Stains
Histoire de Stains
Stains est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 40 359 habitants. Stains apparaît sous le nom de Setenis au, Sextanis ou Stannis au, Stains en France en 1492. Le nom pourrait provenir de Stagna (lieu submergé) ou de Pays de Sexlius, du nom du propriétaire.
La communauté est érigée en paroisse indépendante par Pierre II de la Chapelle, évêque de Paris en février 1213, par distraction de la paroisse de Saint-Léger, par une charte de l’abbaye de Saint-Denis. En 1315, Stains a une léproserie. Au, elle est établie en seigneurie. En 1480, Louis XI donne la seigneurie à Jacques de Saint-Benoist son chambellan. Les terres et seigneuries de Stains, village près de Gonesse, sont cédées en janvier 1239, à la commanderie de Gonesse par Gervais de Chaumont, avec le contentement de Guillaume de Flaucourt, pour le prix de. Lors de la dévolution des biens de l’ordre du Temple le membre de Stains passe à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
La seigneurie passe ensuite à divers propriétaires jusqu’en 1752 En 1752, Jean-Charles Perrinet d’Orval, fermier général, y fit bâtir le superbe château que Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, acheta en 1810. Pendant la Révolution française, le cahier de doléances de la paroisse réclame l’égalité devant l’impôt, la suppression du privilège de la chasse, la gratuité de l’école et des soins pour les indigents., après les batailles de la guerre franco-prussienne de 1870. La légende du document original indique: Stains a beaucoup souffert de la guerre de 1870, qui provoque la destruction du château et du parc. Un ballon monté dénommé Piper (ou non dénommé ), parti de la place Saint-Pierre à Paris, assiégée par les Prussiens, monté par M. Friedman, atterrit à Stains, à la suite d’une erreur de manœuvre, juste avant les lignes ennemies. L’industrialisation de la commune a débuté sous le Second Empire et s’est fortement développée durant la première moitié du, avant de décroître très fortement à partir des années 1970. Le site a inspiré Maurice Utrillo.
« SdS » venant de Saint-Denis par le Carrefour du Globe. La RN 301 passe encore par la rue Carnot. La ligne Paris – Creil (RER D actuel) dessert la gare de Pierrefitte – Stains depuis la seconde moitié. En 1896, cette station était desservie par 13 trains allant sur Paris et 14 trains allant vers Creil, entre 5 heures du matin et minuit et demi. La Grande Ceinture est une ligne de chemin de fer qui fait le tour de Paris depuis 1880 environ. Elle a accueilli des voyageurs jusqu’en 1939, et desservait la ville par la gare de Stains-Grande ceinture.
En 1896, cette gare était desservie par quatre trains par jour dans chaque direction. Un tramway électrique est exploité à partir du entre Saint-Denis et la Place de Vatry à Stains. La ligne porte le nom de ligne sDS des TPDS, puis, après leur fusion dans la STCRP, l’indice de ligne 79. La ligne est prolongée du Barrage de Saint Denis (actuelle Place du Général-Leclerc) à la porte de la Chapelle le, mais pour une faible durée: le terminus est ramené au barrage de Saint Denis le, avant la suppression complète de la ligne le. Le prolongement par les Chemins de fer de grande banlieue de cette ligne de tramway a été envisagé dans la convention de concession passée le entre le département de Seine-et-Oise et la compagnie, qui aurait permis d’atteindre Gonesse. Ce projet n’a pas été mis en œuvre.
Patrimoine religieux
La commune compte un patrimoine important de jardins ouvriers, notamment au nord de la rue du Moutier. Dans cette rue, à l’angle de la rue Michel-Rolnikas, se trouve aussi le cimetière communal de Stains, lieu de sépulture de la ville. La Cité-jardin de Stains, construite entre 1921 et 1933 pour l’office départemental des habitations à loyer modéré de la Seine par les architectes Eugène Gonnot et Georges Albenque (à qui l’on doit également le hameau du Danube à Paris) à l’emplacement de l’ancien château de Stains (détruit lors des combats de la guerre de 1870), afin de répondre à la demande de logements ouvriers, est une Habitation à bon marché dotée d’un confort important pour l’époque, tout en conservant une architecture résidentielle.