Dammarie-les-Lys
Histoire de Dammarie-les-Lys
Dammarie-les-Lys est une commune de Seine-et-Marne, en Île-de-France, qui compte 22 845 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Danemarie en 1253; Domna Maria subtus Lilium vers 1350 (Pouillé); Dannemarie lez le Lys en 1379; Dannemarie en 1385; Dannemarie lez Meleun en 1454; Dammarie sur le Lis en 1695; Dammarie les Fontaines en 1793 pendant la Révolution française; Dammarie en l’an IX. L’hagiotoponyme caché de la commune provient d’un oratoire dédié à la Vierge Marie. Le préfixe dam, similaire au titre dom, marque la sainteté, comme dans les nombreux lieux-dits par exemple.
Dammarie est donc un hagiotoponyme caché, qui peut être mis en évidence par la graphie « Dame Marie (mère de Jésus) ». À Dammarie est accolé, à l’aide de la préposition lès, le nom de l’abbaye du Lys, qui est située sur le territoire de la paroisse. Historiquement, on a donc Dammarie-lès-Lys, qui signifie l’oratoire de la Vierge situé à côté de l’abbaye du Lys.
De nos jours, on écrit Dammarie-les-Lys (sans accent). Cette orthographe est reprise par le Code géographique français et est donc la seule orthographe officielle.
Dammarie-les-Lys existait déjà (sous une forme différente) dans l’Antiquité mais est mentionnée dès le. Le village était formé de plusieurs hameaux: Dammarie-lès-Lys, Vosves et Farcy-lès-Lys. La ville comporte les ruines de l’abbaye royale du Lys, abbaye cistercienne pour femmes, fondée en 1251 par Blanche de Castille et Saint Louis. Sa construction débuta en 1244 et se termina vers 1253 sur une ancienne parcelle de vigne. En 1252, Blanche de Castille y fit sa dernière aumône. L’abbaye fut saccagée par les révolutionnaires vers 1793.
Vendue en 1797, elle continua à se délabrer malgré les différentes restaurations entreprises. Dammarie-lès-Lys entrera définitivement dans le avec l’apparition de l’industrie sur ses terres. La fonderie Delatre & Frouard fut édifiée en 1911 par Pierre Courtier et inaugurée en 1917. Elle se situait à l’emplacement de l’ancienne fonderie Frébault. En 1949, elle se changea en laminoir. Sa fermeture définitive intervint en 1965.
De cette société naîtra un ensemble de maisons individuelles construites après la Première Guerre mondiale en 1919. La confiserie-chocolaterie Jacquin fut inaugurée en 1872. Elle se situait sur l’avenue de Chailly. L’entreprise fut cédée au groupe Perrier en 1962, puis une fusion d’entreprise s’opéra 1968 avec un déménagement sur Le Mée-sur-Seine en 1971. Sa fermeture définitive intervînt en 1980. L’usine Everitube fut édifiée en 1927.
Sa fermeture définitive intervint en 1996. En 1959, un arrêté ministériel met en place la zone à urbaniser en priorité (ZUP) de la Plaine du Lys: logements sont construits de 1965 à 1973. Louis Arretche, architecte ayant déjà officié dans les quartiers nord de Melun, en est l’urbaniste en chef. Elle regroupe de nos jours près de la moitié des habitants de la ville. Les premières constructions se cantonnèrent aux alentours de l’abbaye puis sur le site des anciennes cités de l’usine Delattre et Frouard à partir de 1972. Plutôt que de réhabiliter le quartier le maire de l’époque a préféré y édifier un ensemble d’immeubles à l’image des villes voisines alors que le tissu industriel était déjà sur le déclin avec la fermeture définitive des fonderies Delattre et Frouard (+/- 800 pers.) en 1965, Ideal Standard (environ pers.) en 1975 et le déménagement de la confiserie Jacquin en 1971.
En 1997, le quartier de la Plaine du Lys connaît de violentes émeutes à la suite du décès d’un jeune de la cité (Abdelkader Bouziane) lors d’une intervention de police. En 2002, deux autres jeunes de la ville, Xavier Dem et Mohamed Berrichi, décédèrent à deux jours d’intervalle, toujours dans le cadre d’opérations de police. S’ensuivit alors une longue bataille judiciaire et médiatique entre la municipalité et l’association Bouge qui bouge notamment, qui a fait l’objet d’un reportage sur Canal+, dans l’émission 90 minutes. Tour à tour l’OPHLM, puis la mairie et son maire Jean-Claude Mignon, furent condamnés à l’issue des actions en justice intentées par l’association Bouge qui bouge. De 2011 à, la ville accueillait un parc d’attractions situé sur le terrain de la Cartonnerie, « Ty’ Bamboo », dont les attractions étaient conçues pour des enfants entre 0 et 12 ans et dont Marcel Campion était le créateur. Un groupe de Résistants était formé dans la ville durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).