Fontenay-aux-Roses
Histoire de Fontenay-aux-Roses
Fontenay-aux-Roses est une commune de Hauts-de-Seine, en Île-de-France, qui compte 24 772 habitants. La première partie de son nom lui vient des nombreuses sources qui ruissellent sur son territoire, à flanc de coteau du plateau de Châtillon. La deuxième partie de son nom s’explique par la faveur que connut la culture de la Rose à partir du jusqu’au milieu. Le village eut en particulier le privilège exclusif de fournir en roses le Roi-Soleil.
Cela explique en partie l’attrait que le bourg exerce sur les membres de la Société des Rosati de Paris, qui s’y réunirent chaque année de 1892 à 1992 et décernaient un titre de « Rosati d’honneur ».
En 1168, cette seigneurie appartenait à l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris. La commune ne fut longtemps qu’un hameau de Bagneux. Quand cet écart devint assez important pour avoir sa propre église à la fin du, il continua de s’appeler Fontenay-sous-Bagneux. Ce n’est qu’au milieu du que le village acquit une autonomie nominale et devint alors Fontenay-aux-Roses, mais longtemps, son histoire s’inséra dans celle du « village mère » et dans celle de Paris dont les liens et l’interdépendance avec la banlieue sont considérables. Au Moyen Âge le territoire de la commune est partagé par trois communautés ecclésiastiques Du au, les Hospitaliers disposaient des vignes de Fontenay, que le commandeur du prieuré hospitalier de Saint-Jean de Latran faisait cultiver.
Celles-ci rapportaient, en 1190, et, en 1418, et. En 1670, une partie de la seigneurie fut vendue au célèbre Colbert pour agrandir son domaine de Sceaux (plan de bornage du fief en 1675). En 1701, elle passa au duc du Maine fils naturel de Louis XIV (plan de bornage du fief en 1724). Il y avait aussi des fiefs secondaires, dont celui des Devin, depuis 1715 (Jacques Devin, 1675-1762, bourgeois de Paris; père de Jacques-René Devin, 1700-1778, secrétaire du roi; père de Jacques-Julien Devin; père de Jean-Jacques Devin). Jacques-Julien Devin de Fontenay (1734-1817), seigneur en partie de Fontenay, président à la Chambre des Comptes en 1768, acquéreur du domaine de Maligny en 1791, beau-père de Thérèse Cabarrus (Mme Tallien) par son fils Jean-Jacques Devin (1762-1817), y avait un domaine avec château, en partie repris dans l’ENS (depuis résidence universitaire Olympe-de-Gouges, entre la rue Boucicaut et l’avenue Lombart).
Patrimoine religieux
La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France. L’église Saint-Stanislas des Blagis a été construite entre 1934 et 1936 par l’architecte Georges Braive et l’ingénieur Jean Braive. Elle fait partie du programme de construction d’églises nouvelles de l’Œuvre des Chantiers du Cardinal et a été consacrée en 1936. L’histoire de cette église est narrée à travers une plaque commémorative à l’entrée du lieu de culte.
Par ailleurs, les vitraux de cette église sont entièrement réalisés en verres spéciaux de Saint-Gobain. Ce château a été construit dans la première moitié du à l’emplacement d’une ancienne maison seigneuriale vouée à sainte Geneviève. Il abrita durant les années 1820-1840, l’Institution Morin, dont une antenne parisienne existait rue Louis-le-Grand; fondée par Prosper-Henri Morin, elle fut dirigée par Guillaume Belèze. Cet édifice est acheté en 1851 par le collège Sainte-Barbe de Paris qui réaménage l’édifice en 1852, et ce, par l’architecte Henri Labrouste.
L’aile donnant sur le jardin, et l’aile ouest ont été construites entre 1854 et 1862. Le collège Sainte-Barbe quitte la commune en 1899. Le château est alors racheté par le séminaire Notre-Dame-des-Champs de Paris, ce dernier fera reconstruire l’ancienne chapelle de 1862. Les bâtiments sont d’abord saisis, puis attribués à la commune de Fontenay-aux-Roses (en 1907) à la suite de la séparation de l’Église et de l’État de 1905.
Par la suite, des logements sont aménagés en 1927 par l’architecte Georges Boiret. En 1937, une garderie est installée au rez-de-chaussée puis une école est installée dans l’aile donnant sur le jardin. La chapelle est démolie en 1974, puis en 1990 les anciens bâtiments de la cour sont démolis à leur tour.