Chatou

Histoire de Chatou

Chatou est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 29 649 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Catonacp sur une pièce de monnaie mérovingienne, Captunacum ou Cattusvilla en 691 (la découverte de tombes mérovingiennes ferait plutôt opter pour la première proposition), Castelliolum, Chatou en 1234. Le Vésinet était un hameau de Chatou avant 1726.

À l’époque gallo-romaine, Chatou est le siège d’une villa romaine, peut-être d’un dénommé Cattus, situé à la limite de forêt. Les derniers rois Mérovingiens ont un logis royal à labbaye d’Aupec (Le Pecq). Un acte de Bertefrid évêque d’Amiens concernant la fondation du monastère de Corbie est fait au « palais » de Chatou en 663; il est signé entre autres par saint Renobert évêque de Bayeux. En 704 Childebert III donne aux moines de l’abbaye d’Aupec la terre d’Aupec et ses dépendances. Il est probable que Chatou en fait partie. La forêt entre la terre d’Aupec, ce qui est devenu Le Pecq, et Chatou est intitulé pendant plusieurs siècles Bois de la Trahison, nom qui apparaît encore sur la carte de 1640 de Jean Boisseau: Nouvelle Description du territoire et Banlievée de la Ville Citté et Universités de Paris. Une des légendes sur ce nom veut que ce soit le lieu où Ganelon aurait ourdi sa trahison. À partir du, les abbayes et les seigneuries de Chatou et de Croissy apparaissent sur la lisière des bois du Vésinet et sur les bords de la Seine.

Ainsi se forment, à peu près en même temps les villages de Chato (Chatou), Crociaco (Croissy) et Mons Texonis (Montesson). Les habitants vivent de pêche et de la culture de la vigne essentiellement. En mars 845, une centaine de drakkars vikings conduits par Ragnar Lodbrok remontent la Seine pour piller Paris. Arrêtés à Charlevanne, ils passent sur le bras droit du fleuve où ils affrontent la population locale. Les habitants sont pendus dans l’île ou crucifiés sur les maisons, le village pillé et détruit… Le lieu de débarquement prend plus tard le nom de Malus Portus ou Mauport, « port maudit ». Après leur départ, Chato (Chatou) et Crociaco (Croissy) deviennent la propriété des abbayes de Saint-Denis et de Malnoue d’Émerainville. La guerre de Cent Ans fait des ravages dans cette région. En 1470, il ne reste plus que 30 habitants à Chatou.

En 1603, Claude de Luynes est seigneur de Chatou. En 1612, le seigneur de Chatou et le seigneur de La Borde vendent à Louis XIII 335 arpents de bois qui sont ajoutés à la forêt du Vésinet. C’est vers 1626 qu’est prise la décision de construire un pont de bois, remplaçant le bac. Ce pont, en bois, est construit en 1650 par M. Portail, premier président du parlement de Paris. Ce pont est cédé en 1723 à Louis XV moyennant une rente annuelle et sert jusqu’en 1813. De 1770 à 1790, la commune paye et pour péage du pont. Il fait construire, sur les plans de Soufflot, le Nymphée de Chatou et fait également bâtir un deuxième château, qui sera détruit en 1910.

Henri Bertin est le dernier seigneur de Chatou. Les autres grands propriétaires étaient alors les familles de Crussols, d’Aligre, d’Allard et Charles Philippe de France, comte d’Artois qui y possédait une faisanderie). Mais ce pont provisoire à Chatou n’ayant pas été prêt assez tôt, les colonnes prussiennes du maréchal Blucher traversent le territoire et se rendent au pont du Pecq qui est attaqué et pris. Un gros corps prussien reste dans la commune jusqu’au 7 juillet. Après la bataille de Rocquencourt où les Prussiens perdent environ, les troupes anglaises leur succèdent jusque fin octobre 1815. Au cours du, c’est d’abord le développement des cultures maraîchères. En 1819, une gelée de mai détruit les vignes et les légumes. En 1825, les habitants se plaignent du péage qu’ils payent pour le passage sur le pont de bois rétabli sur la Seine après la guerre.

En 1832, la ville est touchée par l’épidémie de choléra. La même année des protestations vigoureuses s’élèvent à nouveau contre le péage du pont. Ce pont a couté Francs, et le péage donne de à Francs de revenus annuels au propriétaire. De plus, en 1836, un pont de pierre remplace l’ancien pont de bois. Puis vers la fin du, les peintres impressionnistes, puis les fauves, s’intéressent particulièrement à un restaurant situé dans l’île de Chatou, devenue depuis l’île des Impressionnistes située entre deux bras de la Seine et tenu par Alphonse Fournaise. Auguste Renoir devient un habitué du restaurant Maison Fournaise, il y peindra de nombreux tableaux de 1869 à 1884, dont par exemple un de ces tableaux les plus célèbres: Le Déjeuner des canotiers. Parmi les fauves, André Derain, natif de Chatou, devient lui-aussi un habitué du lieu au début du, avec un atelier à proximité de cette maison qui voulaient la conserver en tant que patrimoine culturel du et pour ses qualités architecturales. Entre 1945 et 1985, on y produisait les disques Pathé, La Voix de son Maître, Columbia, Capitol, Métro-Goldwyn-Mayer, Témoignages, Pathé-Vox, Cetra-Soria, Odéon.

En 1922, du sculpteur Charles Maillard, est inauguré le premier monument en hommage à Maurice Berteaux. De 1921 et 1929, le constructeur d’automobiles sportives Georges Irat produit plus d’un millier de voitures au 37 boulevard de la République, site repris par Thales Avionics. À la fin de la Seconde Guerre mondiale a lieu, le 25 août 1944, le massacre de Chatou, moment tragique de la Libération qui voit le massacre de 27 civils et résistants par les troupes allemandes. C’est en leur mémoire que la rue des Vingt-Sept-Martyrs est ainsi nommée. En 1966, l’ancien pont de pierre fut détruit et un nouveau pont est ouvert une centaine de mètres plus loin, inauguré par le ministre de l’équipement, Edgard Pisani. L’ouvrage entièrement métallique est long de 315 mètres, il franchit les deux bras de la Seine par des arches d’une seule portée, en passant au-dessus de l’île des Impressionnistes entre les deux bras de La Seine, avec un accès ouvert vers le nord et le sud permettant de se s’y rendre. Une chaussée de quatorze mètres de large avec 2 voies de circulation dans chaque sens. Les travaux avaient commencé en 1964.

La ville s’étoffe avec la création de centres sportif et culturel. Sur l’île des impressionnistes (ou île de Chatou), la municipalité accueille la Foire nationale à la brocante et aux jambons, initialement implantée dans Paris, à partir de 1971. Un parc des impressionnistes est créé de l’autre côté du pont de chemin de fer, sur l’île, à la fin des années 1970. Dans les années 1990, la maison Fournaise, et la maison Levanneur, implantées toutes deux sur cette île, sont restaurées et une gare d’eau est aménagée par derrière. La maison Fournaise avait été longtemps menacée de délabrement, avec un projet d’éclairage esthétique. Il est équipé d’une échelle à poissons qui permet de rétablir la continuité piscicole.

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Population

29.649 habitants

Région

Île-de-France

Département

Yvelines
(78)

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