Marignane

Histoire de Marignane

Marignane est une commune de Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 33 003 habitants.

À l’âge du bronze, les habitats étaient dispersés et aucune trace n’apparaît à ce jour sur Marignane sinon des traces plus anciennes du Chasséen au sud de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (découvertes Sicard portées à la carte archéologique de la Gaule – CAG -). Cette présence semble être liée à des événements particuliers plutôt qu’au mouvement général dû à l’expansion de la cité grecque de Massalia à la fin du Au second âge de fer, le territoire semble s’être organisé autour et depuis l’oppidum de Notre-Dame-de-Pitié, tardivement édifié vers et précocement abandonné vers Nous n’avons aujourd’hui aucune indication sur ce qu’était le territoire entre la fin de l’occupation de l’oppidum (180 ) et la fondation de la cité romaine par Caius Marius en avancée par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc à la fin du XVIe siècle. La première trace de la présence romaine concerne la christianisation de Marignane et de Berre-l’Étang. D’ailleurs plusieurs sites d’habitats étaient sur ce territoire à l’époque romaine. Pomponius Mela ( – ), indique dans son traité de géographie la description des peuples et des pays des bords de la Méditerranée depuis la villa qu’il occupait dans le territoire du peuple des Aruas (Aryens).

La tradition rapportait que Marignane aurait été fondée par Caius Marius, général et homme politique romain. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), conseiller au Parlement d’Aix écrivit dans son Histoire Abrégée de Provence à propos de la ville Les écrits de l’abbé Roquebrune qui parle d’un effroyable massacre sur les flancs de la colline Notre Dame de Pitié pourraient alors correspondre aux combats, rapporté par Plutarque dans la Vie des hommes illustres, menés par Caius Marius lorsqu’il écrasa les Cimbres et les Teutons en. Des érudits locaux qui participèrent à l’élaboration de l’encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, retinrent pour leur part Marinius qui y avait séjourné dans la cité, comme fondateur de la ville. Marinius aurait donc donné son nom à Marignane lorsqu’il y meurt en 479. Ce dernier avait été nommé par Majorien (empereur romain de 456 à 461) pour commander les armées romaines qui étaient présentes dans la basse région rhodanienne.

, en 1032, Marignana et Fos étaient des fiefs. Les membres de la famille des Baux ont été entre autres, seigneurs de Marignane et en particulier, ceux issus de l’union de Bertrand des Baux et de Tiburge d’Orange. Un château fut fondé sur les emprises d’une construction templière, hypothèse renforcée par le fait que Guillaume et Raymond des Baux furent de la première croisade et bienfaiteurs et membres de l’Ordre. La mort de la reine Jeanne I ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d’Anjou.

Le seigneur de Marignane, François des Baux, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis. Le miracle de Saint Isarn: après l’un de ses long parcours à cheval en Provence, Isarn, épuisé s’arrête au prieuré de Marignane. Le bedeau le reçut dans l’église et lui installa une couche dans la sacristie pour qu’il s’y repose. La Vie de Saint Isarn rapporte que c’était lors d’une veillée liturgique à Marignane. Les dévotes priaient chacune devant son cierge. Alors que l’une d’elles s’était absentée, le clerc prit son cierge et le plaça au chevet de l’abbé pour qu’il ait de la lumière à son réveil.

De retour, la dévote rentra dans une colère et protesta « J’ai apporté la chandelle pour Saint Victor, pas pour n’importe quel abbé », un miracle se produisit qui força la femme à laisser le cierge auprès de Saint-Isarn: elle s’empara violemment du cierge qui alors s’éteignit. Elle ne put jamais le rallumer sinon au chevet du saint. Le texte de la Vita rajoute: « c’est que Dieu avait visiblement préféré réserver (à Isarn) un luminaire destiné à son glorieux martyr ». Ce témoignage est tiré de la Vita Isarni (la vie de saint Isarn) où elle est l’unique mention explicite du culte de saint Victor avec d’autre raison que de justifier un transfert de dévotion vers l’abbé Isarn. Les limites du territoire sous l’Ancien Régime, ne sont pas celles d’une cité avec ses bornes administratives telles que nous les connaissons aujourd’hui, elles sont celles de l’emprise du seigneur: la seigneurie. Au sommet de son expansion territoriale, la seigneurie de Marignane recouvrait Marignane, mais aussi Saint-Victoret et les territoires de Gignac et du Rove allant jusqu’aux calanques méditerranéennes.

Marquisat érigé en 1647 en faveur de Jean-Baptiste de Covet de Marignane. À Marignane, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, et surtout à les faire connaître à l’ensemble de la population. Il participe ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens. Le régime de Vichy applique sa politique rapidement, y compris dans le domaine du symbolique.

C’est ainsi que, s’appuyant sur des dispositions remontant aux derniers mois de la Troisième République, il impose la débaptisation de rues dont le nom ne concorde pas avec ses valeurs, notamment celles évoquant l’Angleterre (anglophobie), les Juifs (antisémitisme), le communisme etc. Les rues Voltaire et Émile-Combessont débaptisées (la seconde renommée Jeanne-d’Arc; une autre est baptisée Frédéric-Mistral.

Patrimoine religieux

La chapelle est restaurée en septembre 2015; retrouve ses ex-voto et son tableau de la Pietà.

Informations Clés

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Population

33.003 habitants

Région

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Département

Bouches-du-Rhône
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