Villefranche-sur-Saône
Histoire de Villefranche-sur-Saône
Villefranche-sur-Saône est une commune de Rhône, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 35 913 habitants. Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Commune-Franche et de Ville-Libre-sur-Saône.
Les sires de Beaujeu désireux de se protéger des archevêques de Lyon décident de créer une ville autour de Limas en 1140, face à la forteresse ennemie d’Anse. Guichard IV de Beaujeu, sire de Beaujeu, fonde le couvent des Cordeliers de Villefranche en 1216, du vivant de saint François. En 1260, ils accordent une charte de franchise à la ville, dont elle tire son nom, pour inciter des personnes à s’installer. La vieille ville (qui correspond aujourd’hui à l’hyper-centre) a été agencée sur un schéma évoquant un bateau axé suivant l’actuelle rue Nationale. Cette dernière fait un creux en son milieu où se situe la collégiale Notre-Dame des Marais qui est le cœur de la ville, le « marais » désignant cet hyper-centre où la rivière du Morgon le traverse, d’ouest en est, l’édifice ayant été construit en dessus. La ville, qui s’est principalement étendue vers l’est et plus légèrement vers l’ouest (un projet de contournement autoroutier y étant en cours aujourd’hui), a été entourée de remparts à partir du début.
Ils ont été en majeure partie démolis au début. Au, la ville fut relativement épargnée par les pillards de la guerre de Cent Ans. Elle fut néanmoins assiégée en 1412 mais aussi en 1411, 1434… au cours de conflits entre les Bourbons et les maisons de Bourgogne et de Savoie (étendus à tout le royaume). En 2006, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des vestiges de l’église conventuelle des Cordeliers, fondée dans le courant. À partir de 1514, Villefranche-sur-Saône remplace Beaujeu en tant que capitale du Beaujolais. La ville devient également, en 1532, le siège d’un bailliage.
une compagnie de chemin de fer secondaire dont on voit ici la gare à Villefranche.
Ses deux lignes desservaient respectivement Monsols et Tarare., maire emblématique de Villefranche au XXe siècle. En 1925, le socialiste Armand Chouffet est élu maire de Villefranche. Sous ses mandats, la ville va connaître de profonds changements avec notamment la création du marché couvert, du palais des sports ou encore le réaménagement de certains quartiers. Des troupes allemandes entrent dans la ville, mais s’en retirent après l’armistice du 22 juin qui inaugure l’ère de la Collaboration. L’année suivante, le préfet du Rhône révoque de son mandat le maire Chouffet, qui ne le retrouvera qu’en 1947.
Villefranche est libérée le par les troupes débarquées en Provence du capitaine Henri Marie Alexandre Louis Giraud (1910-1970), fils du général Henri Giraud, commandant en chef des forces armées en Afrique du Nord en 1942. Le député-maire de Villefranche-sur-Saône, Bernard Perrut et le vice-amiral Hervé Giraud, fils du libérateur de Villefranche, ont commémoré cette page d’histoire en inaugurant une plaque à sa mémoire sur la place qui lui est dédiée. Depuis 1964, le péage autoroutier de l’A6, situé dans la commune de Limas, est l’un des plus importants péages d’Europe quant à sa fréquentation. Pour des raisons d’image économique, la ville de Villefranche a tenté, dans la seconde moitié du, de changer son nom en Villefranche-en-Beaujolais, dénomination d’ailleurs utilisée de facto par l’office du tourisme, mais le Conseil d’État n’a pas donné suite à ces demandes, et avec les campagnes anti-alcooliques (le tourisme étant essentiellement orienté vers la viticulture, avant le classement à l’Unesco du « GéoParc »), la municipalité y a renoncé. À partir des années 2000, la ville essaye de s’affirmer comme un contrepoids à l’hégémonie de Lyon dans le département du Rhône. La Métropole de Lyon étant une collectivité territoriale à statut particulier cumulant les fonctions de département et d’intercommunalité, Villefranche-sur-Saône est depuis 2016 le chef-lieu de l’unique arrondissement du département du Rhône subsistant.
Désormais, aussi, siège de la nouvelle agglomération Communauté d’agglomération Villefranche Beaujolais Saône, qui a remplacé l’ancienne Cavil et ses 4 communes, de nombreux projets sont en cours, comme l’aménagement d’un Écoquartier « de la Quarantaine », accueillant un multiplexe de cinéma ou encore, le GéoParc du Beaujolais étant classé par L’UNESCO, renommer la ville en Villefranche-en-Beaujolais.