Les Ulis

Histoire des Ulis

Les Ulis est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 25 253 habitants. Attesté As Usleiz en 1231, c’est un terme issu du latin ustulare (brûler), Ullys au, nom issu de l’ancien français usler, signifiant brûler, défricher par écobuage. Le plateau, autrefois boisé, fut en effet dégagé au Moyen Âge pour être cultivé. Le nom de la commune est celui d’un ancien fief.

Trois anciennes fermes ont donné leurs noms aux quartiers emblématiques de la commune, Courtabœuf à l’est, une « cour à bœuf » et le dernier point de repos avant les Halles de Paris, Mondetour au centre et Montjay à l’ouest.

L’occupation humaine de la région remonte très certainement à l’âge du bronze comme en témoignent les découvertes d’outils en 1977 dans la commune voisine de Villejust. À l’époque gallo-romaine, des villa rustica sont implantées sur le vaste plateau de Courtabœuf, dont une, la Villa Bona a donné son nom à Villebon-sur-Yvette. Certains prêtent la même origine au nom Ulis, un propriétaire foncier nommé Uslo. Au Moyen Âge, les différentes abbayes possédant les lieux ordonnèrent le défrichement par écobuage du plateau pour l’installation de grandes cultures. Une seigneurie aux lieux-dits Courtabœuf et Grand Vivier apparaît d’abord au dans le cartulaire de l’abbaye de Longpont. Le fief des Ullys apparaît pour la première fois dans un inventaire dressé en 1382.

En 1712, le domaine appartient à Charles Boucher d’Orsay, prévôt des marchands de Paris. En 1767, il revient à Pierre Gaspard Marie Grimod d’Orsay, comte d’Orsay. Le plateau de Courtabœuf était alors la dernière halte des bestiaux avant leur arrivée aux Halles de Paris. En 1867 est achevée la ligne de Sceaux jusque Limours, traversant l’ouest de la commune actuelle, puis en 1927 la ligne Paris – Chartres par Gallardon qui passait au nord. La ferme du Grand Vivier est alors la plus importante avec ses cent soixante hectares et est consacrée à l’élevage de bovins et ovins ainsi qu’à la culture du blé, de la pomme de terre, de la fraise et de la betterave. Sa distillerie produisait de l’alcool.

En 1952 s’implanta à Saclay le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), et, en 1955, sur proposition de Frédéric Joliot-Curie est créé le campus d’Orsay. En 1960 est décidé le développement du parc d’activités de Courtabœuf. Pour accompagner cette urbanisation de la grande vallée de Chevreuse, est créée par arrêté ministériel du une zone à urbaniser en priorité (ZUP) de dix mille logements sur deux cent soixante-cinq hectares répartis sur les communes de Bures-sur-Yvette et Orsay, sur les terraions dépendant des fermes de Montjay, Mondétour, Courtabœuf et Grand Vivier. Le est créé le district urbain de Bures-Orsay (DUBO), administré par huit membres de chaque conseil municipal des communes membres, la Société d’économie mixte d’Aménagement de Bures, Orsay et Étampes (Samboe) étant chargée de l’édification de la ville nouvelle selon les plans des urbanistes Robert Camelot et François Prieur puis Georges-Henri Pingusson. L’ensemble des infrastructures sont achevées, conduites d’eau, d’électricité, de téléphone, d’égouts, de chauffage urbain alimenté par l’incinérateur de déchets Thermulis et les routes. La première entreprise, AtoChem s’installe sur le parc d’activités en 1967, suivie en 1968 par Hewlett-Packard.

En s’installlent aussi les premiers résidents sans que l’eau courante ne fût disponible dans tous les logements. En 1971 sont élus les premiers conseillers municipaux du « quartier » des Ulis, pour les communes de Bures et Orsay. En 1972 est achevé le doublement de la route départementale 35 et la jonction entre la route nationale 118 et l’autoroute française A10, prolongée en 1973 jusqu’Orléans. En 1973 ouvre le centre commercial Ulis 2 avec l’enseigne Carrefour. Un recensement distinct en 1975 attribuait à la ZUP des Ulis. Bures-sur-Yvette seule n’en comptait que et Orsay.

La question d’une scission est alors évoquée. Les habitants des deux communes sont appelés à se prononcer sur trois propositions:, ou. Les Buressois et les Orcéens votent respectivement à 52,88 % et 50,28 % pour la création d’une nouvelle commune, tandis que les Ulissiens votent majoritairement pour la fusion. Les deux conseils municipaux choisirent également de leur côté la création d’une nouvelle commune (22 élus sur 33). Actant ce fait, le préfet de l’Essonne, Paul Cousserand, signa le l’arrêté préfectoral de création de la du département, Les Ulis. Paul Loridant est alors élu maire de cette nouvelle ville encore en travaux, qui poursuit son équipement avec l’hôtel de ville, la médiathèque, le centre culturel Boris-Vian, le marché, la poste, les commerces de proximité.

En 1982, la commune comptait et en 1985 fut créé le canton des Ulis. Dès 1990, outre les problèmes de délinquance et d’insécurité, un premier signe montrait le relatif échec du projet. La commune perd en huit ans plus de mille résidents et la chute se poursuivit. En 1996, la moitié du territoire est classée en zone urbaine sensible (ZUS). En 1997, la ville reçoit les universités d’été du Mouvement des citoyens (MDC) présidées par Jean-Pierre Chevènement alors ministre de l’Intérieur. En 2000, la situation ainsi: et conduit à la signature d’un contrat de ville pour renforcer la cohésion sociale, suivit en 2002 du lancement d’une importante opération de renouvellement urbain pour stopper et remédier à.

En 2007, le contrat de ville est remplacé par un contrat urbain de cohésion sociale alors que la commune « fêtait » ses trente ans par un spectacle son et lumière par le Kolektif Alambik. D’importants travaux sont alors entrepris, démolition de barres d’immeubles et de tours, remplacées par de petits immeubles, équipements nouveaux avec un centre aquatique et un réaménagement du centre-ville, création d’une zone d’aménagement concerté (ZAC), aménagement de nouveaux espaces de vie, implantation de maisons de villes et pavillons, création d’un nouveau pôle de santé pour un coût global estimé à euros.

Patrimoine religieux

Les Ulis sont une commune récente. L’occupation humaine antérieure, principalement agricole, n’a pas laissé beaucoup de monuments. Cependant, deux fermes subsistent, celle de Courtabœuf, dont les bâtiments en meulière datent du et celle du Grand Vivier, elle aussi en meulière du qui est devenu le centre de secours. Elle fut équipée dans les années 1950 de serres, aujourd’hui transférées dans le parc Urbain.

La ville nouvelle fut ensuite construite par des architectes de renom, c’est ainsi Georges-Henri Pingusson qui conçut les immeubles des Hautes-Plaines. Les parcs communaux furent en outre agrémentés d’œuvres d’art comme les menhirs d’ardoise de Trélazé, aussi appelés les « causeurs des Bathes », installés par le sculpteur Haber en 1968, l’« Arche à Palabre » par Frédéric Jaudon inaugurée le.

Informations Clés

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Population

25.253 habitants

Région

Île-de-France

Département

Essonne
(91)

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