Meyzieu

Histoire de Meyzieu

Meyzieu est une commune de Rhône, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 35 882 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Maizeu au, Mezieu, Mezieux, Meizieu, Meizieux, Meysieu, Meyzieux. Elle est officiellement dénommée depuis 1965 Meyzieu. Il s’agit d’une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -acum, suffixe de localisation et de propriété d’origine gauloise.

Il est précédé de l’anthroponyme gaulois ou roman Masius, trouvé dans l’inscription de Cologne CIL XIII 8192. D’où une forme globale *Masiacum « domaine de Masius ». Remarque: la terminaison -(i)eu est la forme prise par le suffixe -(i)acum dans le domaine franco-provençal.

Masiacum a par ailleurs donné dans le domaine d’oïl: Maisey (Côte-d’Or, Massiacum 625 – 628), Mézy (Yvelines, Maisiaci, Mesiacum 1337) et Mazé (Maine-et-Loire, Maciac[ensis] 830).

Meyzieu demeure longtemps un modeste bourg et ce n’est qu’à partir du milieu du que la ville s’impose comme la porte nord-est de l’agglomération lyonnaise. L’origine de Meyzieu remonte au village de Bardieu situé en pays de Velin, autour d’une source celte bienfaisante et prétexte d’implantations gallo-romaines et médiévales. Au, l’un des premiers seigneurs féodaux élève un château sur une motte près de Bardieu et demande aux sires de Chandieu d’en assurer la protection. Les habitants s’installent donc au pied de cet édifice, qui leur assure un refuge, et une église paroissiale est construite. C’est alors un nouveau village qui se forme et qui correspond aux fondations du Meyzieu d’aujourd’hui. La place forte est une possession du comte de Savoie Amédée V.

Elle passe à l’issue de la paix signée en l’église de Villard-Benoît, le, au dauphin Jean II de Viennois. Au, le village et le château de Meyzieu entrent dans le royaume de France après l’acquisition du Dauphiné en 1349 et le traité de Paris en 1355. À partir de 1374, le village est inféodé successivement à de nouveaux seigneurs. Parmi eux, Pierre de Tardes, écuyer de Louis XII, accueille François chez lui en 1536. Henri II séjourne également à Meyzieu en 1548. De nombreux propriétaires se succèdent ensuite au gré des héritages ou des ventes.

À partir des indications fournies par le parcellaire, il est possible d’affirmer que les cultures sont plus importantes que l’élevage. Mais le village de Meyzieu est privilégié par rapport à certaines paroisses voisines, comme celle de Chassieu où les habitants se plaignent de ne point posséder de pâturages et envient les habitants de Meyzieu. Les terres dominent et occupent plus des 2/3 du finage selon le parcellaire, mais plus si on prend en compte les différentes combinaisons où les terres sont associées à un autre élément. Dans ces conditions, il n’est pas faux d’affirmer qu’elles occupent plus des 3/4 du finage. Le parcellaire parle de « terres », il faut entendre par ce terme « champs cultivés » car les espaces non mis en culture sont indiqués sous le terme de « vacants ». Quant aux terres non cultivables, elles sont nommées « hermes ».

Prés et pâturages, appelés « paquerages » atteignent 6,5 % du finage. La différence entre prés et pâturages vient de leur utilisation: l’herbe est récoltée dans les prés, c’est le foin qui sert de litière et de nourriture au bétail, les pâturages sont directement exploités par le bétail qui va paître sur ces espaces. Les vignes sont présentes en différents lieux du finage. Les parcelles en vignes sont la plupart du temps de très petite taille. Elles dépassent à peine 2 % du finage. Les bois ne sont pas absents, même si avec les défrichements opérés depuis le, ils ont considérablement diminué.

Il faut se rappeler que François de Tardes, seigneur de Meyzieu, s’est ruiné en accueillant sur ses terres le roi François 1er qui venait chasser dans les forêts giboyeuses de Meyzieu. La présence des forêts au Moyen Âge explique les noms des lieux-dits comme la Combe au Loup et les Louvatières. Les loups étaient nombreux dans ces forêts. Les bois de Meyzieu en 1701 n’ont plus rien à voir avec les forêts d’antan. Ce sont de petits espaces et ces bois sont souvent entremêlés de broussailles et de bruyères. Ils occupent moins de 4,6 % du finage.

