Le 3 janvier 1883, Montgriffon prit la dénomination Nivollet-Montgriffon, le chef-lieu étant déplacé à Nivollet.
Au printemps 1943, dans une ferme abandonnée cachée au fond des gorges de Nivollet-Montgriffon, des réfractaires au STO suivirent un entraînement militaire. Ce camp, dit « des Gorges », fut créé par Henri Romans-Petit, un ancien de Saint-Cyr, qui prépara au combat les maquis de la région durant l’été 1943. À l’automne, l’Ain comptait 350 maquisards affiliés à l’Armée secrète.
Toponymie de Nivollet-Montgriffon
Le nom de Montgriffon était à l’origine celui du château. Le village actuel s’appelait Planafay. Le changement de nom eut lieu lors du ralliement à Nivollet en 1800. Montgriffon fut d’abord le chef-lieu, avant que Nivollet ne le devienne en 1883, date à laquelle le nom du nouveau chef-lieu fut ajouté à la dénomination de la commune.
Patrimoine religieux à Nivollet-Montgriffon
Le hameau de Nivollet fut d’abord une dépendance de l’abbaye de Saint-Rambert-en-Bugey, puis une annexe de Saint-Jérôme.