Valenciennes
Histoire de Valenciennes
Valenciennes est attestée dès 693 dans un diplôme de Clovis III: Valencianis in palatio nostro. Au IXe siècle, après les ravages des Normands, la ville se fortifia. Elle devint le centre d’une marche à la frontière de l’Empire et, dès le XIIe siècle, une des villes les plus actives du comté de Hainaut. Son développement fut marqué par la production de dentelle fine — la dentelle de Valenciennes — dont la réputation européenne s’affermit aux XVIIe et XVIIIe siècles. Attachée aux Pays-Bas espagnols, la ville fut assiégée en 1656 par le maréchal de Turenne et capitula. Louis XIV l’annexa définitivement par le traité de Nimègue en 1678; Vauban la fortifia. La Révolution puis les guerres du XIXe siècle transformèrent le tissu économique. La ville fut largement détruite lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale et reconstruite dans les années 1950-1960.
Valenciennes est la ville natale du chroniqueur Jean Froissart (vers 1337-vers 1405), qui y commença ses Chroniques sur les guerres de la fin du Moyen Âge, et du peintre Jean-Antoine Watteau (1684-1721), représentant de la peinture galante du XVIIIe siècle.
Toponymie de Valenciennes
Le nom dérive du latin Valentianae, en l’honneur de l’empereur Valentinien Ier (364-375). Les formes médiévales Valencenaes, Valenciennis et Valentiana témoignent de cette origine. Une légende locale fait dériver le nom de Val en Cygnes, étymologie populaire sans fondement historique.
Patrimoine religieux à Valenciennes
Les églises Notre-Dame-du-Saint-Cordon et Saint-Géry, ainsi que plusieurs chapelles, témoignent de l’histoire religieuse de la ville. Le sanctuaire de Notre-Dame-du-Saint-Cordon commémore une apparition mariale lors d’une épidémie de peste en 1008. L’église Saint-Géry assure la vie paroissiale du quartier historique.