Certaines parcelles sont en jachère et le parcellaire ne précise pas s’il s’agit d’un phénomène temporaire ou si ces terres sont définitivement abandonnées. Par contre, les hermes occupent environ 3 % du finage. Les sols en hermes sont des sols pauvres sur lesquels il est difficile de faire pousser quoi que ce soit. Par la présence du Rhône, une partie du finage est constituée de gravières et de landes, un peu moins de 10 % de la superficie totale. Les gravières se localisent essentiellement sur le mas 19, aux prairies du Dérippe, sur les communaux de Malbois et de la Verchandière. La Verchandière est écrite au Vercherandere, Paul Chartron émet l’hypothèse que le mot verchère dérive de ce lieu-dit qui devait être planté à cette époque d’arbres fruitiers.

Contrairement à d’autres paroisses du Velin, comme Saint Priest, Meyzieu compte très peu de mûriers. Ils occupent et cela peut correspondre à un nombre de mûriers entre et. Le parcellaire précise la présence de prés saulés et de saulées qui occupent plus de 4 % du finage. Il s’agit de plantations de saules. Ces saulées expliquent le nom du lieu-dit Saugey qui dérive du mot saule. L’analyse détaillée par parcelles montre donc à l’évidence que ce sont les micros propriétés qui dominent, les 3/4 des exploitations sont inférieures à.

Cependant, le parcellaire dénombre plusieurs domaines En 1790, Vincent Quinon devient le premier maire de Meyzieu. Il installe sa mairie en location, à l’angle des actuelles rues Louis-Saulnier et de la République. C’est à la cure qu’il tient ensuite ses réunions municipales. Meyzieu devient ainsi une commune du département de l’Isère et chef-lieu de canton. Une mairie représentative de sa promotion administrative est alors construite sur l’actuelle place du Général-de-Gaulle.

En 1793, le propriétaire du château de l’époque, le marquis de Leusse est guillotiné à Lyon malgré ses initiatives philanthropiques dans la commune. Le château est alors vendu comme bien national. Quelques acquéreurs se succèdent, dont les frères Vachon, avant que Madame la marquise Le Clerc de La Verpillière n’hérite du domaine. Benoît Charles Candide Chenevaz, député de l’Isère de 1824 à 1827, décède au château en 1829. à Meyzieu, avant la Première Guerre mondiale|Tramway de la ligne 16 de l’ancien tramway de Lyon, sur la Place de l’ancienne mairie, avant la Première Guerre mondiale. À la fin du, la ville s’ouvre aux relations commerciales grâce à la construction du premier pont Morand qui permet d’ouvrir la route aux relations avec la cité de la soie.

Le développement de la commune se poursuit au, grâce au chemin de fer de l’Est de Lyon inauguré en 1881, à la construction du canal de Jonage en 1895, puis au tramway en 1910. En 1893, le fort de Meyzieu est construit sur le site de la source de Bardieu, dans le cadre de la construction de la deuxième ceinture fortifiée de Lyon. Toutefois, jusque dans les années 1920/1930, l’activité dominante de la commune reste agricole, avant que l’Est lyonnais ne s’industrialise avec la chimie notamment. Le château, devenu maison de retraite, voit quant à lui sa dernière tour s’effondrer le, un jour de grand vent. Du fait des nombreuses transformations effectuées au cours des siècles, il est aujourd’hui méconnaissable. Jusqu’en 1950, la population majolane oscille autour de avant de prendre son essor dans les années 1960 et 1970.

De grands ensembles urbains comme Le Mathiolan ou Les Plantées sont alors construits dans la commune pour accueillir les rapatriés d’Afrique du Nord. La délocalisation des industries lyonnaises en quête d’espace sert de moteur à une urbanisation accélérée et le paysage s’organise autour des grandes zones d’activités. Mais à la différence de villes comme Bron ou Vaulx-en-Velin, l’expansion démographique se traduit davantage à Meyzieu par le développement de l’habitat individuel que collectif.

Informations Clés

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Population

35.882 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Rhône
(69)

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