Istres
Histoire d’Istres
Istres est une commune de Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 44 577 habitants. Istres est d’abord connu sous le nom de Ystro, appellation apparue pour la première fois en 964 sur une charte du roi Conrad le Pacifique. Les siècles suivants, le nom évoluera en Castro Istrensi, Istrium, Istrio, Istro, Istre puis Istres. Dans un premier temps, l’appellation de la commune fut justifiée par une déformation du latin ostrea (huître) ou du celtique Istr-Mel (montagne d’huîtres) en référence aux nombreux fossiles de bancs d’huîtres trouvés sur les collines environnantes.
Au cours du, Charles Rostaing propose une nouvelle explication liée à la racine pré indo-européenne is (hauteur), utilisée pour dénommer la colline où fut bâti le Vieil Istres. Dans un ouvrage de 2021, le linguiste Jacques Lacroix propose une autre hypothèse: Istres tirerait son nom d’un gaulois *Istero, ayant désigné une « Forteresse du Bas [du territoire] ». Contrairement à Charles Rostaing, il rattache la racine is à un thème gaulois, qui signifiait « bas » ou « en bas ».
Cette analyse est confortée par la linguistique comparée, avec le vieil irlandais ísel, l’irlandais iseal, le cornique ysel, ainsi que le gallois et le breton isel (« bas »), tous rattachés au groupe des langues dites « celtiques ». Le second élément, stero, La localité se situait auparavant au sud du territoire des Avatiques, vers l’extrémité sud-ouest de la confédération des Salyens.
Dès le paléolithique, le site d’Istres est occupé par des tribus nomades. Les premières traces d’activités remontent au magdalénien final, vers ans avec l’occupation de l’abri Cornille, un abri sous-roche sur la rive gauche du vallon de Sulauze. Des années après, à la fin du néolithique, vers ans, une civilisation de pêcheurs et de chasseurs s’installe sur la colline de Miouvin qui surplombe le nord de l’étang de l’Olivier. Au une petite agglomération est fondée sur l’oppidum du Castellan, au sud de l’étang de l’Olivier et non loin de la ville actuelle. Le lieu restera occupé jusqu’à l’aube du Moyen Âge. Au, l’actuel centre ancien prend forme autour d’une fortification seigneuriale.
Ainsi, une ville qui porte alors le nom de Ystro, apparaît pour la première fois dans une charte de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne et de Provence. Le document précise que la ville possède un château (castrum) et qu’elle est redevable de certaines sommes pour des biens possédés par l’abbaye de Montmajour. À partir de cette période, Istres va peu à peu se construire autour de ce noyau féodal encerclé de remparts. En février 1790, les élections désignent Joseph-Laurent Buech comme premier maire de la ville. Le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution.
Istres doit son premier essor industriel aux fabriques de soude et engrais à l’étang de Rassuen en 1808. l’école d’aviation implantée en 1917 qui est aujourd’hui devenue une des plus grandes bases aériennes de France. Félix Gouin est élu maire d’Istres en 1923, il conserve ce mandat jusqu’en 1958, exception faite de la période du régime de Vichy au cours de laquelle il refuse d’attribuer les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Homme d’état, il devient en 1946 le premier président du gouvernement provisoire de la République française après le général de Gaulle. À partir des années 1970, le développement du complexe industriel de Fos-sur-Mer et l’élaboration d’une agglomération nouvelle vont également permettre une augmentation du rythme de croissance de la ville. Cette croissance va se traduire par l’urbanisation rapide de nouveaux quartiers entre le centre historique et le hameau de Rassuen engendrant notamment une importante évolution démographique, le nombre d’habitants triplant en une trentaine d’années.
L’arrivée des nouveaux lotissements va aussi engendrer la création de nombreux équipements comme le centre éducatif et culturel (CEC) et une multitude d’installations sportives. En 1984, Istres est choisie par Gaston Defferre, alors ministre de l’Intérieur, pour devenir une nouvelle sous-préfecture au sein du département des Bouches-du-Rhône. Cette nomination était concurrencée par la commune de Martigues et elle intervenait à la suite de l’évolution industrielle et démographique du territoire laissant apparaître de nouveaux besoins. Depuis les années 2000, des opérations de rénovation à diverses échelles sont réalisées en centre ville afin d’améliorer son attractivité. Ainsi en 2001 sont inaugurés les arènes du Palio sur l’emplacement des anciennes arènes. Cette opération d’aménagement permet également l’ouverture d’une nouvelle gare routière à proximité du collège Louis Pasteur en remplacement de celle située dans le secteur des Carmes.
En 2004, l’église Sainte-Famille est inaugurée. La construction du parking souterrain Victor Hugo sera également réalisée sous le parvis de celle-ci. En 2008, un jet d’eau d’une hauteur de est installé sur l’étang de l’Olivier afin d’accroitre l’activité touristique de la ville. En 2013 le cours Jean Jaurès et les abords de la porte d’Arles sont totalement piétonnisés, un carrousel est installé et des terrasses sont aménagées. L’office du tourisme à proximité est lui aussi réhabilité à la même période. Au mois de décembre de la même année est inauguré un nouvel hôtel de ville conformément à la volonté de la municipalité de fusionner en un même lieu les services de l’ancienne maire alors partagés en deux lieux différents.
Construit à proximité de l’étang de l’Olivier sur l’emplacement de l’ancien gymnase André-Noël cette opération comprend la réaménagement des berges de l’étang, du parc Sainte-Catherine et la création d’une esplanade. En 2014, la commune est classée station classée de tourisme. En juillet 2017, le grand parc Dinosoaur’Istres, un circuit ludique, pédagogique et gratuit dédié à l’univers des dinosaures, ouvre ses portes aux visiteurs sur l’oppidum de Castellan.
Patrimoine religieux
La commune compte six monuments répertoriés à l’inventaire des monuments historiques et et monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel. Parmi les six monuments répertoriés à l’inventaire des monuments historiques, quatre sont « inscrits » et deux sont « classés » Le centre historique d’Istres présente les caractéristiques d’une vieille ville méditerranéenne.
De forme ovale en raison de la colline sur laquelle il s’est développé, il est aujourd’hui culminé par l’église Notre-Dame de Beauvoir, de style roman provençal. L’entrée de l’enceinte est délimitée par la Porte d’Arles édifiée. Elles font l’objet d’un label « Patrimoine du XXe siècle ». Le site de l’étang de l’Olivier, situé à proximité immédiate du centre-ville, est dominé par l’oppidum du Castellan, un promontoire rocheux occupé du.
Une promenade est aménagée autour du lieu, prolongée par un jardin méditerranéen et des activités nautiques peuvent y être pratiquées. En 2009, dans une démarche touristique et environnementale, la municipalité a fait installer un jet d’eau sur l’étang. Capable de culminer à la hauteur moyenne de, il est le plus haut jet d’eau de France. Une partie de la ville est bordée par l’étang de Berre.
Aussi, la côte istréenne de l’étang possède deux plages aménagées et surveillées, ouvertes aux baigneurs l’été. Elles se trouvent dans les quartiers du Ranquet et de la Romaniquette. Dans le quartier des Heures Claires, un port de plaisance de 210 places est présent.