Eysines
Histoire d’Eysines
Eysines est une commune de Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 24 374 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Eyzines en 1793; Eyzines et Eysines depuis 1801 qui désigne les communaux, propriété d’un seigneur, mais où les villageois disposent d’un droit d’usage comme le pacage ou la récolte du bois de chauffage.
La découverte ancienne (en 1877) d’une hallebarde de l’Âge du bronze dans un tumulus protohistorique au lieu-dit Gleyse, témoigne des relations commerciales entretenues avec le Médoc et peut-être l’Irlande. Le tracé d’une Lébade reliant Bordeaux à Soulac est attesté jusqu’au passage de la Jalle à Jalepont. Cette route de terre se caractérise par le même mode de construction que la voie romaine littorale landaise, mais les éléments de datation archéologique manquent. L’église romane ou gothique Saint-Martin et son cimetière étaient implantés à l’angle actuel de la rue de la Pompe et de la route du Médoc, à l’emplacement de la place actuelle. Seul vestige, l’ancien presbytère. Les statues de l’église ont été déménagées dans la nouvelle église, construite dans la seconde moitié.
Plusieurs culs-de-lampe gothiques ont été fixés au porche. La croix du cimetière, dite Croix du Sable, datée de 1542, a été également récupérée et se trouve dans le nouveau cimetière depuis 1883, à la suite de l’arrêté municipal de Léon Raphi en 1862 interdisant les processions. Elle porte l’inscription: Seigneur qui par ici passez, priez Dieu pour les trépassés. Au début du, plusieurs maisons nobles passent aux mains des bourgeois bordelais qui accroient leur puissance et achètent également des bourdieux où ils surveillent l’exploitation de leurs jardins et de leurs vergers. Deux routes sont aménagées par l’intendant Tourny vers 1750. La Jalle de Blanquefort marque d’emblée l’histoire d’Eysines, car, en plus d’irriguer les sols, son débit offre une énergie exploitable.
Les premiers moulins à eau apparaissent dès le avec le moulin de Jallepont, de Landemoulin, du Moulinat et de Plassan. Ils fournissent Bordeaux en farine. Eysines a ainsi longtemps prospéré grâce à sa vocation agricole et surtout maraîchère, la commune était alors appelée « le potager de Bordeaux » dont il subsiste une vingtaine d’exploitations spécialisées notamment dans la citrouille et la pomme de terre. Sur le blason de la ville, figure la Jalle, source de fertilité pour la commune, et les « trois croissants » qui symbolisent Bordeaux, la ville tutélaire. Les digues sont régulièrement renforcées pour prévenir les inondations le long de la Jalle. L’aqueduc du Thil (ou l’aqueduc du Taillan-Médoc) traverse la commune dans sa partie nord.
Mis en service le, c’est un ouvrage souterrain de maçonnerie, à écoulement par gravité, qui s’étend sur 12 kilomètres. L’eau qu’il capte dans de nombreuses sources (Thil, Bussac, Bussaguet, Cantinolle…) est acheminée à plus de /jour vers un réservoir de à l’usine Paulin de Bordeaux, assurant près d’un quart des besoins d’alimentation en eau de Bordeaux Métropole. Traversant plusieurs communes (Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Eysines, Bruges, Le Bouscat et Bordeaux), cet aqueduc n’est visible qu’à la limite d’Eysines et du Taillan-Médoc, au niveau du franchissement des jalles, sous la forme d’un canal de 76 mètres de long. La Compagnie du tramway Bordeaux-Bouscat-Le Vigean et Extensions (BBV), fondée en 1892, met en service le une ligne de tramway à voie métrique entre Bordeaux (barrière du Bouscat) et Le Vigean. La compagnie procède à diverses extensions ou ouvertures de lignes, notamment L’image de village prévaut à Eysines jusqu’aux années 1970.
Depuis, le nombre d’habitants a beaucoup augmenté et la physionomie de la commune a évolué. Des logements ont été construits et les terres en friche ont globalement disparu. Eysines s’est équipé en locaux sociaux, culturels, sportifs et de loisirs; des entreprises se sont implantées au gré du développement de la CUB, puis de la Métropole. Cependant, de ses origines villageoises, la ville a cherché à conserver le respect de la nature et à concilier urbanisation et environnement. Incitée à aller de l’avant par la structure de sa population (40 % des Eysinais ont moins de 25 ans), la commune se veut ville active et actuelle. La commune est située dans la zone d’approche de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.
Les forêts de la ville ont été le site de deux accidents aériens, à chaque fois par temps de brouillard